Jeudi 15, le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand a entendu deux gendarmes, un colonel et un capitaine Pierre Pouly, tous les deux soupçonnés d’acte attentatoire à la liberté individuelle. En novembre 2010, ils avaient donné l’ordre de retenir Frédéric Le Marrec, un militant syndical de SUD, à la brigade de gendarmerie du Mayet-de-Montagne, dans l’Allier, pour l’empêcher d’aller manifester lors de la visite du chef de l’Etat de l’époque, Nicolas Sarkozy.

La procureure a exposé que les gendarmes savaient agir hors du cadre judiciaire: « Retenir quelqu’un au regard d’une menace à l’ordre public, ça n’existe pas, la loi ne le permet pas ». Elle a requis quatre mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende contre les deux officiers. Les gendarmes ont expliqué qu’ils étaient coincé par « l’objectif de résultats »: « Ces obligations venaient directement de l’Elysée. En cas de maintien de l’ordre, il fallait que ce soit fait hors de la vue du président et il fallait empêcher tout perturbateur de s’approcher de la personne du président. »
. Le jugement sera rendu le 16 juin.

Ce vendredi 16, la préfecture du Tarn a choisi d’expulser les opposants au projet de retenue d’eau de Sivens, sur la ZADD du Testet. 42 voitures de gendarmerie, 20 fourgons de policiers et de gendarmes, un panier à salade, un hélicoptère, deux pelleteuses et cinq camions-bennes étaient mobilisés – 350 personnes pour en expulser une cinquantaine.

Des manifestants réclamant la libération de Georges Ibrahim Abdallah ont tenté jeudi d’intervenir dans un meeting à Lille auquel assistait le premier ministre. Ils en ont été empêché par le service d’ordre. ils ont néanmoins brandit des affiches et distribué des tracts. Une initiative similaire avait eu lieu lors de la visite de Vall à Wingles (Pas-de-Calais) précédemment. Ils ont aussi assuré une présence solidaire pour Georges Abdallah dans la manifestation syndicale de l’après-midi.

Le Tribunal des Prud’hommes de Valenciennes examine cette semaine la plainte de l’employé de Toyota licencié en octobre 2012 après s’être rendu aux toilettes lors de la présentation des vœux du président du groupe. L’entreprise a assimilé cela avec « un abandon de poste », mais l’employé réclame 30 000 € de dommages et intérêts, son avocat estime qu’on a voulu se débarrasser d’un syndicaliste remuant. Verdict le 25 septembre prochain.

Hier matin, les chauffeurs grévistes de l’agglomération d’Agen ont décidé de bloquer le dépôt de bus de Bon-Encontre, empêchant la sortie des véhicules. Dans l’après-midi, la direction a envoyé les huissiers contre le piquet avec une assignation à comparaître lundi pour « entrave au droit au travail ». Les grévistes ont maintenu le blocus, symboliquement, avant de le lever en début de soirée, sous la menace d’amendes conséquentes. À compter de ce matin, le service reprend. Avec, toujours, un préavis de grève de 59 minutes par jour.

France: Les huissiers contre les grévistes de Keolis

Un article expliquant comment on peut, en trois clics, découvrir les stations d’écoute des espions de la DGSE, a été publié suite à la condamnation d’un blogueur pour « vol » de documents… indexés sur google.

Lire l’article

La station d’écoute de Sarlat (Drôme)

La station d'écoute de Sarlat (Drôme)

Le mouvement avait duré 12 jours il y a un mois en vain: les grévistes de Nutribio, une coopérative laitière montalbanaise, filiale de Sodiaal, avaient repris le chemin de l’usine sans avoir obtenu le gain salarial escompté. Ces salariés avaient également bloqué les accès du site et en avaient été délogés par les CRS. Hier matin, la direction a mandaté un huissier chargé de signifier à sept salariés, une convocation à un entretien préalable (prévu le 20 mai) en vue d’un licenciement pour faute grave. Pour l’heure, ces salariés sont suspendus à titre conservatoire.

France: 7 ex-grévistes de Nutribio menacés de licenciement

Une manifestation, lancée à l’appel du collectif « Simu di stu paese », a rassemblé samedi 10 mai plusieurs milliers de personnes, pour inciter l’État français à prendre sérieusement en compte plusieurs mesures votées par l’assemblée de Corse, telles que le statut instaurant une période de cinq ans de résidence avant de pouvoir accéder à la propriété – afin de lutter contre la spéculation -, la coofficialité de la langue corse, une réforme institutionnelle, et une inscription de la Corse au sein de la Constitution française.

Devant la préfecture de Bastia, des dizaines de jeunes manifestants cagoulés et gantés, et disséminées en petits groupes, ont lancé pierres, cocktails Molotov et bombes agricoles contre les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Les affrontements ont fait au total une trentaine de blessés légers parmi les forces de l’ordre. Des manifestants ont également dégradé un bureau de Poste, incendié des containers et plusieurs devantures de magasins ont été brisées. Les forces de l’ordre ont saisi des cocktails Molotov et un homme tirant en l’air depuis sa fenêtre a été arrêté, unique interpellation de la soirée. Vers 22H00, le calme était revenu.

France/Corse: Affrontements samedi à Bastia