Nikos Maziotis publie depuis la prison un texte sur le référendum, le défaut de paiement de la Grèce et la sortie de l’eurozone.
Nikos Maziotis
Dossier(s): Archives Grèce Tags: Anarchisme, Grèce
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Nikos Maziotis publie depuis la prison un texte sur le référendum, le défaut de paiement de la Grèce et la sortie de l’eurozone.
Nikos Maziotis
Dossier(s): Archives Grèce Tags: Anarchisme, Grèce
• Rapporter un article buggé.04/07/2015
À Accra, précisément dans le quartier squatté d’Agbogbloshie, plus connu sous le nom de Sodom & Gomorrah (ou Old Fadama), des émeutes ont éclaté dans la matinée du lundi 22 juin. Ces émeutes ont été provoquées par l’expulsion (commencée le samedi 20 juin) de plusieurs centaines d’habitants du quartier, suivie de la destruction de leurs domiciles (environ 60 000 personnes vivraient dans ce quartier). Des gens se sont mis à bloquer des rues et à y incendier des pneus. Une manifestation sauvage est partie en direction du centre d’affaires de la capitale, allant jusqu’à la mairie et d’autres bâtiments institutionnels comme le Parlement, y causant quelques dégâts. Pierres contre grenades lacrymogènes, plusieurs véhicules de police ont été esquintés pendant les affrontements. Au moins 26 personnes ont été arrêtées par la police.
Dossier(s): Afrique Archives Tags: Ghana, Manifestation
• Rapporter un article buggé.04/07/2015
Dans la nuit du 25 au 26 juin, deux véhicules de patrouille et une fourgonnette de police ont été incendiés à Mayence. Un communiqué a expliqué que les véhicules ont « choisi de se suicider par immolation spontanée… pour exprimer leur rejet de la violence institutionnalisée et non réformable de l’Etat. »
Patrouilleuses incendiées à Mayence.
Dossier(s): Allemagne Archives Tags: Allemagne
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Ce vendredi 3 juillet, des dizaines de milliers de manifestants s’étaient rassemblés à Athènes pour soutenir le « Non » au référendum de dimanche, et/ou plus généralement contre l’austérité, l’Union Européenne et le capitalisme. Dans une vidéo, on peut voir l’un des incident qui a émaillé la journée d’hier, les policiers tentant d’arrêter une personne sont attaqués de tous les cotés à coups de bâtons et de pétards par quelques manifestants pratiquement invisibles à la caméra tant ils sont rapides, ensuite ce sont des centaines de manifestants qui attaquent les policiers qui s’extraient tant bien que mal de la rue.
Le mouvement anarchiste appelle généralement à s’abstenir au référendum de dimanche, mais était présent à la manifestation du « non », avec l’appel suivant : « Le gouvernement nous invite à choisir la forme du 3ème mémorandum qui sera signé. Le dilemme posé par le référendum est factice puisque il ne refuse dans aucun cas l’exploitation salariale et le mode de production capitaliste. Comment pourrait-il le faire ? Ces problèmes ne peuvent être attaqués que par la lutte des oppressés, collectivement, sans hiérarchie, sans médiation. […] Soyons la crise du capitalisme, le début de la révolution sociale, et envoyons l’état et le capital aux oubliettes. »
De nombreux manifestants ont été arrêtés hier et étaient jugés ce matin à 11h en comparution immédiate (trouble à l’ordre public, non-respect de la loi sur les armes, coups et blessures contre la police, rébellion,…). Dés 10h, un rassemblement solidaire aura lieu devant le tribunal. 35 anarchistes ont également perturbé la manifestation pour le « Oui » (200 personnes) en lançant des tracts, déployant des banderoles et en scandant plus fort qu’eux. Les manifestants de droite ont également été arrosés de yahourts et d’oeufs, et leur banderole « Nous vivons en Europe » a été taguée « Nous vivons dans les Balkans ».
Des manifestants affrontent la police à la Place Syntagma (archive)
Dossier(s): Archives Grèce Tags: Anarchisme, Grèce
• Rapporter un article buggé.04/07/2015
Le 12 décembre 1969, à 16 h 37, une bombe éclate dans la Banque de l’Agriculture, piazza Fontana, dans le centre de Milan, faisant seize morts et une centaine de blessés. La responsabilité d’un réseau associant agents américaines, militants fascistes et services secrets italiens dans cet attentat-massacre ne fait plus guère de doute. Un membre de ce réseau a reconnu que l’attentat (qu’il fallait mettre sur le dos des anarchistes) visait à la proclamation de l’état d’urgence à l’image du coup d’état que l’OTAN avait organisé en Grèce deux ans avant. Plusieurs fascistes, un responsable des services secrets italiens et mêmes un officier américains ont été arrêtés, quinze ou vingt ans après les faits, mais ils ont tous échappé à la condamnation, soit en première instance, soit en appel, soit en fuyant en Amérique du sud.

