De violents affrontements ont eu lieu hier à Buenos Aires lorsque la police métropolitaine a perquisitionné le Centre Culturel occupé San Martín. Des centaines de manifestants ont également affronté la police avec des pierres. Les policiers ont tiré des balles en caoutchouc. Quatre personnes auraient été arrêtées.
Les soldats israéliens ont abattu d’une balle dans la tête un Palestinien de 25 ans, hier mardi, à Hébron, lors d’affrontements à l’occasion des manifestations de soutien aux prisonniers détenus dans les prisons israéliennes. Les manifestants ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur les militaires qui ont utilisés des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc avant de tirer à balles de guerre.
Georges Ibrahim Abdallah a déposé sa dernière demande de libération il y a quatorze mois, et cela fait quatre mois que cette libération, pour laquelle le tribunal d’application des peines a prononcé un avis favorable, attend la signature d’un arrêté d’expulsion par le ministre de l’intérieur pour être effective.
Les mobilisations se poursuivent. A Beyrouth, prés de 200 militants du comité de soutien à Georges Abdallah ont manifesté le dimanche 3 mars devant l’ambassade de France (sur la vidéo, images du précédent rassemblement la bande son est un déclaration de Georges Abdallah faites par téléphone depuis la prison). Un autre rassemblement aura eu lieu dimanche 17 mars, à 12h au même endroit et, ce mercredi 13 mars, un rassemblement de soutien à Georges Abdallah aura lieu devant le syndicat des avocats à 9h, à l’occasion de l’ouverture de la conférence juridique francophone, toujours à Beyrouth.
Le 9 mars 2010, Lambros Foundas, membre de l’organisation Lutte Révolutionnaire était tué par la police. Plusieurs initiatives en hommage à Lambros ont eu lieu. En Grèce, le commissariat de l’Acropole a été la cible d’une attaque incendiaire (photo), et une manifestation d’hommage a eu lieu dans les rues d’Athènes (vidéo). Il y a eu des initiatives hors de Grèce également: collages d’affiches à Bruxelles, accrochage de banderole à Copenhague, etc.
Depuis le début du mois de mars, les villageois de Shangpu sont mobilisés afin d’empêcher la vente d’une partie de leurs terres à des spéculateurs. Plus de trente véhicules avaient été retournés dans les rues du village par les habitants en colère après l’intervention de la police, cette dernière protégeant les gros bras envoyés par les spéculateurs pour contraindre les villageois. Depuis, ceux-ci empêchaient le déblaiement des voitures bloquant la circulation. Dimanche matin, deux énormes camions sont intervenus pour dégager la voie, soutenus par des forces de sécurité mobilisées en nombre. Elles ont tiré des gaz lacrymogènes pour empêcher la foule de s’opposer à leur intervention. De nombreux habitants ont également été matraqués, et des douzaines de personnes ont dû être transportées dans les hôpitaux de deux villes voisines. Cinq personnes ont été arrêtées.
Jeudi dernier, les salariés de l’usine Goodyear ont manifesté à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) devant le siège du fabricant de pneus où se tenait un comité d’entreprise consacré au plan de fermeture du site d’Amiens-Nord. De violents affrontements les avaient opposé aux forces de l’ordre, celles-ci tirant des gaz lacrymogène pour les empêcher de s’approcher du bâtiment. Les travailleurs avaient répliqué par des jets de pierres. De nombreuses personnes, tant du côté des manifestants que des policiers, avaient été blessées. Hier, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a déclaré que la justice allait être saisie suite à ces événements. ‘Je ne peux pas admettre que des CRS reçoivent des coups, des parpaings fait pour blesser. Il ne peut pas y avoir de violences’ a-t-il déclaré.
La Hongrie connait un mouvement de protestation contre la 4è modification, dans un sens ultra-réactionnaire, de la Loi fondamentale du pays. Parmi les amendements proposés, des dispositions visant à chasser les sans-abris des centre urbains, en créant l’infraction d’« habitat dans les lieux publics comme un mode de vie ».
Hongrie: Mobilisation contre la 4e réforme de la constitution
La police azerbaïdjanaise a arrêté dimanche une dizaine de manifestants qui protestaient contre des violences au sein de l’armée, tirant des balles en caoutchouc et utilisant des canons à eau pour repousser la foule. Cette manifestation est l’une des réactions des milieux de l’opposition à la mort soudaine d’un conscrit, le 7 janvier, dans une caserne. Le ministère de la Défense avait déclaré tout d’abord que le jeune homme était mort d’une crise cardiaque, mais sa famille pense qu’il a été battu à mort. La police armée de matraques n’a pas tardé à réprimer la manifestation, qui n’avait pas été autorisée par les autorités.
Le 22 octobre 2012, la police avait procédé non sans difficulté à l’expulsion du squat de la rue des Bois, dans le 19e arrondissement. Un occupant passera en procès le 14 mars 2013 à 13h, 23e chambre 1 au Tribunal de Grande Instance de Paris. Les chefs d’inculpations sont : Jet de projectiles ; Outrage ; Dégradation grave d’un bien public ; Refus de la signalisation (empreintes palmaires et photos) ; Refus du prélèvement ADN.
En Cisjordanie, un millier de personnes ont participé dans le village d’Aboud aux funérailles de Mohammad Asfour, un Palestinien de 22 ans, qui a succombé jeudi après avoir été blessé en février dans des heurts avec les forces israéliennes en Cisjordanie à l’occasion de manifestations de solidarité avec les Palestiniens détenus par Israël. A l’issue des funérailles, une centaine de Palestiniens ont lancé des pierres en direction des forces israéliennes, qui ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées.