Au moins 130 manifestants palestiniens ont été blessés vendredi lors d’affrontements avec des soldats israéliens dans plusieurs villages de Cisjordanie. Parmi les blessés, trois ont été touchés par des balles réelles et neuf par des balles en caoutchouc, tandis que les autres ont inhalé de doses massives de gaz lacrymogènes. De violents affrontements ont éclaté entre des manifestants anti-colonisation et des soldats israéliens dans les villages de Beita et Beit Dajan, respectivement au sud et à l’est de la ville de Naplouse, et dans le village de Kafr Qaddum, à l’est de la ville de Qaqilya. Les manifestants ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur les soldats israéliens stationnés dans les périmètres des villages. Beita, Beit Dajan et Kafr Qaddum sont le théâtre de manifestations hebdomadaires de Palestiniens contre l’expansion des colonies israéliennes.

 

Deux dissidents israéliens qui avaient été arrêtés après avoir occupé le siège d’ une entreprise d’armement israélienne basée en Grande-Bretagne ont été libérés sous caution après avoir passé 31 jours derrière les barreaux. Ronnie Barkan et Stavit Sinai, qui ont tous deux quitté Israël en raison de leurs convictions antisionistes et vivent désormais en Europe, ont été libérés sous caution mercredi matin à la Bristol Crown Court. Une présence solidaire se tenait devant le tribunal. Ils avaient été arrêtés avec sept autres militants le mois dernier après avoir occupé le siège régional d’Elbit Systems UK – une filiale de la plus grande entreprise privée d’armement d’Israël – et placés en détention provisoire sous les accusations de dommages criminels et de cambriolage. Le tribunal a également levé les conditions restrictives imposées aux sept militants libérés sous caution le mois dernier. Le procès des neuf militants a été fixé au mois d’avril 2023.

Muawiya Alqam, 14 ans, et son cousin Ali Alqam, 11 ans, originaires du camp de réfugié de Shuafat, avaient été arrêtés le 10 novembre 2015 et accusés d’avoir tenté de poignarder un garde de l’occupation israélienne sur le tramway de Jérusalem. Le garde avait été légèrement blessé, Ali avait reçu trois balles des forces israéliennes et a dû subir une opération chirurgicale pour retirer une balle de son estomac. Au tribunal, Muawiya a déclaré qu’ils avaient voulu venger un de leur cousin abattu par les forces d’occupation. Alors qu’Ali a été détenu dans un prison pour mineur, Muawiya, qui avait été condamné à 6,5 ans de prison, a purgé sa peine, en prison jusqu’au dernier jour: il vient d’être libéré, à l’âge de 21 ans.

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Un Palestinien a été tué et six autres ont été blessés jeudi par l’armée israélienne dans la ville de Halhoul, en Cisjordanie. Les forces d’occupation effectuaient un raid dans la localités lorsque les habitants ont manifestés contre cette invasion dont le but était de fermer un bureau de change accusé d’aider au financement de la résistance. Les militaires ont tiré à balles réelles sur les Palestiniens qui leur jetaient des pierres. Mahmoud Abu Ayho, un manifestant âgé de 27 ans a été tué.

Des membres de la famille de Mahmoud Abu Ayho

 

Plusieurs pays développent des services de répression transnationale online. Cette répression va bien au-delà du simple cyberespionnage et utilise diverses techniques relevant du piratage, de la désinformation et du harcelement. La Russie, Israël, la Chine, la Turquie, l’Iran, le Rwanda, l’Arabie Saoudite opèrent de la sorte pour réduire au silence, dissuader ou décrédibiliser leurs opposants. Même si l’existence de ces services ne fait pas de doute (certains ont même une existance reconnue), leur action reste toujours anonyme. Il est difficile de distinguer le troll professionnel du cybernaute ordinaire fan de Poutine ou d’Erdogan, puisque le premier prend soin de se faire passer pour le second. Le harcèlement en ligne peut prendre diverses formes: menaces, désinformation, polémiques oiseuses, attaques contre la crédibilité, etc.

