Les protestations ont commencé dès le matin à l’Ouest de Téhéran. Plusieurs protestations ont éclaté dans différents quartiers de la ville, en particulier dans le centre et le nord, vers les places Azadi, Enqelab, et Sadeghiyeh ainsi que vers l’Université de Téhéran. Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dans différents quartiers de Téhéran. Vers 11 heures, environ 10.000 personnes se sont dirigées vers la prison d’Evin en criant ‘mort à la constitution du régime islamique’. Des affrontements ont éclaté dans différents coins de Téhéran entre la population et les forces de répression, les forces répressives ont ouvert le feu et on rapporte qu’il y aurait eu deux morts. Les protestations ont été particulièrement importantes dans le quartier d’Aria Shar où la population a contrôlé un moment la zone et où des femmes ont retiré leurs voiles.

A Chiraz, il y a eu une forte mobilisation dès 10 heures du matin. On rapporte qu’il y aurait eu un mort dans les affrontements avec les forces de répression. A Ispahan, les manifestations contre le gouvernement et le régime ont commencé en même temps que les cérémonies officielles du régime, la population a fait face et a résisté aux forces de répression. A Ahvaz, des protestations ont éclaté dans différents quartiers de la ville aux cris ‘mort au dictateur’ et ‘mort à la République Islamique’.

Nous nous approchons de l’anniversaire de la révolution iranienne de 1979. En Iran comme à l’étranger, les gens se préparent à des manifestations massives pour cette journée. C’est une nouvelle opportunité pour descendre dans les rues afin d’organiser des rassemblements de masse et des protestations dans le monde entier pour renverser les criminels islamiques qui dirigent l’Iran.

Manifestations et rassemblements en France, Belgique, Suisse et Canada francophone:

-Bruxelles: Ambassade de la république Islamique. Mercredi 10 février, de 17 à 19 heures.
-Paris: Jeudi 11 février, Ambassade de la République Islamique, Place Iéna (Paris XVI), 15 heures.
-Lyon: Jeudi 11 février, Place Bellecourt, de 18 à 20 heures.
-Berne: Ambassade de la République Islamique, Jeudi 11 février, de 13 à 15 heures
-Montréal: Place Philips. Jeudi 11 février, 17 heures.

Manifestation pour le peuple iranien

Manifestation pour le peuple iranien

31 ans après l’usurpation de la révolution démocratique de 1979, le régime réactionnaire de la République Islamique poursuit sa politique répressive dont les premières cibles sont les femmes, les travailleurs, les étudiants et les militants politiques.

En solidarité avec la lutte du peuple, pour stopper cette machine de guerre et arrêter les exécutions, pour la libération des prisonniers politiques, pour les droits élémentaires et démocratiques, pour la destitution de ce régime usurpateur, un rassemblement est organisé mercredi 10 février de 16h à 19h en face de l’ambassade de la République Islamique d’Iran (Avenue Franklin Roosevelt , devant l’ULB)

De nouveaux affrontements ont éclaté dimanche matin dans le centre de Téhéran entre la police et des milliers de manifestants hostiles au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, des émeutes ont également éclatés dans d’autres ville comme Chiraz, Ispahan Tabriz ,Najafābād. On déplore 4 morts et des centaines de blessés et d’arrestations dans de nombreux quartiers.

Des milliers de personnes arrivées par petits groupes s’étaient soudainement rassemblées en plusieurs endroits de l’avenue Enghelab en dépit d’une présence policière massive sur ce grand axe traversant Téhéran d’est en ouest qui avait déjà été le théâtre samedi de manifestations contre le gouvernement. La police, les voltigeurs motocyclistes, et les miliciens fascistes des bassidj’is sont violemment intervenus utilisant des gaz lacrymogènes, des barres de fer, des armes blanches, des coups de feux ont étés tirés par les voltigeurs, tuant quatre manifestants.

Ces dernières semaines, Interpol a publié les ordonnances de jugement de plusieurs dirigeants, membres et sympathisants du Parti Communiste-Ouvrier Hekmatiste, à commencer par Koorosh Modaresi, son secrétaire général. Les militants vivent tous dans d’autres pays. Leurs jugements ont été prononcés par le tribunal et le juge de la République Islamique à Sanandaj. Interpol les a ouvertement déclaré ‘WANTED’ (recherchés), alors que tout militant de l’opposition à la République Islamique est poursuivi par les tribunaux du gouvernement comme ‘terroriste’, ‘saboteur’, ‘rebelle’, et que le système législatif de la République Islamique n’est qu’une machine pour légitimer les meurtres, la terreur et l’exécution de dizaines de milliers d’opposants.

