Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le rapport d’EUROPOL sur le terrorisme dans l’Union européenne (TE-SAT:Terrorism Situation and Trend Report) enregistre un total de 249 attaques terroristes dans l’UE, dans laquelle sept personnes sont mortes et le grand nombre d’autres ont été blessées. La plupart d’entre ceux-ci ont été rapprochées du « séparatiste violent », du nationalisme, ou des activités anarchistes. Trois attaques ont été attribuées aux groupes terroristes islamistes. Le nombre d’attentats recensés est en diminution par rapport à 2009, en grande partie, indique le rapport, suite à une diminution significative des actions attribuées à ETA. Mais en 2010, 611 personnes ont été arrêtées pour des délits concernant le terroriste, (dont 179 islamistes), ce qui représentante une augmentation de 50 % l’année précédente.

Il est question de la Belgique dans ce rapport qui évoque « l’augmentation de l’activité des groupes anarchistes sur des sujets comme l’anti-autoritarisme, l’illégalisme et l’anti-carcéral,
s’est poursuivie en 2010. Il y a une tendance qui persiste dans l’utilisation de davantage de violence lors de ces attaques, tendance qui était déjà indiquée dans le rapport de l’année dernière. Les groupes anarchistes n’hésitent pas à entrer en confrontation directe avec les représentants de la loi. On l’a vu en Belgique, où un commissariat de police a été attaqué, un autre a été la cible d’un incendie criminel, et plusieurs véhicules de police ont été endommagés. »

Lire ici tout le TE-SAT 2011 (en anglais, en format .pdf)

Il y a trois semaines No Border a publié plusieurs vidéos qui montrent la violence, les harcèlements sexuels, les insultes, les destructions des caméras. Dans des vidéos qui ont été largement visionnées (voir les liens ci-dessous) on voyait des officiers de la PAF arriver à l’African House au petit matin et réveiller les migrants avec Le dimanche à Bamako.
Jeudi 21, lors d’une rafle brutale de la police à l’African House (rue Descartes), plus de 20 réfugiés principalement soudanais qui vivaient dans le squat ont été arrêtés. Trois activistes du No Border ont également été arrêtés. Deux d’entre eux qui filmaient le raid ont été violemment attrapés et jetés au sol par la PAF et les CRS. Les policiers ont détruit une des caméras et effacé les vidéos sur la seconde. «Cela ressemblait avant tout à une revanche suite à la publication des vidéos de No Border sur les sites Rue 89 et les Inrockuptibles qui dénonçaient les harcèlements policiers à Calais», a dit un No Border activiste. Les No Border ont passé neuf heures en garde à vue et ils ont plusieurs charges à leur encontre : occupation illégale, résistance avec violence en réunion… le procès aura lieu le 12 juillet à Boulogne-sur-Mer.

La première des vidéo

La deuxième des vidéos

Le troisième des vidéos

La quatrième des vidéos

Rencontre avec la lonko Juana Calfunao, dirigeante mapuche, et Robert R. Bryan, avocat principal de Leonard Peltier. Avec projections de « Considérant que… » et de « Leonard Peltier, Comme un guerrier », exposition de dessins réalisés en prison par Juana Calfunao et de lithographies de Leonard Peltier, tables de presse et Buffet chilien…
Organisé par : le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques / le Groupe de soutien à Leonard Peltier, le Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili, Terre et Liberté pour Arauco.
Samedi 30 AVRIL 2011, à partir de 16 heures au CICP
PAF : 5€ (+ boisson)

L’Audience Nationale a condamné à 11 ans et huit mois de prison les militants du PCE (r) Manuel Raymond Arango Riego, Isabelle Aparicio Sanchez et Francisco Cela Seoane pour délit de « intégration dans une organisation terroriste et de falsification de documents officiels ». De plus, elle impose à chacun d’eux une amende de 4.320 euros.