Une autre technique consiste a effectuer massivement des « signalements » des messages sur les médias sociaux, ce qui entraîne des suppressions ou des suspensions de compte. Exploitant le mode de fonctionnement des outils de modération de contenu automatisés, tels que l’utilisation d’algorithmes, cette technique peut conduire à la suppression ou au blocage des comptes militants. Ne sont pas uniquement signalés les messages postés par la cible mais aussi des messages ou commentaires postés leur communauté ; au besoin, des messages provocateurs sont postés (typiquement un commentaire antisémite pour faire fermer un site pro-palestinien).

D’autres techniques nourrissent une véritable guerre émotionnelle et psychologique, génératrice de paranoïa et d’anxiété, comme celle consistant à poster les informations personnelles de la cible dans des annonces en ligne sollicitant des services sexuels. Les attaques contre les opposantes ont souvent une composante sexiste (diffusion de photos et de vidéos intimes, authentiques ou fabriquées, insultes sexistes, menaces de viol etc.). Enfin, les piratages et attaques par déni de service distribué (DDoS), programmés pour empêcher ou entraver l’accès aux sites web, font également partie des techniques utilisées contre les militants et les dissidents à l’étranger.

Les détentions administratives dans les prisons israéliennes ont atteint leur plus haut niveau depuis six ans, avec 640 prisonniers actuellement détenus dans le cadre de cette procédure. C’est e nombre le plus élevé depuis août 2016. Dans le cadre de la détention administrative, les suspects sont détenus sans charges et sans preuves.
Prisonniers palestiniens

Trois jeunes Palestiniens ont été blessés par balles réelles, et des dizaines d’autres ont été asphyxiés lors des affrontements qui ont éclaté le 1er juin dans le camp de réfugiés d’al-Arroub, au nord d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée. De violents affrontements avaient éclaté pendant la nuit entre les soldats de l’armée israélienne et les jeunes du camp dans tout le camp, au cours desquels les forces ont tiré des balles de calibre 22, (connues sous le nom de munitions Toto), et des bombes lacrymogènes en direction des résidents du camp et de leurs maisons.

Le camp d’al-Arroub

Trois personnes ont été arrêtées lors d’affrontements entre la police et des militants de gauche rassemblés avant une manifestation prévue à la colonie sioniste de Homesh. Homesh est devenu un symbole aussi bien pour les sionistes que pour les Palestiniens de Cisjordanie. Toutes les colonies sont illégales aux yeux de la loi internationale, mais celle-ci a ceci de particulier qu’elle est illégale aux yeux de la loi israélienne. C’est fort de cet argument que centaines de militants du groupe israélien « La Paix maintenant » avaient déclaré qu’ils iraient Homesh samedi avec des bulldozers et de détruire l’implantation.

La police et l’armée ont bloqué la route pour empêcher les manifestants de se mettre en route, et les conducteurs d’engins ont été arretés. Des incidents ont opposés manifestants et policiers. L’argument des forces de l’ordre était que la manifestation était illégale, mais ces meme forces ont non seulement toléré mais protégé au meme endroit une manifestion illégale de 20 000 activistes de la droite sioniste. Cet incident  de samedi est survenue un jour après que des centaines de colons sionistes ont attaqué le village palestinien de Burqa, voisin d’Homesh, ont jeté des pierres sur les maisons, ont fait usage d’armes à feu et ont mis le feu aux champs.

Un enfant palestinien de 15 ans a été abattu par les militaires israéliens vendredi soir dans le village d’Al-Khader, au sud de Bethléem en Cisjordanie occupée. Ghuneim revenait d’une fete familiale lorsqu’il a été surpris par la présence de soldats d’occupation israéliens dans le village. Alors qu’il essayait de se cacher dans un parking, il a été pris pour cible par les soldats israéliens qui ont tiré sur lui à balles réelles et l’ont tué de sang-froid. Les magasins et les entreprises sont restés fermés le lendemain à Bethléem, en signe deuil. L’armée israélienne a tué cinq mineurs palestiniens rien que ce mois-ci et 13 au total depuis le début de l’année.

Zaid Ghuneim

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Au moins sept Palestiniens ont été blessés aujourd’hui par des balles en acier recouvertes de caoutchouc tirées par les forces israéliennes lors d’affrontements qui ont éclaté au nord de Ramallah. Ces affrontements ont éclaté après une incursion militaire israélienne dans le village de Jifna. De nombreuses autres personnes ont suffoqué à cause des inhalations de gaz lacrymogènes.

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