Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le 1er février, les forces israéliennes ont imposé un blocus serré sur la ville Qabatia, au sud de Jénine, interdisant le mouvement des personnes. Le siège a duré pendant cinq jours comme mesure punitive collective après que les soldats aient tués trois jeunes de la localité qui attaquaient des colons israéliens. Les forces israéliennes ont alors imposé un nouveau blocus de la ville après qu’un autre de ses habitants ait été tué dimanche pour avoir tenté de poignarder un soldat israélien à un barrage militaire au sud de Naplouse.

Au moins cinq jeunes Palestiniens ont été blessés et deux autres ont été arrêtés mardi soir dans des affrontements dans la ville de Qabatia. Ces affrontements se sont concentrés dans les quartiers de Habssa et de Kahlisheh. Des dizaines de personnes ont subi des effets des gaz lacrymogènes tandis que cinq jeunes ont été touchés par balle en caoutchouc au cours des affrontements. Deux jeunes hommes ont également été arrêtés lors des affrontements, alors que les forces israéliennes ont fermé toutes les entrées de la ville. Au moins sept blessures de balles en caoutchouc et une blessure de tir direct ont été signalés depuis que les forces israéliennes ont imposé le blocus à Qabatia au cours des dernières 48 heures.

Le blocus de Qabatia

Le blocus de Qabatia

La police et le parquet cherchent à identifier six émeutiers qui ont blessé des policiers et commis d’importants dégâts lors de la manifestation nationale qui s’est tenue le 7 octobre à Bruxelles. Le soir même, le parquet de Bruxelles annonçait 25 arrestations judiciaires à l’issue de la manifestation. La manifestation était organisée par les trois syndicats nationaux et les manifestants s’étaient rendus de la gare du Nord à la gare du Midi. A la fin du parcours, une violente confrontation s’était déroulée entre les manifestants et la police. Sur le Boulevard du Midi et l’Avenue de la Porte de Hal et à la hauteur de la Place de l’Europe, les manifestants ont lancé divers projectiles (panneaux de circulation et des pavés de la voie publique notamment) sur les forces de l’ordre.

Une des photos diffusées par le parquet (retraitée par nos soins)

Une des photos diffusées par le parquet (retraitée par nos soins)

Ce mardi, dans le village de Palkot, dans les environs de Gumla, une force conjointe de la CRPF et la police locale a lancé une opération dans ce qu’elle croyait être un refuge où se trouvait un haut responsable maoïste, Khudi Munda et son adjoint, Sanjay Yadav. Munda est resté introuvable mais les forces de sécurité ont repéré Yadav qui tentait de fuir. La version policière est qu’il ait ouvert le feu avant d’être tué, mais cette version est douteuse et il s’agit probablement d’une exécution pure et simple. Sanjay Yadav alias Mantriji alias Yatin était un résident du village de Purana Hindiya. Une forte prime avait été mise sur sa tête car il était recherché dans plusieurs dossiers d’attaques contres des policiers. Il commandait une zone de guérilla dans les districts de Simdega et de Gumla.

Le corps de Sanjay Yadav

Le corps de Sanjay Yadav

La condition physique de Mohamed al-Qeeq s’est déteriorée hier au 92ème jour de sa grève de la faim contre sa détention sans inculpations ni procès, son rythme cardiaque a beaucoup chuté. Les négociations avec les autorités israéliennes ont totalement cessé depuis dimanche. Israel refuse à sa femme Fayha Shalash et à ses deux enfants de le voir durant ce qui pourrait être ses dernières heures.

Mohammed al-Qeeq dans un état critique

Mohammed al-Qeeq dans un état critique

Une soirée de soutien aura lieu ce samedi 27 à Toulouse dans le cadre de la campagne de soutien au Bataillon International de Libération. Plus d’infos sur la campagne sur rojava.xyz. Plus d’infos sur la soirée sur le site d’OCML-VP.

Demain 25 février, entre 12H et 14H, une table d’infos à la fac du Mirail sera tenue avec en prime du café à prix libre, l’argent récolté sera reversé à la campagne de soutien aux combattant.e.s au Rojava.

Toulouse : Soirée de soutien au Rojava ce samedi

Toulouse : Soirée de soutien au Rojava ce samedi

Le 9 février, un rassemblement a été organisé par un mouvement étudiant proche des maoïstes au sein de l’université Jawaharlal-Nehru (JNU) en mémoire d’un séparatiste indien du Cachemire. Afzal Guru avait été condamné à mort pour avoir été l’un des organisateurs de l’attentat qui a frappé le Parlement indien en 2001. Ses aveux ayant été recueillis sous la torture et sa pendaison en secret, le 9 février 2013, est le symbole des abus d’une loi antiterroriste, le Pota, mise en place en 2002 par les nationalistes hindous. Après les protestations d’un autre syndicat étudiant, lié aux nationalistes hindous au pouvoir, la JNU a demandé l’annulation du rassemblement quelques minutes avant son début. Sur place, la tension est montée entre les deux camps. Quelques jours après, le président élu de l’association des étudiants de la JNU, Kanhaiya Kumar, était arrêté pour «sédition».

