Communiqué du collectif ‘Ne laissons pas faire!’:

JEUDI 5 FEVRIER: LIBERTE POUR GEORGES CIPRIANI!

Le 21 février 2009, cela fera 22 ans que Georges Cipriani est incarcéré! C’est en effet en février 1987 qu’il fut arrêté, avant d’être condamné à perpétuité pour des actions armées revendiquées par son organisation, Action Directe. Aujourd’hui, Georges Cipriani se trouve encore incarcéré à Ensisheim, alors même qu’il est libérable depuis 4 ans, puisque sa peine de sûreté de 18 ans s’est terminée en 2005. Il attend toujours la décision concernant sa demande de libération conditionnelle déposée en novembre 2007, décision qui aurait dû lui être signifiée dans les six mois, soit au plus tard en mai 2008! La loi Dati, dite ‘sur la rétention de sûreté’, a remis en cause la procédure et son dossier a été bloqué ou retardé depuis des mois. Georges Cipriani aura ainsi subi une année supplémentaire en prison et ne sait toujours pas quand sa demande sera jugée. Pourtant, son dossier répond à toutes les exigences d’une décision favorable et aurait déjà dû lui permettre d’obtenir un aménagement de peine, sous la forme d’un placement en semi-liberté. Une fois de plus, pour exprimer notre colère et notre solidarité:

RASSEMBLEMENT

-Jeudi 5 février, de 18 h à 19 h en face de la direction de l’Administration pénitentiaire, carrefour rue de la Verrerie – rue du Renard (Paris 4e – métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).

Prochains rendez-vous:

-Mercredi 11 février, à 19h30, au CICP (21 ter rue Voltaire, Paris 11e, metro Nation ou Rue des Boulets): REUNION D’INFORMATION ET DE MOBILISATION pour préparer ensemble le RASSEMBLEMENT INTERNATIONAL, samedi 21 février, à 15 heures, devant la maison centrale d’Ensisheim (rue Jacques-Balde, Ensisheim, Haut-Rhin)

Liberté pour Georges Cipriani, pour Régis Schleicher, et pour Jean-Marc Rouillan ainsi que pour Georges Ibrahim Abdallah!

A en croire la radio, il y aurait 8 blessés légers du côté des forces de police et une quinzaine d’interpellations.

Voir une vidéo de la manifestation

Manifestation anti-terroriste

police partout/justice nulle part‘; ‘fermeture des centres de rétention/liberté de circulation/régularisation de tous les sans papiers

Manifestation anti-terroriste

Le siège local du PS sur le parcours: vitre brisée et façade taguée.

Manifestation anti-terroriste

Calicots pour la libération des prisonniers d’Action Directe, d’Ahmed Saadat (FPLP) et Georges Ibrahim Abdallah (FARL)

Manifestation anti-terroriste

Beaucoup de fumigènes et de feux d’artifices durant la manif

Manifestation anti-terroriste
Manifestation anti-terroriste
Manifestation anti-terroriste
Manifestation anti-terroriste

Ce sont environ 1.500 manifestants qui se sont réunis à Paris (dont un car de manifestants venus de Belgique) pour manifester contre l’anti-terrorisme à l’appel du Comité de soutien aux inculpés de Tarnac. Le gros des manifestants provenait de la mouvance anarchiste, mais diverses autres forces ont participé au cortège, comme le comité pour la libération des prisonniers d’Action Directe ‘Ne laissons pas faire’, un comité de soutien aux prisonniers révolutionnaires arabes, etc. La délégation de notre Secours Rouge a massivement distribué un tract présentant la situation en Belgique. Ce tract a été bien accueilli par les participants à cette journée d’action.

L’après-midi a été émaillée de plusieurs moments de tensions, nourris par une présence policière massive, agressive et provocatrice. Il a même été question un moment d’empêcher les manifestants de quitter les lieux de rendez-vous. La manifestation s’est finalement déroulée sans incident notable. Ce n’est qu’après celle-ci que la police a brutalement arrêté un manifestant sans-papier. Les dix policiers qui l’ont interpellé se sont sentis débordés par les manifestants qui protestaient contre l’arrestation. Ils ont appelé des renforts et, ceux-ci arrivés sur place, ont tenté la sortie en force, gazé tout le monde et ont chargé pour tabasser dans les couloirs. Toutes les personnes à l’entrée du RER B ont souffert des gaz, y compris vieux et enfants.

Manifestation anti-terroriste

Manifestation anti-terroriste

Manifestation anti-terroriste

En marge de la manifestation anti-terroriste

Lire le tract du Secours rouge/APAPC (quatre pages, format .pdf)

Manifestation anti-terroriste
Manifestation anti-terroriste
Manifestation anti-terroriste
En marge de la manifestation anti-terroriste

Un millier d’opposants au Forum économique mondial de Davos (WEF) étaient présents ce samedi à Genève en milieu d’après-midi. Les manifestants se sont réunis samedi vers 14h00 malgré l’interdiction décrétée par le canton. Après une succession de discours hostiles au WEF et à l’interdiction de la manifestation elle-même, les organisateurs ont tenté d’obtenir une autorisation de dernière minute pour défiler. En vain. Parmi les orateurs figurait l’ancien conseiller national, écrivain et ex-rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation Jean Ziegler. Il a été applaudi en dénonçant le ‘bal des vampires’ de Davos.

