Au moins 30 manifestants en Irak ont ​​été blessés lundi soir dans le centre de Bagdad. Les forces gouvernementales ont affronté des manifestants sur la place Al Khilani, dans le centre-ville. De nombreux blessés seraient dans un état critique après que les forces gouvernementales aient tiré des balles réelles et des cartouches à chevrotines, ainsi que des bombes fumigènes, dans le but de disperser les manifestants. Une vague de manifestations a déferlé sur le pays depuis octobre dernier et les autorités ont répondu en force, tuant plus de 600 personnes. Les manifestants appellent au départ d’une élite politique au pouvoir corrompue et à un pays libre de toute ingérence étrangère, principalement de la part de l’Iran et des États-Unis. Les manifestants craignent aussi le coronavirus dans le cadre d’une système de santé dévasté.

Manifestant à Bagdad

Le 26 février, le gouvernement a annoncé qu’un audit avait révélé des surfacturations ainsi que des livraisons non effectuées dans des achats d’équipements pour l’armée, qui combat depuis 2015 les jihadistes dans le sud-est et l’ouest du pays. Le gouvernement a annoncé avoir « décidé de faire rembourser les montants indûment perçus ». Il a aussi décidé de « transmettre aux tribunaux compétents les dossiers des fournisseurs qui refuseraient de s’exécuter » et « de prendre les sanctions administratives appropriées à l’endroit des agents publics incriminés ». Mais le gouvernement n’a pas évoqué de poursuites pénales pour les coupables. Il n’a pas non plus précisé les montants concernés, ni les personnalités mises en cause. D’après des journaux locaux, l’audit a porté sur le détournement de milliards de FCFA (de millions d’euros), impliquant des hommes d’affaires et des responsables gouvernementaux. Le scandale a d’autant plus choqué l’opinion qu’entre décembre 2019 et janvier 2020, près de 200 soldats nigériens ont été tués dans des attaques de Etat islamique.

Le syndicat des magistrats, les partis d’opposition et la société civile demande que le dossier soit traité par la justice, et c’est pour cette raison qu’une grande manifestation a eu lieu hier dimanche, à Niamey. Tôt matin, des forces de l’ordre avaient pris position. Plus tard des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants déterminés à se rendre au rassemblement. Les affrontements se sont surtout concentrés dans des quartiers populaires du centre ville et dans le secteur du Grand marché (poumon économique de Niamey) qui a été fermé et du marché Tagabati. Un manifestant a été tué et deux autres personnes ont été retrouvées mortes à l’intérieur du marché couvert de Tagabati, détruit dans un incendie lors des manifestations. Les commerçants accusent les policiers d’avoir provoqué l’incendie avec le tir de grenades. Au total dix manifestants dont les organisateurs, Moussa Tchangari, Nouhou Arzika et Moukaïla Halidou, ont été arrêtées. Ces trois figures de la société civile avaient maintenu le mot d’ordre de manifester malgré l’interdiction de toute manifestation de plus de 1.000 personnes dans le cadre de la prévention du coronavirus, dont aucun cas n’a encore été détecté au Niger. Samedi, un juge des référés saisi par les organisateurs a autorisé la manifestation, mais seulement à Maradi, la deuxième ville du pays.

L'incendie du marché de Tagabati à Niamey

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Les Gilets jaunes ont défilé ce samedi à Paris pour leur acte 70, malgré l’interdiction par le gouvernement des rassemblements de plus de 100 personnes. A 18h40, la police avait procédé à plus de 1160 contrôles préventifs, 76 verbalisations sur les périmètres interdits et à 52 interpellations suite à des heurts, des bris et des incendies (de poubelles et de voitures) qui ont eu lieu sur le parcours de la manifestation. Les forces de l’ordre ont utilisé beaucoup de gaz lacrymogène, notamment dans une station de métro. Comme chaque week-end, la préfecture de police avait pris un arrêté interdisant aux Gilets jaunes de manifester dans un périmètre comprenant les institutions, mais aussi notamment les Champs-Elysées et le quartier des grands magasins.  Le Premier ministre avait en outre annoncé vendredi que le gouvernement abaissait à 100 personnes la taille autorisée des rassemblements en France, au lieu de 1.000 précédemment, pour «freiner» la progression du coronavirus.

Les affrontement ce samedi à Paris

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Place de la liberté, à Bamako, les enseignants grévistes se sont mis en route en direction du Monument de l’indépendance. Une fois arrivés à destination, les grévistes ont prévu de tenir un meeting d’information. Cette unième marche faisait suite à l’échec des nouvelles négociations avec le gouvernement. Au cours de la marche, les enseignants scandaient des slogans hostiles au Premier ministre. Devant le Monument de l’indépendant, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes sur les enseignants gréviste dans le but de disperser la masse qui bloquait la circulation aux ministres et au Président de la République qui se rendaient à Koulouba pour le Conseil des ministres. Sous le gaz lacrymogène, les enseignants ne sont pas restés les bras croisés. Certains d’entre eux ont répliqué en jetant sur la police ce qui leur tombait sous la main. Le gouvernement dresse un bilan de 4 policiers blessés, 9 manifestants interpellés et 6 véhicules de police endommagés.