Manifestation du PCOH

Koorosh Modaresi

Manifestation du PCOH
Koorosh Modaresi

Bahman Moarefi, appelé ‘Shirko’ (photo), un militant du Komalah (organisation communiste des kurdes d’Iran) a été reconnu Mohareb (ennemi de Dieu) par le système judiciaire iranien! Shirko Moarefi, 30 ans, originaire de Banneh (province du Kurdistan) a été accusé de propagande contre le régime et de lutte contre Dieu et a été condamné à mort. Il a été arrêté le 1er novembre 2007 et détenu dans le bureau des renseignements de Saghez. Actuellement, il a interdiction de recevoir des visites en détention. En préparation de son exécution, Shirko Moarefi a été transféré en cellule d’isolement à la prison centrale de Saghez. Il est l’un des militants civils kurdes arrêtés à Saghez et condamné à mort après avoir été interrogé et violemment torturé. Voici la liste des militants kurdes susceptibles d’être prochainement exécutés: Shirkoh Moarefi, Habibollah Latifi, Ms. Zeynab Jalaliyan, Farhad Chalesh, Ramezan Ahmad, Rostam Arkiya, Fasih Yasamini, Rashid Akhkandi, Hossein Khaziri, Farzad Kamangar, Ali Heydariyan, Farhad Vakili.

Shirko

Shirko

Des femmes et des jeunes se sont rassemblés dans les rues de Sanandaj aujourd’hui pour dénoncer l’exécution, le 11 novembre, d’Ehsan Fattahian, prisonnier politique kurde. Les manifestant(e)s ont crié des slogans comme ‘non à l’exécution de nos enfants‘ et ‘les prisonniers politiques doivent être libérés‘. Il y avait au début une cinquantaine de manifestant(e)s, auxquels se sont progressivement joints d’autres personnes. La police et les hommes de main du ministère des renseignements ont attaqué la manifestation et plusieurs personnes ont été arrêtées. Ehsan Fattahian a été enterré ce matin à Kermanshah. Les forces répressives du régime avaient averti qu’elles réprimeraient toute agitation à cette occasion et que la cérémonie devrait être réservée à la famille proche.

Ce mercredi 11 novembre à l’aube, Ehsan (Esmaïl) Fatahian, 27 ans, originaire de la population déshéritée du Kurdistan, a été pendu dans la prison centrale de la capitale provinciale, Sanandaj. Il avait été arrêté le 20 juillet 2008 dans la ville kurde de Kamyiaran. Il avait d’abord été condamné à 10 ans de prison, puis sa peine avait été commuée en peine de mort. Eshan Fattahian était accusé d’être ‘morabeh’ (‘ennemi de Dieu’) et d’être militant du Komalah, une organisation communiste kurde.

Ehsan Fatahian

Vidéo d’hommage sur YouTube

Le site web du Komalah

Ehsan Fatahian

Dans une mesure visant à détruire le syndicat indépendant constitué l’an dernier par les travailleurs de l’immense complexe de plantation/raffinerie de sucre de Haft Tapeh dans le sud de l’Iran, un tribunal a condamné le 12 octobre dernier six leaders syndicaux à des peines de prison immédiates sur la base d’accusations portées en octobre 2007. Les sentences prononcées l’an dernier contre trois dirigeants syndicaux condamnés pour activités syndicales et pour avoir ‘mis en danger la sécurité nationale‘ ont été renversées en appel en septembre. Deux dirigeants syndicaux, le président Ali Nejati et l’agent de communications Reza Rekhshah, qui risquent tous deux de lourdes peines d’emprisonnement, attendaient toujours le résultat de leur appel lorsque le tribunal de la ville de Dezful a prononcé les sentences contre les six dirigeants pour les accusations similaires portées en 2007.

Ghorban Alipour, Feridoun Nikoufard, Jalil Ahmadi, Nejat Dehli et Ali Nejati ont tous reçu une peine de six mois d’emprisonnement ferme immédiat, assortie d’un sursis de six mois supplémentaires pour les cinq prochaines années; au cours de cette période, il leur est interdit de se livrer à des activités syndicales. Mohammmad Heydari Mehr a été condamné une peine de quatre mois d’emprisonnement ferme, assortie d’un sursis de huit mois. Ali Nejati doit purger son sursis en prison, ce qui signifie qu’il pourrait passer un an complet en privation de liberté. Si l’appel de sa condamnation de 2008 est rejeté, sa peine d’emprisonnement pourrait atteindre plus de deux ans.

Au cours des dernières années, les travailleurs de Haft Tapeh ont dû recourir régulièrement à des grèves et à d’autres actions syndicales pour obtenir le paiements d’importants arrérages salariaux et protester contre la détérioration de leurs conditions de travail. Le syndicat a été officiellement constitué en juin 2008 après une grève de 42 jours pour obtenir le versement d’arrérages dus depuis longtemps. Le président du syndicat de Haft Tapeh, Ali Nejati, n’a pu reprendre son poste au complexe et son nom a été placé sur une liste noire de l’emploi dans toute la région depuis sa libération en avril, après un mois de mise au secret dans un centre de détention des services de renseignement. Les autres leaders condamnés le 12 octobre ont aussi été forcés de quitter leur emploi et avisés de se présenter à la prison.