Les organisateurs ont alors appelé à la dispersion. La majorité des manifestants ont obtempéré. Ils étaient près d’un millier vers 15h. Une demi-heure plus tard, ils n’étaient plus que deux cents. Ces derniers ont fait face aux policiers. Ils ont jeté des bouteilles. La police a tiré du gaz lacrymogène, créant la confusion. Les manifestants ont ensuite reflués et se sont divisés en petits groupes, tandis que la police effectuait d’autres tirs de gaz. Une trentaine de personnes auraient été interpellées puis relâchées. Vers 17h, la police tentait toujours d’encercler les derniers groupes de manifestants.

Nombreux et renforcés des troupes bernoises et d’autres cantons romands, les policiers étaient cantonnés depuis samedi matin sur le quartier de la gare de Cornavin, les zones marchandes de la rive gauche et le quartier des banques. Ils procédaient à des contrôles d’identité au hasard. Certains passagers en provenance de la Suisse alémanique ont été examinés en descendant du train.

Manifestation anti-WEF

Manifestation anti-WEF

Hier vendredi, la mobilisation sur la région de Saint-Nazaire avait commencé très tôt le matin avec des blocages des ronds-points sur la zone portuaire et les chantiers navals. Plusieurs centaines de salariés des chantiers navals, de la sous-traitance, de Airbus, Port Autonome, EDF, SNCF, la raffinerie de Donges, la Poste, MAN Diesel, etc… avaient bloqué la circulation à tout transport de marchandises. A 14h un rassemblement a réuni plus de 25.000 personnes et la manifestation s’est déroulée dans le calme jusqu’à la Sous-préfecture.

C’est une fois que la tête de manif est arrivée que des affrontements violents ont éclaté lorsque une section de CRS a déboulé par une rue adjacente en lançant des lacrymos sur les personnes rassemblées. Les manifestants dont de nombreux ouvriers encore en bleu de travail mais aussi des jeunes, ont riposté en prenant en tenaille les CRS. Des corps à corps extrêmement violents ont eu lieu devant la grille de la sous-préfecture lorsque la section de CRS qui se trouvait à l’intérieur a tenté de faire une sortie musclée pour secourir leurs collègues. Dans ces premiers ‘contacts’ plusieurs salariés dont des délégués CGT et policiers ont été blessés. Les affrontements se sont étendus sur plusieurs rues adjacentes et les barricades de feu ainsi que les échanges de tir de lacrymos, grenades offensives, canettes et projectiles divers ont duré plusieurs heures. Les CRS ont reçu le renfort des gendarmes mobiles et plusieurs charges se sont soldées avec des blessés dont un grave à cause d’une grenade offensive qui lui a éclaté le pied. C’est à 20h que la charge la plus violente a eu lieu.

Bilan: Seize interpellations, cinq blessés dont un grave.

Manifestation à St-Nazaire

Manifestation à St-Nazaire

Mardi 27, la Police Criminelle Fédérale suisse a effectué à Zürich plusieurs perquisitions dans la gauche révolutionnaire. Martin, un militant de l’organisation Revolutionare Aufbau, a été placé sous mandat d’arrêt. La police affirme avoir trouvé du matériel pouvant servir à la fabrication d’engins incendiaires. La police fédérale a transmis le dossier à la police cantonale de Zürich. Deux jeunes militants de 15 et 17 ans ont en outre été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur une action contre l’Union des Banques Suisses. Le 17 janvier, une trentaine de personnes avaient lancé des bouteilles de peinture sur le siège de l’UBS à Zürich. Ils avaient également mis le feu aux pneus de quelques limousines du quartier. Ces actions prennent place dans le cadre de la campagne contre le Forum Economique Mondial de Davos.

Vidéo de l’action contre l’UBS à Zürich:

Siège de l’UBS

Siège de l'UBS

Rassemblées dans le XVIIIe arrondissement de Paris pour manifester leur soutien à de s détenus dans le cadre des lois anti-terroristes, une centaine de personnes ont été arrêtées. La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine ‘Sabotons l’anti-terrorisme’. Ce samedi après-midi, les participants à la manifestation ont réclamé la libération d’Isa, Juan et Damien, tous trois incarcérés après la tentative d’incendie d’une voiture de police à Paris pendant l’élection présidentielle de 2007. Selon la police, l’ADN d’Isa correspondrait à des traces prélevées sur des engins incendiaires. Arrêtée il y a un an, son procès n’a toujours pas été fixé. La semaine dernière, une manifestation de soutien à la jeune femme, devant la prison de Versailles, s’était déroulée dans le calme. Arrivés à Barbès vers 15h30, les manifestants ont été rapidement encerclés par la police. Un important dispositif de sécurité a été déployé. Une personne a filmé avec son appareil photo l’opération policière.

