Evi Statiti, arrêtée le 2 mars dernier et accusée d’avoir voulu faire évader les prisonniers des Cellules de Feu (voir notre précédent article) passera au tribunal ce 3 septembre où il sera examiné si sa détention préventive est à nouveau prolongée. En conséquence, les soutiens appellent à une journée d’action ce mercredi 2 septembre dans toute la Grèce.

Poster de solidarité avec Evi Statiri, Athena Tsakalos et Nikos Romanos.

Poster de solidarité avec Evi Statiri, Athena Tsakalos et Nikos Romanos.

Ce 22 août, la grâce présidentielle a été accordée aux prisonniers ayant le statut politique. Ceci inclut les trois prisonniers anarchistes Ihar Alinevich, Mikalai Dziadok et Artsiom Prakapenko.

Action de solidarité avec les prisonniers anarchistes le 29 janvier 2015.

Action de solidarité avec les prisonniers anarchistes le 29 janvier 2015.

Entre 2003 et 2010, Mark Kennedy, un policier infiltré parmis les mouvements écologistes et anarchistes britanniques a fournit des informations cruciales sur des actions à la police. Vous pourrez retrouver le détail de cette infiltration dans l’article que nous avions écrit à l’époque.

Lors de la plus grande conférence de hackers, le Chaos Communication Camp, organisée chaque année par le célèbre ‘Chaos Computer Club’, trois militants qui avaient été espionnés par Mark Kennedy ont présenté un workshop sur la surveillance policière.

Extrait :
Si vous pensez que la surveillance de masse est mauvaise mais qu’elle est nécéssaire lorsqu’elle est ciblée, si vous pensez que vous ne serez pas ciblés parce que vous n’êtes pas un dissident (ou que vous faites juste des outils pour les dissidents!); si vous avez jamais pensé que vous êtes trop inneficaces que pour eveiller l’interet de la police politique, alors cette présentation est pour vous. Ceci nous est arrivé parce que nous n’avions pas imaginé jusqu’où ils iraient, et nous témoignons parce si les gens savent que ça peut se passer, ils seront prévenus et prémunis.

Kennedy maintenant

Kennedy maintenant

Jeudi passé (13) à l’aube, le centre anti-autoritaire BumZen, à Copenhague a fait l’objet d’une raid policier. Des policiers masqués et armés de l’unité anti-gang de la police criminelle, suivis de policiers d’autres services, ont menotté toutes les personnes présentes dans le bâtiment. Le prétexte invoqué était qu’ils étaient à la recherche de participants des affrontements survenus lors de la manifestation Reclaim the Streets du week-end précédent (voir notre article). Bien qu’environ 25 personnes étaient présentes lors du raid, aucune n’a été autorisée à superviser la police alors qu’ils fouillaient leurs chambres et leurs affaires. La police a emmené les personnes qui avaient leur adresse officielle au BumZen. Elles ont été inculpées en vertu du paragraphe 134a, (participation à une émeute).

Trois autres endroits ont été perquisitionnés le même matin. Deux jeunes de 17 ans ont été arrêtés et enfermés, sous l’accusation d’avoir brisé les vitres d’une banque à Østerbro. Le samedi 15 août une initiative de solidarité a eu lieu au BumZen, tous les fonds recueillis ont été versés aux prisonniers.

Policiers danois devant le BumZen

Policiers danois devant le BumZen

Après avoir rasé le squat Kentavros, c’est le squat Centauros qui a été rasé dans le même quartier de Nea-Philadelphia, à Athènes. Les deux squats, tenus par les anti-autoritaires, venaient en aide aux centaines de réfugiés que compte la ville d’Athènes, les deux ont été détruits par des bulldozers municipaux. Ce n’est qu’un exemple de la répression qui frappent les milliers de migrants qui affluent du Moyen-Orient -principalement de Syrie- ces dernières semaines. Il y a quelques jours, la police anti-émeute a dégagé l’entrée d’un commissariat en déchargeant des extincteurs sur les sans-papiers qui venaient demander l’autorisation de passer vers Athènes à Kos.

