Dans une lettre écrite le 30 juillet 2025 et récemment parvenue à ses soutiens, le prisonnier antifasciste Marcos Martín Ponce alerte sur la poursuite de la politique de négligence médicale dont est victime María José Baños, combattante des GRAPO emprisonnée depuis des décennies (voir notre article).

Cette fois, j’écris sur l’absence totale de soins médicaux que nécessitent les maladies de Marijo. Voyons voir, à ce stade, je ne pense pas que cela surprenne qui que ce soit que la bourgeoisie espagnole soit déterminée à écraser les communistes les plus conséquents. […] C’est un avertissement à tous : « Si vous osez lutter contre le fascisme, nous vous écraserons. » Tel est le message adressé à la classe ouvrière alors que les tambours de la guerre résonnent dans le monde entier et que l’État espagnol collabore activement sur tous les fronts impérialistes. Jamais auparavant on n’a vu autant de lois « antiterroristes » appliquées pour contenir la conscience antifasciste des travailleurs. C’est dans ce contexte que nous situons l’offensive fasciste de l’État contre les prisonniers politiques malades. La véritable maladie de ces prisonniers politiques, c’est la prison ; ce sont des décennies de maltraitance physique, psychologique, sanitaire et alimentaire. Telles sont les causes de leurs maladies, et la négligence n’en est que la continuation. (lire la suite)

María José Baños est une prisonnière antifasciste des GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) qui est victime d’une politique de négligence médicale après plusieurs décennies de détention (voir notre article). Lors de l’avant-dernière étape de la Vuelta, le Mouvement Anti-Répression de Madrid a organisé une action de soutien à la prisonnière politique en peignant un graffiti sur la chaussée sur laquelle passaient les cyclistes.

Mardi 2 septembre, un militant de l’IRPWA (Association républicaine irlandaise pour le bien-être des prisonniers) de Belfast a été arrêté par la police espagnole à l’aéroport de Palma. Jusqu’à six policiers espagnols ont arrêté l’activiste, l’ont escorté dans une pièce annexe et l’ont détenu pendant 45 minutes. Deux hommes sont entrés dans la pièce et se sont identifiés comme étant du MI5 (service de renseignement responsable de la sécurité intérieure du Royaume-Uni). Ils ont porté une série d’accusations contre l’activiste, puis l’ont menacé de mort à plusieurs reprises et sont repartis. Il s’agit d’un nouvel exemple des innombrables tentatives d’intimidation des militants républicains par les autorités britanniques.

Lundi 25 août, des pierres ont été jetées sur la devanture de la filiale d’assurance allemande Allianz à Altsasu-Alsasua, en signe de solidarité avec la révolutionnaire allemande Daniela Klette (voir notre article). Cette action a été revendiquée par un texte publié sur Indymedia : « Les mots sont importants, certes. Mais lorsqu’ils restent de simples mots, ils ne servent à rien, ce ne sont que des mots creux. Ces mots perdent leur sens. Lorsque nous disons être solidaires et réclamer la libération des prisonniers, ou lorsque nous exigeons la liberté du peuple palestinien, nous devons être cohérents » (voir ici).

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Ce 7 septembre, Victoria Gómez Mendez fêtera ses 71 ans derrière les barreaux. Militante du Parti Communiste d’Espagne (Reconstitué) – PCE(r) depuis 1975, elle rejoint en 1995 le Groupe de résistance antifasciste du premier octobre (GRAPO). Durant les années 80, 90 et 2000, elle est arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises par l’État espagnol et la France. Elle a été condamnée à plusieurs dizaines d’années de prison pour des actions revendiquées par les GRAPO. Afin de briser son isolement, ses soutiens appellent à lui écrire pour son anniversaire à cette adresse :

Victoria Gómez Mendez · Centro Penitenciario a Lama · 36830 A Lama · Pontevedra · España

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Prisonnière antifasciste des GRAPO, María José Baños Andújar est dans un état de santé critique après plusieurs décennies de prison (voir notre article). Elle a besoin d’une greffe du foie et de soins spécialisés qu’elle ne pourra recevoir qu’après sa libération. L’administration pénitentiaire non seulement lui refuse ces soins, mais lui a récemment restreint l’accès à des médicaments essentiels, accélérant ainsi sa détérioration. Cette négligence envers sa santé n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans une politique systématique envers les prisonniers politiques, où le refus de soins médicaux devient un outil de répression, comme l’illustre les cas de Lucio García Blanco et Mónica Refoxos Pérez. Afin de dénoncer cette situation, ses soutiens appellent à envoyer des lettres au directeur de la prison où elle est détenue (texte et adresse ici). 

Ce 9 août, Pablo Hasél fêtera son 37ᵉ anniversaire derrière les barreaux. Rappeur, militant communiste et antifasciste, il est emprisonné depuis le 16 février 2021 et a été condamné à plusieurs années de prison pour « apologie du terrorisme » pour ses morceaux et prises de position contre la monarchie ou en soutien aux prisonniers des GRAPO (voir ici). Jusqu’au 14 avril 2027, il continuera à être détenu à la prison de Ponent pour son activisme et sa musique révolutionnaire. Afin de briser son isolement, ses soutiens appellent à lui écrire pour son anniversaire à cette adresse :

Pablo Rivadulla Duró · Modulo 7 · Centro Penitenciario de Ponent · Calle Victoría Kent · S/NLleida 25071 · Espagne

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Ahmet Dikmen, réfugié kurde en Europe avait été arrêté le 12 juillet à Valence en Espagne, il a été libéré ce jeudi 24 juillet et est rentré chez lui. L’Espagne le menaçait d’extradition vers la Turquie (notre article ici). La décision officielle de sa libération est tombée jeudi après-midi,  Il est sorti de prison à 20h. Il est ensuite rentré chez lui le lendemain.

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Le tribunal pénal n° 1 de Gijón (Xixón) a ordonné l’emprisonnement de six syndicalistes (cinq hommes et une femme). Ces syndicalistes asturiens avaient lutté contre le harcèlement et l’exploitation d’une travailleuse enceinte dans La Suiza, une entreprise de boulangerie-pâtisserie de la ville. Les « 6 de Xixón » ont été condamné·es à trois ans et demi de prison (et 125 428 € d’amende en faveur de l’employeur) pour « harcèlement », malgré une importante campagne de solidarité (10 000 manifestants à Gijon le 29 juin),  après sept années de procédure.

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