Une membre de la guérilla maoïste a été tué par des militaires du 73e bataillon d’infanterie dans un village de montagne de la région de Malapatan. La maoïste tuée est Sue Boding, originaire de Barangay Little Baguio, (Malita, Davao Occidental), appartenant au front 71 de la NPA.

Combattantes de la NPA

Combattantes de la NPA

Un milicien paramilitaire a été tué et un autre a été blessé dans une embuscade de la guérilla maoïstes. Les deux paramilitaires appartenaient à des unités CAFGU (pour Citizen Armed Force Geographical Unit) affectées au travail anti-guérilla. Ils ont été pris sous le feu des guérilleros de la NPA à San Jorge, dans la province de Samar.

Formation de miliciens CAFGU (image d’archive)

Formation de miliciens CAFGU (image d'archive)

Un guérillero maoïste a été tué alors que neuf membres présumés de la NPA ont été arrêtés après un affrontement avec les troupes du 61ème bataillon d’infanterie de l’armée philippine dans la province d’Iloilo, lundi. La fusillade a eu lieu dans village d’Igcabugao, Igbaras. La NPA a reconnu la perte et identifié le mort comme étant Casamiro « Ka Boy » Talaman, originaire de Barangay Buloc, Iloilo.

Matériel récupéré par l’armée sur les lieux de la fusillade

Matériel récupéré par l'armée sur les lieux de la fusillade

Le 6 novembre, Benjamin Ramos, secrétaire général de l’Union nationale des avocats du peuple – Negros Island (NUPL), a été abattu à bout portant. Ben Ramos était connu pour son engagement. Il représentait un certain nombre de prisonniers politiques et de représentant.e.s de la jeunesse et de l’université des Philippines. Ces derniers, connu.e.s sous le nom de Mabinay 6, ont été arrêtés en mars et accusé.e.s d’ affrontements avec des soldats gouvernementaux.

Le président de la NUPL a déclaré que Benjamin Ramos avait récemment été identifié de façon malveillante sur une affiche publique de la police philippine comme faisant partie des prétendues personnalités du mouvement armé clandestin. Plusieurs membres de la NUPL ont déjà été attaqués et tués devant les tribunaux, dans des rassemblements, dans des piquets de grève… Un certain nombre d’entre eux ont également reçu des menaces car ils/elles défendent des prisonniers politiques, des suspects de rebelles, des écologistes et des présumés consommateurs de drogue pauvres.

Benjamin Ramos

Benjamin Ramos

Le 31 octobre dernier, Danny Boy Bautista a été tué par un tireur non identifié dans la ville de Compostela, dans la province de Compostela Valley. Bautista travaillait depuis cinq ans pour la société Sumifru (une multinationale japonaise spécialisée dans la production et l’exportation de fruits) et était un membre actif du syndicat NAMASUFA. Le meurtre de Bautista fairait partie de l’application du «Oplan Kapayapaan», le programme de sécurité de l’administration Duterte qui justifie les attaques et la répression politique contre des militants, des dirigeants syndicaux et sectoriels à travers le pays.

Plusieurs dirigeants syndicaux de la région ont échappés à des tentatives de meurtres et sont régulièrement harcelés par l’armée, tandis que tous les membres du syndicat sont appelés par l’armée à se présenter pour ne pas être soupçonné d’appartenance ou de soutien à la NPA.

Le corps de Dany Boy Bautista (photo diffusée par son syndicat)

Le corps de Dany Boy Bautista (photo diffusée par son syndicat)

Un membre du 7e bataillon régional de la force mobile a été blessé après qu’une trentaine de guérilleros maoïstes aient ouvert le feu mardi matin sur deux camps militaires dans le Negros occidental. La première attaque s’est produite à 11 heures lorsque 15 hommes armés ont ouvert le feu sur le camp du détachement du 7e RMFB à Barangay Hinakpan. C’est là que le militaire a été blessé, touché d’une balle dans le ventre. Quelques minutes plus tard, le camp Arpon, occupé par le même 7e RMFB, a également essuyé des coups de feu.

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Un officier de l’armée a été tué et un autre militaire a été blessé dans un affrontement avec des combattants de la guérilla maoïste dans le village de Mainit, dans l’arrière-pays, à Baton Town, Camarines. C’est lundi après-midi vers 17H15 qu’un détachement 83e bataillon d’infanterie commandé par le lieutenant Jason Frederick Pasco a été pris sous le feu des guérilleros qui se sont retirés immédiatement. Des opérations de ratissage ont été lancées par l’armée.

Guérilleros de la NPA

Guérilleros de la NPA

Un combattant de la NPA a été tué et deux soldats ont été blessés mardi lors d’un affrontement armé à Bukidnon. Des soldats du 1er bataillon des forces spéciales de l’armée gouvernementale effectuaient une patrouille de sécurité à Barangay New Eden lorsque, aux alentours de 9 heures du matin, ils sont tombé sur une dizaine de combattants du Front de guérilla du Comité régional du centre-nord de Mindanao.

Le fusillade a duré 30 minutes. Un guérillero a été tué et deux militaires ont été blessés et évacués à l’hôpital militaire de Cagayan de Oro. Les forces gouvernementales ont récupéré sur le terrain trois armes automatiques, huit mines et diverses munitions.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Dans le Negros Occidental, les troupes du 15e bataillon d’infanterie et des membres de la police ont capturé à Sipalay City Joebert « Allan » Herrera, 36 ans, chef de section du front sud-ouest de la guérilla maoïste. « Alan » Herrera était recherché pour deux mandats d’arrêt pour meurtres et incendies volontaires.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

C’est aujourd’hui que s’est ouvert à Bruxelles, avec une délégation de notre Secours Rouge, la première session du Tribunal International des peuples contre le président Duterte. Un jury composé de juristes et de personnalités de la société civile a entendu une première série de témoins attestant de la répression sans frein qui se déchaîne aux Philippines. La carte blanche donnée aux paramilitaires dans le cadre de la « guerre contre la drogue » a débouché sur des centaines d’exécutions extra-légales, non seulement de dealers, mais aussi de simples junkies ou d’avocat ayant acceptés de défendre de dealers.

La répression frappe aussi les minorités musulmanes qui ne comptent plus les « victimes collatérales » de la lutte contre les islamistes, les organisations ouvrières et paysannes, les personnalités et organisations progressistes accusées de « terrorisme communiste ». Une deuxième série de témoins sera entendue demain matin. Le jury rendra son verdict à 18:00.

L’audience de cet après-midi

L'audience de cet après-midi