Depuis lors, la capitale indienne est secouée par des manifestations en soutien au président de l’association des étudiants de l’université JNU, arrêté pour «sédition». Des centaines de professeurs de la plus prestigieuse fac indienne, bastion de la gauche, sont en grève. La situation pourrait s’envenimer alors que la détention du leader étudiant a été prolongée, et que des avocats nationalistes ont agressé le prévenu et des journalistes lors de l’audience au tribunal, mercredi passé.

Kanhaiya Kumar


Manifestation le 18 février

Kanhaiya Kumar
Manifestation le 18 février

Lundi, les deux voies de l’autoroute à Comalapa ont été bloqués par les travailleurs de la zone franche d’Olocuilta. Les travailleurs manifestaient parce que les propriétaires d’une des entreprises de la zone franche, la maquila « industrias Magdalena », ont disparu dans payer les salaires. Au moins 700 personnes ont perdu salaire et emploi. Les forces antiémeutes salvadoriennes (Unidad del Mantenimiento del Orden, UMO) sont intervenues pour lever les barrages.

Affrontements au Salvador

Affrontements au Salvador

Le militant kurde qui s’est fait exploser avec une voiture piégée au passage d’un convoi militaire dans le centre d’anakaa (voir notre article) est bien Abdülbaki Sömer, un Kurde de nationalité turque originaire de Van, comme l’avait annoncé lles Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) dans leur communiqué revendiquant l’attaque. Les autorités turques, dans leur tentative d’incriminer les YPG, avaient auparavant affirné que l’ADN désignait un Kurde de Syrie nommé Salih Necar. Des tests ADN ont définitivement permis d’identifier Abdülbaki Sömer. Dix personnes, dont son frère et son père, ont d’ailleurs été arrêtées dans la journée à Van, au cours d’une cérémonie de condoléance à sa mémoire.

Quatorze personnes ont été inculpés par un tribunal d’Ankara dans la nuit de dimanche à lundi en lien avec l’attentat. Une enquête a aussi été ouverte, visant une élue locale du HDP, Tugba Hezer, qui aurait pris part à la cérémonie d’hommage au kamikaze à Van. Paar ailleurs, les autorités turques s’obstinent à affirmer des liens « incontestables » des YPG l’attentat du 18 février à Ankara, ce qui lui permet de justifier ses bombardement sur le Rojava.

Veille d’hommmage à Abdülbaki Sömer, à Van (Nord-Kurdistan)

Veille d'hommmage à Abdülbaki Sömer, à Van (Nord-Kurdistan)

Un détachement de la compagnie Bravo du 68e bataillon d’infanterie stationnait mardi à Pulok (municipalité de Kalagangan, Davao del Norte) lorsque deux motos avec quatre personnes à bord sont passés avec des armes de poing, enclenchant une fusillade. Un des motocyclistes a été atteint et est tombé. Il a été identifié comme Tamula, alias Bugsong, qui était à la tête de l’Unité Spéciale Partisane (SPARU), le groupe de choc du Front 55 de la NPA pour le Sud de Mindanao (provinces de Bukidnon et Davao del Norte).

Combattantes de la NPA

Combattantes de la NPA

Joël Moreau, ancien ouvrier de PSA Mulhouse et ancien 68 ans, ancien leader syndical charismatique CGT chez PSA Mulhouse participait lundi avec 150 autres personnes au rassemblement aux abords de l’agence Pole Emploi de Mulhouse-Drouot, au moment de la venue du premier ministre et de deux ministres, Macron et El Khomri. La CGT et d’autres organisations protestaient contre les attaques gouvernementales annoncées contre le monde du travail, dans le cadre de la « loi Travail ». Une centaine de CRS a empêché les manifestants de s’approcher du Pole Emploi, et ils ont été parqués pendant deux heures sur un parking à plusieurs centaines de mètres, un cordon policier les empêchant de circuler. Joël Moreau, a été interpellé et placé en garde à vue, il a passé la nuit en prison. Il sera poursuivi pour outrages à agents dépositaires de l’autorité publique.

Le rassemblement de Mulhouse

Le rassemblement de Mulhouse