Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Les 5000 pri­son­niers poli­tiques pales­ti­niens ont par­ticipé le 8 mai à une grève d’avertissement en soutien à leurs cama­rades en détention admi­nis­trative qui sont en grève de la faim depuis plus de 15 jours. Ceux-ci dénoncent la vio­lation par l’administration péni­ten­tiaire israé­lienne de l’accord qui avait permis de mettre fin à la longue grève de la faim de 2000 pri­son­niers en mai 2012. En vio­lation de cet accord, la détention admi­nis­trative est à nouveau une pra­tique ordi­naire et concernait au 1er mars 183 pri­son­niers en détention, dont 9 députés pales­ti­niens, pour des périodes de 6 mois indé­fi­niment renou­ve­lables sans que leur soit com­mu­niqué de chef d’accusation.

La grève est appelée à se géné­ra­liser pro­chai­nement si l’administration péni­ten­tiaire per­siste dans son refus d’accéder aux reven­di­ca­tions et dans sa poli­tique d’isolement, de har­cè­lement et de mauvais trai­te­ments à l’encontre des détenus.

La zone de police de la Haute Senne a testé en première mondiale «Blue Light Mobile», notamment lors de contrôles. Ce système permet aux services de secours et de sécurité en Belgique d’utiliser les réseaux 3G commerciaux. Une seule carte SIM donne accès aux 3 opérateurs belges et à 11 opérateurs dans les 4 pays frontaliers, dans un environnement prioritaire et sécurisé.

La technologie à large bande permet quantité d’applications. Des photos ou images vidéo de caméras de surveillance peuvent être transmises directement à des supports mobiles. Des agents peuvent être avertis dès qu’une caméra autoroutière a enregistré une voiture volée. La consultation d’une base de données gagne en rapidité et en efficacité. Les équipes de terrain ont en outre la possibilité de se connecter à l’intranet de leur service.

Alors qu’il était question d’investir 10 millions d’euros dans un grand centre belge pour la cybersécurité suite au hackage du Ministère des affaires étrangères, le Premier ministre aurait proposé que ce budget soit répartie entre les institutions existantes. La Cyber emergency team (Cert) serait ainsi dotée de 1,7 million cette année, la Computer Crime Unit (CCU), la Sûreté de l’État et les Renseignements militaires (SGRS) recevraient chacune environ 1 million d’euros par an.

Le centre pour la cybersécurité serait néanmoins toujours en projet, mais seuls 1,2 million d’euros seraient alloués à ce nouvel organe qui doit avoir un rôle de coordination et d’intégration vis-à-vis des autres entités. Cependant, l’enveloppe ne semble pas suffisante pour engager et former les dix personnes annoncées antérieurement (huit experts et deux personnes chargée du support).

Région après région, les élections se poursuivent en Inde dans le cadre d’une campagne de boycott actif de la guérilla maoïste. Un hélicoptère de l’armée indienne a été mis à la disposition de la police pour le scrutin de lundi dans les zones reculées des districts de Sonbhadra, Chandauli et Mirzapur où l’insurrection maoïste est particulièrement bien implantée. Ces quatre derniers mois, 19 compagnies de paramilitaires avaient été déployées dans la région. Des installations de télécommunications ont aussi été installées pour les forces de sécurité.

Inde: Poursuite des scrutins sous le boycott maoïste

Les associations professionnelles et de défense des droits de l’Homme, actives en matière de justice pénale et pénitentiaire, dressent le bilan de l’action du gouvernement Di Rupo et de la ministre Annemie Turtelboom. A l’unanimité, elles parlent de bilan désastreux. Le taux de détenus en attente de procès est trop élevé, et l’accès à la libération conditionnelle a été rendu bien trop difficile. La seule réponse donnée par le gouvernement est la construction de nouvelles prisons: la multiplicité de masterplans uniquement centrés sur ces nouveaux établissements en partenariat avec le privé pour la construction et la maintenance de plusieurs prisons qui seront louées à l’Etat à un prix exorbitant. Les indemnités annuelles par an et par prison vont de 12 à 15 millions d’euros.

Les droits des détenus en matière de soins de santé ne sont pas rencontrés. Un appel au prochain gouvernement est d’ailleurs lancé pour le transfert des compétences en soins de santé des détenus de la Justice vers la Santé publique. Les décisions prises en matière d’accès à la justice et de droit de la défense, sont aussi dénoncées, ainsi que le recours « frénétique » à la surveillance électronique.

L’inauguration du complexe pénitentiaire ultramoderne de Leuze est prévue le 20 mai. Le chef de zone de police est inquiet: de toutes les zones de police qui ont vu s’édifier une prison sur leur territoire, celle de Leuze-Beloeil est la plus petite avec 56 agents. À titre de comparaison, les effectifs policiers à Marche-en-Famenne sont de 180 pour une prison (inaugurée en octobre 2013) similaire à celle de Leuze (312 détenus – 360 avec le taux actuel de surpopulation carcérale). Le commissaire divisionnaire, qui estime déjà la zone en sous-effectif, annonce qu’elle ne pourra faire face au surcroit de travail faute d’un renfort d’au moins 15 policiers.

En outre la problématique liée à la couverture Astrid n’est toujours pas réglée de telle sorte qu’à l’heure actuelle, le réseau de communication des services d’urgence ne fonctionne pas, ou alors très faiblement, à l’intérieur de la future prison.

Leuze: Prochaine inauguration de la prison

Le mouvement avait duré 12 jours il y a un mois en vain: les grévistes de Nutribio, une coopérative laitière montalbanaise, filiale de Sodiaal, avaient repris le chemin de l’usine sans avoir obtenu le gain salarial escompté. Ces salariés avaient également bloqué les accès du site et en avaient été délogés par les CRS. Hier matin, la direction a mandaté un huissier chargé de signifier à sept salariés, une convocation à un entretien préalable (prévu le 20 mai) en vue d’un licenciement pour faute grave. Pour l’heure, ces salariés sont suspendus à titre conservatoire.

France: 7 ex-grévistes de Nutribio menacés de licenciement

Suite aux affrontements politiques qui ont eu lieu dans les universités marocaines entre communistes et islamistes, le ministre de l’Intérieur a donné le feu vert aux forces de l’ordre d’intervenir à l’intérieur des campus universitaires pour maintenir l’ordre. Le ministre de l’Enseignement supérieur a conclu un accord avec le ministre de l’Intérieur sur le rétablissement de la « garde universitaire », un corps de police tristement célèbre dans les années ’80.