La plus lourde peine est pour le militant du PCE (r) Lucio García Blanco jugé coupable de « un délit d’intégration dans une organisation terroriste, falsification de documents, détention d’arme et d’explosifs à des fins terroristes »: 20 ans et onze mois dans une prison. Jorge García Vidal est condamné à 10 ans de prison par « falsification de documents officiels et détention d’explosifs à des fins terroristes ». 12 ans de prison Israel Clemente pour « falsification de documents, détention d’arme et d’explosifs ».

La direction générale des établissements pénitentiaires, dépendant du SPF Justice, a annoncé que le second volet de la loi Dupont entre en vigueur dès septembre. Il fixe des règles claires et précises en matière de détention. Ce second volet comprend toute une série de règles qui étaient laissées jusqu’ici à l’appréciation de chaque direction de prison. Les détenus auront « les mêmes droits et devoirs », peu importe le lieu de leur détention. Il y aura donc une uniformité au niveau notamment des conditions matérielles de vie, des contacts avec le monde extérieur et puis, surtout, les infractions disciplinaires seront enfin établies sur une liste. La liste des objets qu’un détenu peut posséder en cellule sera clairement définie. En matière d’avoirs financiers, les règles seront aussi définies de manière uniforme. Pareil pour les visites, ainsi que pour les sorties au préau. Des différences subsisteront cependant selon les établissements, en fonction qu’il s’agit d’une maison d’arrêt ou de peine

Les iPhone et iPad 3G fonctionnant sous le système d’exploitation iOS4 (disponible depuis juin 2010) enregistrent régulièrement la localisation des produits dans un fichier caché, dont le contenu est restauré à chaque sauvegarde ou migration d’appareil. Les localisations sont stockées dans un fichier appelé consolidated.db, avec coordonnées géographiques évoluant en fonction de la date d’enregistrement. La chose n’est pas toujours archi précise, triangularisation oblige :

Un logiciel baptisé iPhone Tracker est disponible pour lire à son tour ce genre de traces. En mouvement (soit en faisant évoluer la chronologie), ça donne ça :

A ce stade, rien ne prouve que ces données puissent échapper au contrôle de l’utilisateur. De même, l’existence même de ce type d’informations n’est pas en soi une nouvelle : les opérateurs téléphoniques en disposent et peuvent les transmettre aux autorités dans certaines circonstances (enquêtes, etc.), mais uniquement sur demande en bonne et due forme (mandat, par exemple). Le problème ici soulevé est que le fichier en question n’est pas du tout crypté, donc facilement accessible en cas de vol ou d’emprunt de téléphone, par exemple. Des fonctionnalités permises par l’iOS4, comme la classification automatiques des photos prises par l’iPhone en fonction du lieu de la prise de vue (cf capture à droite), peuvent éventuellement constituer une piste d’explication quant à la présence d’un tel fichier dans le téléphone. Parmi les pistes suggérées pour éviter ce genre de désagrément, on peut citer l’option « Encrypt iPhone Backup » accessibles via les paramètres d’iTunes une fois l’appareil connecté à l’ordinateur.

Le lien vers pour le logiciel iPhone Tracker

Iphone: Pistage des utilisateurs
Iphone: Pistage des utilisateurs

Ces trois dernières années, plus de 38.255 personnes ont disparu en Colombie. On estime à 250.000 les personnes disparues durant les 20 dernières années, par la logique de « dissuader la revendication par la terreur ». Parmi les cibles des militaires et des paramilitaires, les militants de l’Union Patriotique (UP), (5000 militants assassinés!), les syndicalistes (2778 syndicalistes assassinés – 60% des syndicalistes assassinés dans le monde sont assassinés en Colombie) et bien sûr les sympathisants de la guérilla.

