Dans le port d’Anvers, environ 150 militants pour le climat ont pénétré ce samedi sur le site d’Ineos où l’entreprise pétrochimique souhaite implanter de nouvelles unités de production d’éthylène et de propylène. “Project One” est actuellement étudié par le gouvernement flamand, qui doit décider d’octroyer ou non un permis environnemental. Un premier avis positif a déjà été rendu par la Région la semaine passée. Les manifestants craignent que le géant de la chimie utilise du gaz de schiste pour produire de l’éthylène et du propylène, essentiels à la fabrication de plastique. En outre, plusieurs hectares de forêt doivent être défrichés dans le cadre de ce projet. C’est sur cette friche que les activistes se sont installés samedi. En fin d’après-midi, une petite cinquantaine d’activistes avaient été interpellés par les forces l’ordre. Le reste s’est rendu dans les bois tout proche. Certains se sont enchaînés, d’autres sont montés dans les arbres. Les forces de l’ordre ont mis fin samedi soir à l’occupation. En fin de journée, entre 80 et 100 activistes ont été arrêtés par la police sur le site, a indiqué le mouvement international Ineos Will Fall, à l’origine de l’action.

 

Ces 8, 9 et 16 octobre 2020 avait lieu le procès en appel contre une douzaine d’anarchistes inculpés notamment “d’association de malfaiteurs”. Suite à leur acquittement déclaré en mai 2019 par la juge, le procureur avait, en effet, décidé de faire appel (voir notre article). Seul un militant inculpé était présent, lors du procès en appel. Il a refusé de répondre aux questions du juge. Le procureur Malagnini a requis des peines plus “sévères” (sic) qu’en première instance. Ces peines demandées vont de 3 à 6 ans de prison ferme “non-amménageables”. Le rendu de jugement sera prononcé le 12 novembre à 14h. Plus d’infos ici.

Affichage solidaire à Bruxelles

Affichage solidaire à Bruxelles

Aujourd’hui à Lannemezan, plus de 600 personnes ont manifesté devant la prison où est détenu Georges Abdallah, combattant de la résistance palestinienne. En dépit du contexte difficile, c’est la plus grande manifestation de soutien au plus ancien prisonnier politique d’Europe !

A Bruxelles, une initiative pour Georges a eu lieu devant les bureaux d’Air France:

 

En Mai, début du déconfinement, un artiste et accompagné trois techniciens avaient réalisé une performance, sur la rue Neuve noire de monde. Cette performance, réalisée dans le but de dénoncer l’abandon du secteur culturel, avait rapidement été interrompue par la police. En juillet, les quatre activistes avaient reçus une amende de 250 euros chacun pour “interdiction de circuler” et avaient décidé de la contester avec l’aide d’une avocate. Leur contestation a été rejetée aujourd’hui et les quatre activistes doivent donc payer un total de 1000 euros.

1000 euros d'amendes pour un artiste qui avait dénoncé l'abandon du secteur culturel

1000 euros d’amendes pour un artiste qui avait dénoncé l’abandon du secteur culturel

Une centaine de ressortissants guinéens ont manifesté jeudi 22 octobre de 12h15 à 14h00 environ à proximité de l’ambassade de Guinée située boulevard Auguste Reyers à Schaerbeek. La police a utilisé une autopompe pour disperser le rassemblement. Le groupe a préalablement manifesté vers 11h00 devant le Berlaymont, au 200 de la rue de la Loi, dans le quartier européen à Bruxelles. La police les avait alors repoussé avec du gaz lacrymogène. Plusieurs groupes de 30 à 40 personnes s’étaient déjà rassemblés mercredi après-midi, entre 13h00 et 16h30, devant l’ambassade de Guinée à Schaerbeek. La police de Bruxelles-Nord avait arrêté administrativement quatre personnes.

Ces manifestations spontanées à Bruxelles surviennent en marge de l’annonce des résultats partiels des élections présidentielles en Guinée. Celles-ci donnent vainqueur le président sortant Alpha Condé, 82 ans, qui brigue un troisième mandat. Au moins trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre les forces de sécurité et des partisans de l’UFDG, principal parti de l’opposition, qui se dit victime d’une fraude.

Face-à-face entre jeunes et policiers à Conakry, le 21 octobre 2020

Face-à-face entre jeunes et policiers à Conakry, le 21 octobre 2020

Le 19 octobre 2015, à l’occasion d’une grève générale interprofessionnelle contre les mesures d’austérité du Gouvernement Michel, des perturbations ont eu lieu sur l’autoroute E40, à hauteur du viaduc de Cheratte. Actuellement, 17 personnes sont poursuivies par la justice pour “entrave méchante à la circulation”. Les plaidoiries auront lieu ce 26 octobre au Palais de justice de Liège. La FGTB Liège-Huy-Waremme appelle les militants et sympathisants à réaffirmer symboliquement ce jour-là leur solidarité. Le rassemblement se terminera vers 9h30.

Le Soir a publié de nouveaux détails dans l’affaire de Philippe Bourguet, le photographe propagandiste de la police et gazeur de manifestant arrêté. Il a raconté comment il s’était procuré la grande bonbonne XXL de pepper spray qui appartenait bien à la Zone de Police Bruxelles-Ixelles. Il a prétendu avoir voulu réagir à l’arrivée “d’individus, genre black blocks” au moment où Vandersmissen et consorts procédaient a des arrestations. “Voyant que le policier dans la voiture ne bougeait pas, j’ai pris moi-même l’initiative d’aller chercher une gazette, une bonbonne pour me défendre et pour défendre le commissaire. J’ai demandé la bonbonne au policier qui était derrière le volant. Il me l’a remise sans poser de question “. Le commissaire Vandersmissen est quant à lui toujours suspendu de ses fonctions à la Direction Intervention. Il devra aussi justifier la rédaction très tardive (12 jours après les faits) de son rapport sur les événements. Il n’avait rien signalé à sa hiérarchie. Ce n’est qu’au lendemain de sa suspension et de la diffusion des images et de l’article parus sur le site du quotidien Le Soir qu’il a finalement dégainé sa plume.