Le squat Centaure

Le squat Centaure

La nuit dernière (du 8 au 9), une manifestation ‘Reclaim the Streets’ a tourné à l’émeute à Copenhague, dans le quartier de Nørrebro. Un très grand nombre de cocktails molotov et de pavés ont été lancés vers la police anti-émeute lorsque celle-ci est arrivée vers 22h en apprenant que la manifestations attaquaient banques et agences immobilières en taguant et détruisant leurs vitrines. De nombreux magasins ont été pris pour cible, et plus tard dans la nuit, ce sont le musée de la police et un commissariat qui ont été visés par les centaines de manifestants masqués et vêtus de noir. Trois personnes ont été arrêtées, dont deux pour port d’arme. Il n’y a apparemment pas eu de blessés ni d’un coté, ni de l’autre.

Affrontements entre autonomes et policiers à Copenhague.

Affrontements entre autonomes et policiers à Copenhague.

Le site anarchiste belge ‘Page de Suie’ qui avait publié l’année dernière un article ‘tutoriel’ pour retirer les réducteurs de débits posés par les sociétés distributrices d’eau a finalement été censuré aujourd’hui (voir notre précédent article). Après quelques rebondissements, l’auteur du site a finalement été contraint de retirer l’article incriminé au risque de recevoir une astreinte quotidienne de 500€. L’article reste toutefois accessible sur d’autres sites.

Extrait de l’article censuré

Extrait de l’article censuré

Ce 26 juillet, un paquet explosif a explosé à une banque sur l’Avenue de la Révolution à Mexico. L’action a été revendiquée en solidarité avec les prisonniers de la ‘Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance’, Julian Barron lopez, Jose Santiago Hernandez et Fernando Barcenas et en saluant Luis Fernando Sotelo. Les prisonniers de la Coordination étaient au 26 juillet à leur 30eme jour de grève de la faim.

Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance, 30 jours de grève de la faim.

Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance, 30 jours de grève de la faim.

En novembre 2014, un groupe de personnes cagoulées a attaqué à la bombe incendiaire les locaux du Département des homicides de la police ainsi que la voiture d’un policier. Après sept mois d’enquête, la police a perquisitionné plusieurs maisons à Santiago du Chili et inculpés cinq personnes pour détention d’armes (cocktails Molotov) et, pour une seule d’entre elle, détention de matières incendiaires.

La police a déclaré avoir trouvé des empreintes ADN sur un sac en plastique et sur des salopettes utilisés dans l’attaque et abandonnés dans une université en construction proche du lieu de l’action. La 8e Cour a ordonné leur détention provisoire et les anarchistes ont été transférés à la prison de San Miguel pour les femmes et d’Empresa Santiago 1 pour les hommes. Leurs amis et parents qui s’étaient rassemblés devant le tribunal pour exprimer leur solidarité ont affronté la police.

Image des incidents devant le tribunal

Image des incidents devant le tribunal

Le 14 juillet dernier, la censure qui pesait sur les courriers entrants et sortants du prisonnier anarchiste Sean Swain a été levée. De nombreuses lettres ont ainsi pu parvenir à l’extérieur. Sean Swain est en prison depuis 1991 après avoir abattu le proche d’un procureur qui s’était introduit dans sa maison. Sean Swain était syndicaliste avant d’être incarcéré et a poursuivi son activité anarchiste en prison. En 2012, il a été accusé par les autorités pénitentiaires de la prison de Mansfield d’être le leader de « l’Armée des 12 Singes » (A12M), un groupe de prisonniers rebelles. Pour preuve, la prison a avancé que Sean avait un tatouage de ce groupe. Evidemment, le tatouage avait précédé le groupe rebelle et faisait référence au film éponyme. Depuis cette accusation, Sean est en isolement dans un quartier de haute-sécurité supermax, alors qu’un prisonnier a reconnu qu’il avait créé l’A12M et que Sean n’en était même pas membre.

Pour l’anecdote, Sean Swain se présente régulièrement aux élections pour être gouverneur de l’Ohio en tant que candidat anarchiste. Il promet de dissoudre la garde nationale de l’état, de remettre leurs armes (y compris les tanks et les hélicoptères de combats) aux tribus amérindiennes, de vider les prisons et de les transformer en squats autogérés, entre autres. La seule loi qu’il signerait serait qu’il soit légal de l’assassiner s’il reste dans son bureau plus de 90 jours.

Affiche pour Sean Swain.