Condamné à plus de trois ans de prison en juillet 2011 en compagnie de Silvia et Billy pour la tentative de destruction du centre de recherche sur les nanotechnologies d’IBM près de Zürich, l’éco-anarchiste Billy a été libéré. Silvia et Billy avaient respectivement déjà été libérés le 7 juillet et le 19 août dernier.
Mercredi, la police a arrêté un commandant régional de CPI(maoïste) du district de Rayagada (Orissa). Srinath Brekbeda, 21 ans, a été capturé dans une zone forestière au cours d’u raid mené par une équipe conjointe de la police et des forces paramilitaires, Brekbeda avait rejoint la guérilla en 2007 et est rapidement devenu responsable de la division Bansadhara du parti. Originaire de ce district, il est accusé par les autorités d’une série de délits parmi lesquels des assassinats, des attaques contre des commissariats de police,… Il opérait principalement dans les districts de Rayagada et de Gajapati en tant qu’expert dans l’utilisation et la fabrication d’IED.
Ali Cemal Agirman, 52 ans, a été condamné à un an et trois mois de prison pour avoir insulté le président turc Abdullah Gül sur le réseau social Facebook. Au cours de l’audience, l’homme a déclaré qu’il ne savait pas que son message constituait un crime et a demandé le non-lieu. Le tribunal n’a en rien tenu compte de sa défense, le condamnant pour ‘insulte au président’. Agirman est également poursuivi pour avoir insulté le premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Alberto Patishtán Gómez est un activiste indigène tzotzil, membre de “l’autre Campagne” de l’EZLN qui se trouve en prison depuis près de 12 ans. Il a été condamné à 60 ans de prison suite à une embuscade contre des forces de police en 1998, alors que différents témoins attestent qu’il n’était pas présent sur les lieux lors de l’attaque. Alberto Patishtán Gómez participait activement à la vie politique de sa municipalité, dénonçant la corruption de la mairie, et sollicitant la destitution du Président Municipal et la création d’un conseil municipal. En prison, il n’a pas cessé de chercher à organiser les prisonniers, pour exiger de meilleures conditions d’emprisonnement et fut ainsi fondateur de la voz del amate. Il est devenu le porte parole des prisonniers du Chiapas, surtout après à la grève de la faim de 2007.
Le Centre des Droits de l’Homme Frayba (Chiapas) a signalé vendredi qu’Alberto Patishtán Gómez a déjà perdu, suite à un diagnostic erroné (glaucome) et faute de soin adéquat, 90% de sa vue. Depuis le 6 septembre, Alberto a progressivement du renoncer à ses activités quotidiennes dans la prison, comme lire, écrire, marcher avec assurance, entre autres.
Mexique: Un prisonnier zapatiste devenu aveugle faute de soin
A l’approche des élections, la jeunesse biélorusse utilise, à l’image des contestations arabes, les réseaux sociaux et Internet afin de manifester son opposition face au pouvoir en place et aux arrestations massives d’opposants au régime qui accompagnent chaque scrutin. Et cette fois encore, les autorités multiplient les actions de répression. De nombreuses personnes s’étant exprimées sur Internet ont été arrêtées depuis le début du mois d’août, et ont été victimes de violences policières au cours de leur détention. Un étudiant de 17 ans, arrêté puis rapidement relâché étant donné son jeune âge, a déclaré: ‘Les policiers m’ont frappé aux reins et au foie, après j’ai uriné du sang pendant trios jours. Ils ont menacé de m’accuser de meurtres non élucidés’. Par ailleurs, de nombreux opposants, arrêtés et emprisonnés après le scrutin présidentiel de 2010 sont toujours derrière les barreaux. Parmi eux, le leader d’un groupe d’opposition condamné en 2010 à deux ans de prison mais qui a vu sa peine allongée d’un an pour désobéissance aux autorités carcérales (en d’autres termes, pour avoir refusé de céder à l’administration qui exige qu’il reconnaisse sa culpabilité).
Neuf employés, parmi lesquels le PDG d’une entreprise privée de construction basée à Hyderabad ont été placés en détention provisoire accusés de trahison. Les autorités leur reprochent d’avoir fourni des explosifs aux maoïstes actifs dans le district. Arrêtés vendredi, ils ont comparu dimanche devant un tribunal de Malkangiri, lequel à prolongé leur garde à vue de quatorze jours. Ils ont entre autre été inculpés en vertu des sections 13 et 18 du Unlawful Activities (Prevention) Act (loi anti-terroriste). Leur arrestation fait suite à la découverte de douze sacs de matériaux explosifs derrière un bâtiment appartenant à la société.