L’oligarchie emploie les paramilitaires pour semer la terreur dans la population, la rendre docile et la déplacer, ils pratiquent la violence massive, le dépeçage à la tronçonneuse, l’empalement et d’autres horreurs. Les paramilitaires ont fait disparaître des milliers de personnes dans des fours crématoires et des élevages de caïmans.
Une enquête du Ministère de la Justice et de la Paix de février 2010 indiquait que les paramilitaires avaient perpétué 30.470 assassinats en 15 ans… Dans une enquête récente, de janvier 2011, le Ministère Général a révélé qu’il possède 173.183 homicides documentés, 1597 massacres documentés et 34.467 disparitions perpétuées par les paramilitaires, crimes commis entre 2005 et décembre 2010… Plusieurs paramilitaires ont témoigné et ont donné des dizaines de noms de généraux, d’entrepreneurs, de multinationales, de politiques encourageant le « paramilitarisme ».

Les paramilitaires ont donné quelques coordonnées de fosses afin de pouvoir ainsi accueillir la « Loi de Justice et de Paix », loi qui leur confère l’impunité s’ils montrent du « repentir ». Déjà en avril 2007, quand se terminait la première année de recherche des fosses communes, le Ministère avait reçu 3710 dénonciations de sites où il y avait à chercher ; mais la majorité n’avait pas pu être explorée par « manque de moyens »…

Parmi les milliers d’assassinats, et parmi ceux-ci le scandales des « faux positifs ». La directive 029 du Ministère de la Défense développe les « faux positifs », et il y a plus de 2472 cas documentés d’assassinats de civils, ce qui est une évidence de l’existence d’une politique d’Etat. Il y a plus de 7500 prisonniers politiques.

Il y a en Colombie une présence de nombreux militaires étasuniens et de mercenaires israéliens, et 7 bases militaires américaines ont été implantées ; de plus l’Etat colombien a conféré aux Marines une totale immunité pour tous les crimes qu’ils commettent en Colombie. Il y a déjà de nombreux cas de filles violées par les Marines, avec une impunité totale.

Les trois bus de carabiniers postés en différents points de l’université de Santiago ont été attaqué au cocktail Molotov jeudi 21 avril à l’occasion des manifestations de soutiens aux inculpés du procès « Caso bombas » (accusés d’une série d’attaques à l’explosif contre l’Etat, les forces de répression et le capital). Un autre groupe a coupé la circulation avec une barricade enflammée au croisement des avenues Rodolfo Phillipi et Bernardo O’Higgins, avant d’incendier la banque BBVA. Trois policiers ont été blessés, la manifestation s’est terminée sans arrestations.


attaque incendiaire contre une banque au Chili

Chili: Journée de solidarité avec les inculpés du procès « caso bombas »
attaque incendiaire contre une banque au Chili

Après la sanglante journée d’hier qui aurait fait au total plus de cent morts, des dizaines de milliers de Syriens ont participé ce samedi aux funérailles des victimes des manifestations de la veille. Malgré le caractère de recueillement des rassemblements d’aujourd’hui, les forces de sécurité ont une nouvelle fois tiré à balles réelles sur la foule. A Douma, cinq personnes ont été tuées par des tireurs embusqués postés dans les immeubles au passage du cortège funèbre. Dans la région de Deraa, cinq autres personnes ont été tuées par des policiers qui ont tiré sur les habitants qui se rendaient à Ezreh pour assister aux funérailles. Une dernière personne a été tuée à Damas. A noter également que plusieurs dizaines de personnes blessées hier et aujourd’hui par les tirs des forces de sécurité se trouvent toujours dans un état critique.

Ce vendredi est l’une des journées les plus sanglantes en Syrie depuis le début du mouvement de contestation contre le régime, il y a un peu plus d’un mois. La levée jeudi de l’état d’urgence qui était en vigueur depuis 48 ans n’a pas comblé les attentes des manifestants. Outre la libération des prisonniers politiques, ils réclament aussi des réformes démocratiques De très importantes mobilisations ont eu lieu dans tout le pays ce vendredi. Elles ont été durement réprimées. Dans certaines villes, la police n’a pas hésité à tirer sur les manifestants. Il est question de 70 manifestants tués.