Elle rapporte avoir comptabilisé pas moins de huit fourgonnettes et deux bus de police: ‘Il y avait surtout des jeunes, entre 18 et 25 ans, ils ont été très vite embarqués par la police. Je n’avais jamais vu ça. Toute la rue était bloquée. J’ai parlé à quelques manifestants. Ils étaient assez agressifs.’

Cette manifestation des ‘militants contestataires’ n’était pas déclarée, on a tenté de la disperser mais les manifestants n’ont pas réagi. On a interpellé une centaine de personnes, soit autant d’interpellations que de manifestants’, explique la préfecture de police. Pour disperser la manifestation, la police a utilisé des gaz lacrymogènes. Un témoin présent à Barbès ce samedi après-midi, rapporte ‘s’être pris une bouffée de gaz lacrymogènes quand [sa] rame de métro s’est ouverte à la station, sans comprendre pourquoi.’ Plusieurs passagers du métro ont du s’enfuir, selon le Nouvel Observateur.

Dans la nuit du 22 au 23 janvier, le commissariat de police de Muide Meulestede (Gand) a été attaqué en solidarité avec les manifestants brutalisés la veille par la police à la gare de Nossegem. Des bombes de peinture ont été jetées, les vitres brisées. Le mot VENGEANCE a été laissé sur place.

Le Conseil d’Etat a décidé hier d’interdire le rassemblement contre le Forum économique de Davos prévu à Genève le 31 janvier. Une décision ‘saluée par la majorité des partis’. Les opposants au World Economic Forum (WEF) sont désormais fixés: ils ne seront pas autorisés à manifester à Genève le 31 janvier. Le ministre Laurent Moutinot, à la tête des Institutions, a annoncé hier qu’il s’était résolu, avec l’appui du Conseil d’Etat, à suivre le préavis négatif de la police, ‘en raison du risque avéré de trouble à l’ordre public’. Et à mettre sur pied un dispositif policier équivalant à ce qui aurait été prévu en cas d’autorisation.

Le ministre a égrené les raisons qui expliquent le veto gouvernemental: ‘La personne qui a signé la demande pour la manifestation ne nous paraît pas en mesure de garantir le respect d’un itinéraire et la tenue d’un service d’ordre. Nous avons aussi entendu d’autres personnes qui nous ont dit: ‘Nos affiches illustrent l’apologie d’une certaine violence, car c’est une façon de nous exprimer’. Nous ne sommes donc pas face à un mouvement populaire qui veut se faire entendre, mais face à des gens qui veulent casser.‘ Les manifestations anti-WEF sont un rendez-vous militant de première importance pour la gauche révolutionnaire en Suisse.

Manif anti-WEF

Manif anti-WEF

Hier une action a été menée au 127bis. L’objectif des manifestants était de signifier leur solidarité avec les détenus en grève de la faim depuis la semaine dernière. Une petite trentaine de personnes étaient venues avec quelques fumigènes et fusées colorées pour crier quelques slogans pendant 15 minutes – avant de reprendre le train ensemble. Si la police arrivait, les manifestants avaient convenu de refuser de montrer leur cartes d’identité. Ce qu’ils ont fait.

Deux voitures de police sont arrivées alors que les manifestants étaient déjà en route pour la gare sans avoir commis aucun grabuge. Quatre policiers sont sortis de leur voiture pour prendre les identités, les manifestants ont refusé. Les policiers ont tenté d’attraper en force certains des manifestants mais ils n’ont pas réussi. Le temps d’arriver à la gare il y avait quatre ou cinq combis, une trentaine de policiers pour bloquer l’accès au quai, matraque à la main. Leurs matraques et leurs flingues ne leur ont pas suffi. Un policier d’un mètre nonante environ a attrapé une jeune fille du groupe qui était au premier rang. Il l’a passée au-dessus de son épaule et l’a fait atterrir sur le dos derrière lui. Les manifestants ont appelé une ambulance, elle ne bougeait plus et criait de douleur… Les ambulanciers l’ont emmenée sur une civière. Les manifestants interpellés ont dû passer environ deux heures sur le tarmac à genou face à un mur et pour certains avec des menottes. Les policiers étaient à ce moment là plus ou moins quatre-vingt avec un hélicoptère! Les manifestants ont été fouillés une première fois, embarqués en car, refouillés au poste pour ensuite être emmené par petits groupes et relâché dans les campagnes un par un, parfois à deux. Il était 22h quand une militante et sa mère ont été jetées à cinq km de la gare de Leuven.

On ne sait pas encore si tout le monde a été relâché mais la camarade qui est à l’hôpital a deux vertèbres fracturées. A 16h, une militante était toujours au commissariat et refusait toujours de donner son identité.