En décembre 1969 donc, une campagne de presse assourdissante désigne les anarchistes comme responsables du massacre. 4.000 militants d’extrême-gauche sont arrêtés. Parmi eux, Giuseppe Pinelli. Né à Milan en 1928, dans le quartier populaire de la Porte du Tessin, il gagna sa vie comme garçon de cours puis comme magasinier. Autodidacte passionné il complétait les lacunes de son instruction par de nombreuses lectures et des travaux personnels.

Pendant les années de guerre, il est courrier de la « Brigade Bruzzi-Malatesta », qui comptait quelque 1.300 partisans anarchistes. Active à la fois à Milan et dans les vallées de Pavia et de Brescia, la Brigade a réalisés en 44-45 de nombreuses actions, dont certaines particulièrement audacieuses, ainsi la libération des antifascistes emprisonnés à la Villa Triste à Milan, un centre de torture de la Gestapo. C’est pendant cette période que Pinelli, âgé de 18 ans, devint anarchiste.
En 1954, il entre dans les chemins de fer italiens et se marie l’année suivante (deux enfants naîtront par la suite).
En 1963, tout en participant très activement aux travaux des Jeunes Libertaires, il assure les contacts avec les militants plus âgés. Étant un des rares représentants de la génération intermédiaire (35 ans) il assure ainsi avec succès la médiation entre les vieilles et les nouvelles générations du mouvement. En 1965, on le retrouve parmi les fondateurs du cercle « Sacco et Vanzetti », de la section milanaise du syndicat anarcho-syndicaliste U.S.I., et de la Croix-noire anarchiste.

Le 15 décembre 1969, Pinelli est dans les mains de l’équipe du commissaire Calabresi. Chef de la section responsable de la surveillance et des enquêtes sur la gauche extra-parlementaire à Milan en 1967, Calabresi était devenu commissaire principal chargé de diriger les services de police pour le maintien de l’ordre public pendant les affrontements des manifestations milanaises en 1968. Après l’attentat du 25 avril 1969 au stand Fiat de la Foire de Milan et la découverte de bombes encore intactes à la gare centrale de Milan, Calabresi désigna sans preuve les anarchistes comme responsables. Il fit emprisonner pendant plusieurs mois une quinzaine de personnes de la gauche extra-parlementaire qui durent être libérées pour manque de preuves et qui portèrent plainte auprès du tribunal de La Haye pour les traitements reçus.

Le 15 décembre 1969, alors qu’il était interrogé au siège de la police milanaise dans le bureau de Calabresi par un autre policier, Pinelli tombe de la fenêtre qui se trouvait au quatrième étage et meurt. Lors de la conférence de presse à laquelle assistait Calabresi, le policier déclara que Pinelli avait voulu se suicider, parce qu’il était impliqué dans les attentats, version déclarée fausse ultérieurement en raison de la solidité de l’alibi de Pinelli. Calabresi fut aussitôt désigné comme l’assassin de Pinelli, mais la justice italienne blanchira naturellement le commissaire.
Malgré le climat d’intimidation policière (la police et la presse le présentaient comme le coupable de l’attentat-massacre), un cortège de 3.000 personnes, précédé par les drapeaux noirs, suivit ses funérailles.

Le 17 mai 1972, Calabresi fut abattu par deux hommes, de deux balles dans la tête et dans le dos, devant son domicile à Milan. Le 18 mai, le journal de Lotta Continua titra: « Calabresi tué, le principal responsable de l’assassinat de Pinelli » et, dans l’article qui suivit, le journal décrivit l’exécution comme « un acte dans lequel les exploités reconnaissent leur propre désir de justice ». L’enquête piétina jusqu’en 1988, lorsqu’un repenti de Lotta Continua, Leonardo Marino, avoua avoir été le chauffeur du commando et dénonça trois de ses anciens camarades: Adriano Sofri et Giorgio Pietrostefani, dirigeants de la Lotta Continua, et Ovidio Bompressi. Le délateur ne fut condamné à une peine réduite, alors que les trois autres furent condamnés à vingt-deux ans de prison.

