Plusieurs centaines d’étudiants descendus dans les rues de Santiago du Chili, ce lundi, pour réclamer une réforme du système scolaire, et qui tentaient de bloquer un des principaux axes routiers du centre de la ville, se sont heurtés aux forces de l’ordre. Plus d’une trentaine d’entre eux ont été arrêtés.

Les étudiants ont organisé depuis mai 2011 plus de 40 manifestations, certaines parmi les plus massives depuis la fin de la dictature militaire en 1990. Plusieurs d’entre elles ont terminé en affrontement. Le mouvement a influencé une hausse de 10% du budget de l’éducation 2012, et obtenu un début de réforme sur la gestion des collèges et lycées publics, des avancées jugées insuffisantes.

L’habituelle manifestation nocturne étudiante de lundi se déroulait plutôt calmement (les affiches électorales se faisant arracher de leur poteau puis piétiner par les manifestants qui applaudissaient) jusqu’à ce qu’un des quelques 400 participants n’annonce que les élèves du cégep du Vieux-Montréal avaient voté pour la reconduction de la grève, un peu après 22 heures. Les vitres de quatre institutions financières et celle d’un magasin qui commanditait les Jeux olympiques de Londres ont alors été fracassées. Après 23h, les policiers de l’anti-émeute sont intervenus et les manifestants se sont dispersés. Une personne a été arrêtée pour entrave au travail des policiers.

Canada: Incidents à Montréal

Dave Gorczynski, un activiste d’Occupy Easton, a participé à une action où des banderolles étaient tendues devant l’agence locale de la banque Wells Fargo. Sur ces banderolles, on lisait: « Vous êtes volés » et « Donnez à un homme une arme à feu, il peut voler une banque, donnez-lui une banque et il peut voler un pays. » Les activistes sont ensuite entré dans la banque, ce qui a amené un employé à activer l’alarme.

La police est intervenue et a arrêté Dave Gorczynski. Jusque là, c’est la routine pour les « occupy » des Etats-Unis. Ce qui l’est moins, ce sont les charges retenues contre Dave Gorczynski: tentative de hold-up (Attempted Bank Robbery), menace terroriste (Terroristic Threatening) et atteinte à l’ordre public. Il a été demandé une caution de 10.000 $ pour une remise en liberté provisoire, somme récoltée par la solidarité.

Dave Gorczynski

Dave Gorczynski

Hier,plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées à Sidi-Bouzid pour réclamer la démission du gouvernement accusé pour sa dérive autoritaire. Encadrés par un fort contingent policier, les manifestants ont défilé avant de tenter de pénétrer dans le bâtiment du gouvernorat de la ville. C’est alors que les policiers ont procédé à des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes avant de tirer des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. Une personne a été blessée par une de ces balles tandis que quatre autres ont été intoxiquées par les gaz. En outre, les forces de l’ordre ont procédé à quatre arrestations d’opposants. Fin juillet, une manifestation contre les retards de salaires avait déjà été réprimée de la même manière.

Hier, plus de mille étudiants s’étaient rassemblés dans le centre-ville de la capitale chilienne pour réclamer une réforme du système éducatif. Depuis le mois de mai 2011, plus de quarante rassemblements de ce genre se sont déroulés à Santiago. Tous ont toujours été réprimés plus ou moins violemment par les forces de l’ordre. Celui d’hier n’a pas fait exception. Un fort contingent policier a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser le rassemblement. Des heurts les ont opposés aux étudiants durant plusieurs heures. Trois autobus des transports publics ont été incendiés par les étudiants pour dénoncer la politique gouvernementale quant à sa gestion des services publics.

Bus incendiés à Santiago

Bus incendiés à Santiago

Des émeutes ont éclaté durant une bonne partie de la journée d’hier à Zogota, une localité relevant de N’Zérékoré, ville de la région forestière située à plus de mille kilomètres au Sud-Est de Conakry. En effet, les populations locales furieuses du non-recrutement de leurs enfants par la société minière brésilienne Vale, ont saccagé les installations et fait fuir les expatriés. Il n’y a pas eu de blessés mais les dégâts seraient considérables.

Huit personnes ont été tuées (dont trois policiers) et une vingtaine blessées mardi lors d’une manifestation des étudiants opposés à la hausse du prix des transports annoncée par le gouvernement. Des groupes ont attaqué les bâtiments publics durant la protestation à Nyala, capitale du Darfour-Sud.

Selon des témoins, les manifestants s’étaient rassemblés près du marché de Nyala. Ils ont jeté des pierres contre des bâtiments gouvernementaux et bloqué des rues en faisant brûler des pneus. Les forces de l’ordre ont riposté à coups de gaz lacrymogène. Reprenant le slogan du Printemps arabe, les manifestants ont scandé : le peuple veut la chute du régime ! À Nyala, capitale d’une région en proie à une guerre civile, les habitants sont en outre confrontés à une grève des chauffeurs de transports publics qui protestent contre la hausse des prix de l’essence.

Darfour: Manifestations meurtrières

Ce matin à 11h, des militants ont bloqué l’accès au consulat général de France à Bruxelles. Ils souhaitaient entre autre dénoncer la situation des migrants à Calais et la mort suspecte de plusieurs d’entre eux ces dernières semaines. Une vingtaine de personnes ont déployer deux calicots sur les échafaudages devant le bâtiment, provoquant l’arrivée de nombreux policiers. Les huit personnes qui se trouvaient sur la structure ont immédiatement été interpellées et emmenées à l’Amigo. Elles ont été libérées en début d’après-midi. Par ailleurs, il semblerait que les forces de l’ordre soient toujours présentes dans le quartier et continuer à rechercher des militants présents lors de l’action pour les interpeller.

Voir les photos et la vidéo de l’action sur indymedia

Une vingtaine de personnes a investi la préfecture de Haute-Garonne à Toulouse pour exiger la libération de Levent Capa, réfugié politique incarcéré en Suisse et menacé d’expulsion dans les prochaines heures. Levent risque une lourde peine de prison dans son pays d’origine, la Turquie, où il est accusé d’avoir été membre d’une organisation révolutionnaire. La police est intervenu et a arrêté les occupants qui ont depuis été libérés. L’occupation de la préfecture aura duré une demi heure, temps pendant lequel le tract pour la libération de Levent à pu être faxé au consulat de Suisse à Paris.