Sema Altin, chanteuse du groupe engagé Yorum, et Ezgi Dilan Balci ont été arrêtées vendredi dernier alors qu’elles participaient à un rassemblement devant l’institut médico-légal d’Istanbul pour réclamer la restitution du corps de l’auteur présumé d’une attaque à l’explosif contre un commissariat. Libérées mardi soir (mais faisant néanmoins l’objet de poursuites), elles ont immédiatement porté plainte contre la police d’Istanbul pour tortures. Leur avocat a déclaré que les deux femmes ont subi des violences dès leur arrestation et encore durant leur détention. La chanteuse a été frappée aux deux oreilles alors qu’elle avait les mains menotées dans le dos, ce qui lui a percé les tympans. La violoniste s’est quant à elle fait casser le bras. L’avocat a accusé la police ‘les policiers étaient probablement au courant des activités musicales de mes clientes et les ont torturées de façon à mettre fin à leurs activités’.
Le tribunal de Rabat a rejeté lundi 10 septembre la demande de libération sous caution du syndicaliste Said Elhairech, détenu depuis deux mois pour « des accusations montées de toutes pièces », selon l’ITF (Fédération internationale des ouvriers du transport).
Saïd Elhairech, secrétaire général du Syndicat national des dockers professionnels et assimilés des ports du Maroc et Président du Comité régional Monde arabe de l’ITF, a été arrêté le 16 juin pour « sabotage et d’atteinte à la sûreté de l’État». Il est incarcéré à la prison de Salé, près de Rabat. L’ITF estime qu’il est accusé à tort « suite à l’excellent travail qu’il a accompli à sa demande pour aider les équipages abandonnés après la cessation d’activités de la société de ferries Comarit-Comanav ».
Maroc: Le représentant des marins et dockers reste en prison
A la fin du mois d’août, nous évoquions la situation de deux militants russes de l’Union de la Jeunesse Communiste Léniniste qui, après avoir purgé une peine en Ukraine pour avoir ‘organisé un groupe terroriste stable secret dans le but d’un renversement de l’ordre constitutionnel de l’Ukraine et de la prise du pouvoir de l’état’ avaient été extradés vers la Russie et condamnés à une nouvelle peine (notre article du 27 août). Or, deux autres inculpés devraient subir le même sort dans un nouveau procès à Moscou. Andrey Yakovenko et Oleg Alekseev sont accusés, comme Smirnov et Danilov, d’avoir mené des expropriations à Moscou entre 2000 et 2002. Au cours de l’audience, un ‘témoignage’ transmis par le service fédéral de sécurité de la Russie a été rendu public. Il s’agit d’une déclaration faite par un des membres du groupe qui, après avoir subi la torture, s’est repenti. Ce témoignage est le seul élément dont le tribunal dispose, mais il semblerait que cela soit suffisant pour que les autorités russes imposent une seconde peine à Yakovenko et à Alekseev alors qu’ils ont déjà tous deux purgé neuf ans en Ukraine.
Il faut noter que suite aux violences subies en prison en Ukraine, un des inculpés dans cette affaire d’Odessa est décédé le 1er novembre 2003 alors que tous les autres ont souffert de multiples fractures et autres séquelles (perte d’un oeil, …)
Au mois d’août dernier, le détenu basque Iosu Uribetxebarria s’était vu accorder la semi-liberté, première étape avant de pouvoir bénéficier de la liberté conditionnelle. Incarcéré depuis 1998, l’etarra souffre d’un cancer à un stade avancé, justifiant la nécessité de sa libération. Malgré sa grève de la faim, ainsi qu’un vaste mouvement de solidarité de l’ensemble des prisonniers basques en Espagne et en France, le ministère public avait fait appel de la décision de l’audience nationale de lui accorder la liberté conditionnelle. Finalement, la principale audience pénale espagnole a confirmé, par quatre voix contre et une pour, la liberté conditionnelle, ce qui signifie que Iosu Uribetxebarria va sortir de prison.