Répression de la marche des enseignants au Mali

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À Bruxelles, ce 8 mars, plus de 6 000 personnes ont manifesté à l’occasion du 8 mars. Lors de la manifestation, la police a attrapé violemment deux femmes faisant des tags sur le sol du parcours. L’une d’elles a été traînée au sol et étranglée. L’autre manifestante voulant la protéger sera traînée sur la longueur de la rue par quatre policiers, puis maintenue au sol un genou sur sa poitrine et frappée au visage. D’autres manifestants et des manifestantes sont intervenus, ils et elles se sont pris des coups de matraque (un manifestant aurait le poignet cassé) mais les deux personnes appréhendées ont pu être libérées et exfiltrées. Une partie de la manifestation a par la suite déviée du parcours et a été bloquée par la police pendant un moment dans les rues de Bruxelles avant d’être nassée. Aucune arrestation ne semble avoir eu lieu. 

Au rassemblement de Bruxelles

La manifestation organisée dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes a, une nouvelle fois, été attaquée par la police. Comme les années précédentes, bien qu’interdite, une manifestation s’est organisée à Istanbul pour la journée du 8 mars. Dès le matin, la police a bloqué toutes les routes menant à la place Taksim et à l’avenue Istiklal. Les femmes se sont rassemblées devant le bureau de l’Association des droits de l’homme et ont commencé à marcher vers l’avenue Istiklal. La manifestation a alors été attaquée par la police après avoir tenté de se rendre à Istiklal. De nombreuses femmes ont été placées en garde à vue.

Manifestation du 8 mars 2020 à Istanbul

En France, des manifestations nocturnes se sont organisées dans plusieurs villes de France, le samedi 7 mars. Ces marches pour un « féminisme populaire antiraciste » étaient organisées dans le cadre de la journée du 8 mars. Certaines marches ont été chargées par la police. À Paris, la marche de nuit a rassemblé plus de 2000 personnes. La police a chargé le défilé, le cortège a été nassé près de la place de la République, du gaz lacrymogène a été utilisé et des manifestantes interpellés. À Toulouse, plus de 1500 personnes se sont rassemblées. Une militante a été arrêté par la bac à la fin de la manifestation de nuit. Un rassemblement est organisé devant le commissariat pour exiger sa libération (Info facebook). À Nantes, la police repoussera et bloquera le cortège, attaquant les manifestant.e.s à coup de matraque.

Marche nocturne feministe 7 mars 2020

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Pour le 69e acte des Gilets jaunes, des appels avaient été lancés par tracts et sur les réseaux sociaux afin de donner au rassemblement lyonnais une envergure nationale, en référence au numéro du département du Rhône (69). Après le départ du cortège place Bellecour, qui se dirigeait vers les quais du Rhône, les forces de l’ordre ont avancé leur autopompe pour empêcher les manifestants de progresser. Les CRS ont essuyé des jets de projectiles et tiré des gaz lacrymogènes. L’autopompe est intervenue. Deux banques ont ensuite été dégradées dans une rue piétonne et les tensions se sont poursuivies place Bellecour où une grosse centaine de manifestants sont restés jusqu’à la nuit sous étroite surveillance de la police. Dans la soirée, une descente aux flambeaux s’est mise en route à la Croix-Rousse jusqu’à la place Sathonay. Certains manifestants mettaient le feu aux affiches des candidats aux municipales. Les affrontements ont fait plusieurs blessés (24 policiers selon la préfecture, 20 manifestants selon le Comité de liaison contre les violences policières). Un adolescent de 16 ans a subi une double fracture de la mâchoire d’un tir de LBD, a indiqué son père à l’AFP, qui a critiqué l’attitude des forces de l’ordre qui ont gêné l’arrivée des secours. Il compte porter plainte. Sept personnes ont été interpellées.

Lacrymogèjnes à Lyon

 

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Les manifestations qui ont eu lieu hier vendredi sur la place Baquedano de Santiago du Chili ont donné lieu à des affrontements très violents. Il y a également eu des affrontements dans le secteur de Vicuña Mackenna, ainsi que des barricades dans certaines rues de la capitale. Un auto-pompe a été incendiée par une attaque au cocktail de Motolov. 73 policiers ont été blessés ainsi que de très nombreux manifestants. Les policiers ont attaqué et détruit un poste de secours. Il y a eu 283 arrestations. Les protestations au Chili ont éclaté le 17 octobre contre la quatrième hausse du prix du métro en quelques mois et ont augmenté rapidement pour dénoncer les inégalités sociales et augmenter la nécessité d’élaborer une nouvelle Constitution.

Les affrontements au Chili

Les Palestiniens de la ville de Beita occupent le mont Al-Orma pour le protéger d’un projet d’installation d’une colonie sioniste. L’armée d’occupation est intervenue massivement, bouclant la région et prenant le mont d’assaut, lançant des bombes sonores et lacrymogènes en direction des civils et désarmés. Des dizaines de palestiniens ont été asphyxiés au moment où les forces d’occupation poursuivaient les jeunes du village aux alentours du mont. Les secouristes du Croissant Rouge palestinien sont intervenus auprès des blessés par les balles en caoutchouc et les bombes lacrymogènes. Un enfant de seize ans a reçu une balle réelle dans le dos, un citoyen a reçu une bombe lacrymogène en plein tête, deux autres avaient des fractures et des entorses suite à des chutes, alors qu’un secouriste du Croissant Rouge a reçu une balle en caoutchouc dans la tête.

Les affrontrements sur le mont d’al-Orma