La mort de Pinelli a eu un impact énorme sur la gauche révolutionnaire en Italie. Deux chansons consacrée à l’événement sont devenues populaire et Dario Fo, membre à l’époque du Secours rouge italien, lui consacra une pièce: Mort accidentelle d’un anarchiste.

Dossier(s): Culture Antirep
Suite à une rencontre entre le Premier Ministre et le Coordinateur Européen pour la Lutte contre le Terrorisme, un budget de €40 millions a été dégagé pour financer la lutte contre « le terrorisme, les extrémismes et les phénomènes de radicalisation ». De ces 40 millions, 4 seront affectés à la sécurisation des quartiers et institutions juives de Bruxelles et d’Anvers. Le Premier Ministre et le Coordinateur ont également appelé à renforcer les liens avec Europol et avec les pays du sud de la Méditerranéenne, en particulier avec la Tunisie et le Maroc.
Des Chasseurs Ardennais déployés à Bruxelles dans le cadre anti-terroriste.
Dossier(s): Archives Belgique Tags: Belgique, Technique de répression
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Mohammad al-Kosba, 17 ans, a été abattu de deux balles par des militaires israéliens dont la patrouilleuse était la cible de jets de pierres à Qalandiya (entre Ramallah et Jérusalem). De nombreux manifestants étaient rassemblés au checkpoint pour tenter de rentrer à Jérusalem à l’occasion du 3ème vendredi du Ramadan. Les forces israéliennes interdisent régulièrement l’accès à l’Esplanade des Mosquées aux jeunes, en raison de leur « profil émeutier ». Cette semaine, seules les femmes de moins de 30 ans et les hommes de moins de 50 ans ont le droit d’accéder à l’Esplanade. Ceci provoque quotidiennement des tensions et des affrontements aux checkpoints.
Deux frères de Mohammad al-Kosba avaient été abattus au même checkpoint lors de l’Intifada de 2002.
La patrouilleuse caillassée.
Dossier(s): Archives Monde arabe et Iran Tags: Israël, Palestine
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La prisonnière anarchiste Nataly Casanova a été punie lors de son passage au tribunal le 25 juin dernier, elle s’est vue interdire les visites pour deux jours. Quant à ses co-accusés, Juan Flores n’a pas encore eu son audience (il est probable qu’il soit également privé de visite), Guillermo Durán est en résidence surveillée et Enrique Guzmán est toujours en prison à Santiago, sa détention à domicile ayant été révoquée le 9 juin dernier.
Notre article sur la grève de la faim de Nataly, Juan, Guillermo et Enrique.. Notre article sur l’arrêt de la grève, le 7 juin dernier.
Nataly Casanova
Dossier(s): Amérique Centrale et du Sud Archives Tags: Anarchisme, Chili
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Le tribunal de Thessalonique dont la quatrième et dernière audience a eu lieu le 26 juin, a rendu son verdict dans le procès contre les anarchistes Vaggelis Botzatzis, Ilias Nikolaou, Dimitra Syrianou et Kostas Halazas. Ils étaient accusés d’incendies contre un concessionnaire automobile et un siège de la compagnie publique d’électricité. Vaggelis Botzatzis a été condamné à six ans et demi, Ilias Nikolaou à quatre ans, Dimitra Syrianou à trois ans et trois mois. Kostas Halazas a été acquitté. Les peines sont cependant suspendues jusqu’à décision de la cour d’appel.
Palais de justice de Thessalonique
Dossier(s): Archives Grèce Tags: Anarchisme, Grèce, Prisonnier·e·s
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Les prisonniers politiques de la Voie Démocratique Basiste de la prison de Meknès (Sofiane Srir, Hassan Ahmouch, Zouhair Belaichi, Mustapha Srati) et les prisonniers du mouvement étudiant (Hamza Kabaj, Omar Aaroussi, Mohamed Alhamri et Yassin Ait Larbi) ont entamé une grève de la faim le 30 juin pour protester contre leurs conditions de détention et pour obtenir le droit aux visites ouvertes, à une nourriture saine, aux soins et à l’hygiène élémentaires, à un procès juste et équitable, et à la libération de tous les prisonniers politiques. Leur grève de la faim sera suivie par les prisonniers du mouvement estudiantin Hassan Koukou et Mounir Ait Khafou, qui y participeront durant 10 jours en solidarité.
Dossier(s): Archives Monde arabe et Iran Tags: Communisme, Maroc, Prisonnier·e·s
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