Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Dans la matinée du 1er mai, les salariés de la compagnie des bus se sont rassemblés sur la place Azadi de Téhéran pour célébrer la Journée des Travailleurs. Les forces de sécurité ont chargé le groupe à coups de matraques et d’injures et les ont embarqués dans un fourgon pour les conduire à la prison d’Evine. Le régime a également déployé une multitude d’agents devant le ministère du Travail, pour empêcher le moindre rassemblement. Les forces de sécurité, les agents en civil et les miliciens du Bassidj contrôlaient les alentours de l’avenue Azadi et même les allées avec des blindés et des motards. Malgré ces mesures répressives, près d’un millier de travailleurs sont arrivés jusqu’au ministère du Travail mais n’ont pu se rassembler. Plusieurs ont été arrêtés sur place.

Auparavant, à 1h30 du matin, le 1er mai, Jafar Azim-Zadeh et Jamail Mohammadi, deux membres de la direction de l’Union des Travailleurs Libres, qui avaient appelé au regroupement devant le ministère, ont été arrêtés dans un raid du Vevak à leurs domiciles. Les agents du Vevak ont aussi attaqué le domicile de Mme Parvine Mohammadi, militante ouvrière, en brisant la porte d’entrée. Elle n’était pas là mais a été arrêtée quelques heures plus tard.

La Société des prisonniers palestiniens a déclaré dans un communiqué que le nombre de prisonniers en grève de la faim pour protester contre leur détention sans procès, avait atteint le chiffre de 120. Les prisonniers en grève de la faim ont été placés en isolement. Trois prisonniers ont été placés au centre médical d’Assaf Harofeh pour y subir un traitement. 51 grévistes de la faim sont incarcérés dans la prison du désert du Néguev, 37 dans la prison d’Ofer et le reste dans la prison de Megiddo. Les prisonniers âgés et malades ne sont pas en grève de la faim pour des raisons de santé.

S’il n’y a pas de changement dans la politique d’Israël concernant la détention administrative – la détention de prisonniers sans inculpation ni jugement – un autre groupe de prisonniers va entamer une grève de la faim, dit encore le communiqué.

Quelque 400 personnes se sont réunies samedi après-midi à Belfast pour réclamer la libération du leader républicain Gerry Adams, dont la garde à vue depuis mercredi soir liée à une exécution de l’IRA remontant à 1972 ravive la colère dans la partie du camp républicain qui a choisi l’arrêt de la lutte armée et renoncé à l’indépendance et à la réunification de l’Irlande au profit d’un statut d’autonomie. Ils accusent une partie de la police d’être opposée au processus de paix et de régler ses comptes avec Gerry Adams et le Sinn Fein. Les policiers ont obtenu vendredi une prolongation de la garde à vue de Gerry Adams, jusqu’à dimanche soir.

Irlande du nord: Détention prolongée pour Gerry Adams

La répression contre les étudiants appartenant à l’ethnie Oromo, qui manifestent dans le sud de l’Ethiopie contre l’accaparement des terres par le gouvernement central, a fait au moins neuf mort dans plusieurs villes universitaires de la région d’Oromia. Les autorités reconnaissent que cinq personnes ont été tuées à Ambo, à 125 km au sud de la capitale, et trois à Bidire, à 415 km d’Addis Abeba. Des témoins parlent de dizaines de morts.

La manifestation de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) à Montréal, déclarée illégale d’entrée de jeu par la police, a commencé jeudi à 18 h au parc des Faubourgs. Après seulement quelques minutes et à quelques mètres de leur point de départ, les manifestants ont été bloqués. Après seulement quelques minutes, les manifestants ont été encerclés. Quelque 150 manifestants ont alors été interpellés; ils ont reçu une contravention en vertu du règlement municipal P-6 et ont ensuite été relâchés. La police de Montréal a aussi procédé à une dizaine d’arrestations, cette fois, en vertu du Code criminel pour « méfaits et entraves ».

Les manifestants ont ensuite adapté leur stratégie et se sont dispersés en petits groupes, donnant du fil à retordre aux policiers. Vers 20 h, un groupe de manifestants s’est dirigé vers le Palais des congrès, où il a été pris en souricière par les policiers. Quatre manifestants ont été transportés à l’hôpital par Urgences-Santé pour des blessures mineures, a indiqué le porte-parole des ambulanciers.

Canada: 150 arrestations le 1er mai

Felix Armodia, un commandant régional de la NPA dans l’île méridionale de Mindanao, a été arrêté vendredi. Trois soldats ont été tués dans une embuscade NPA dans le nord des Philippines jeudi. Un commandant de la NPA, Recto Golimlim, a été tué en combattant les troupes gouvernementales dans la ville de Magallanes , à 560 kilomètres au sud de Manille.

C’est vers 13 heures à la sortie de la mosquée ce vendredi que plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. Des hommes, des femmes, des jeunes, dont deux adolescents âgés de 12 et 16 ans. Ces arrestations se sont déroulées dans plusieurs quartiers de la capitale. Les détenus ont été placés au secret dans des endroits inconnus. La plupart des personnes interpellées sont des militants de l’opposition ou des sympathisants des droits de l’homme. Ils s’ajoutent à la quinzaine de travailleurs arrêtés jeudi 1er mai, et toujours en détention.

La traditionnelle manifestation libertaire du 1er mai (appelée par FA, CNT, CNT-AIT et AL) a réuni quelques centaines de personnes. Plusieurs incidents ont eu lieu: plusieurs personnes sont entrées dans un supermarché pour une « auto-réduction » collective, trois banques et la vitrine d’un autre supermarché ont été attaquées, et un policier des RG, l’habituel coordinateur des flics en manifestation, a été éloigné de la manifestation avec quelques coups. Des CRS protégeant un banque ont été caillassés, tandis que les organisateurs dénonçaient ces affrontements.

Le cortège a ensuite été étroitement encadré par des policiers en tenue anti-émeute et en civil, puis enfermé dans un kessel. De nouveaux incidents ont lieu lorsque les policiers arrêtent quelques personnes ciblées (gazage, matraquage). Deux personnes au moins (certains parlent de quatre) ont été arrêtés et sont actuellement en garde à vue.

France: Arrestations lors du Premier Mai libertaire