Une compilation musicale en soutien à Pablo Hasel a été publiée. Cette compilation regroupe des artistes de plusieurs continents (Mexique, Chili, Espagne, Gabon, RD Congo, Belgique, Suisse, France) uni·es pour réclamer la libération du rappeur communiste catalan. Cette compilation est disponible à 3€, et/ou prix libre sur bandcamp via ce lien : « Soutien à Pablo Hasél ». Tout l’argent récolté à travers ce projet sera reversé en intégralité à la caisse de solidarité afin de couvrir les frais judiciaires du rappeur ou l’aider dans son séjour en prison. Plus d’infos ici.

Pablo Hasel

Pablo Hasel

Le militant anarchiste Claudio Lavazza, qui a déjà passé presque 25 ans dans les prisons de l’État espagnol, a été extradé en France, où il doit également purger une condamnation à 10 ans (le processus de cumul des peines, qui établira la période réelle qui lui reste encore à purger, est en cour). Pour ce qui est des condamnations qui ont été prononcées à son encontre en Italie, pour sa militance dans les Proletari Armati per il Comunismo [Prolétaires armés pour le communisme], la Cour d’assises d’appel de Milan a déclaré laz semaine passée que la peine est prescrite. Pour lui écrire (il parle espagnol, italien et français) : Claudio Lavazza / n° d’écrou 11818 / Centre Pénitentiaire de Mont-de-Marsan / Chemin de Pémégnan / BP 90629 / 40000 – Mont-de-Marsan / France

 

 

Pablo Hasel, rappeur communiste emprisonné à la prison de Ponent (voir notre article), est à nouveau en procès. Il est accusé de « crime de haine et de discrimination contre l’état espagnol » car il avait incendié un drapeau espagnol lors d’un concert à Majorque en 2018. Ce procès se tient à la suite d’une plainte du parti d’extrême-droite « Vox » suivie par le parquet. Par ailleurs, le tribunal de Lleida a confirmé hier une condamnation à six mois de prison du rappeur. Ce dernier avait eu une altercation en 2016 avec un journaliste de la télévision officielle catalane, qui essayait de s’imposer pour filmer une occupation du rectorat de l’Université de Lleida, malgré l’opposition des étudiant·es occupant le bâtiment. Notons que ce journaliste s’était à la base déplacé dans le but d’assister à une conférence de presse donnée par des étudiant·es abandonnant le mouvement et par les autorités de l’université.

Pablo Hasel

Pablo Hasel

Le procès pour l’affaire du braquage d’une agence de paris sportifs le 21 octobre 2019, à Cholargós, dans la banlieue d’Athènes, au cours duquel Dimitris Chatzivasileiadis a été blessé, ainsi que pour l’affaire de la cache d’armes que la police a trouvé par la suite s’est terminé. Les inculpés sont Dimitris Chatzivasileiadis, qui est jugé par contumace, car il échappe aux efforts faits pour le capturer, Vangelis Stathopoulos, qui est en détention provisoire depuis novembre 2019, et une autre personne.

Dimitris Chatzivasileiadis a immédiatement assumé la responsabilité politique et pratique de sa participation à ce braquage et de la possession de l’ensemble des armes et du matériel découverts. Il a déclaré qu’il revendiquait la responsabilité politique de la réorganisation et de la poursuite de la lutte de guérilla, sur la base de la stratégie et de l’expérience de l’Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire [Οργανισμός Επαναστατικής Αυτοάμυνας]. Dès le début, il a expliqué sa relation avec les deux prisonniers et a déclaré qu’ils n’avaient et ne pouvaient pas avoir de rapports avec l’histoire de l’organisation en question (dont ils ne savaient rien).

Le compagnon Vangelis Stathopoulos est persécuté de manière féroce parce qu’il a apporté les premiers soins à un compagnon blessé. De plus, en tant qu’ancien prisonnier politique, il devient la cible de persécutions encore plus intenses. Les trois accusés sont présentés par les autorités comme le noyau de l’organisation combattante Autodéfense Révolutionnaire, dans le but d’alourdir les accusations. Vangelis Stathopoulos a été condamné à 19 ans, sans la possibilité de faire appel, Dimitris Chatzivasileiadis à 16 ans, sans la possibilité de faire appel et D.M. à 10 ans, avec la possibilité de faire appel.

Manifestation solidaire

 

Ce mardi 27 avril, Manuel Arango, 72 ans, est sorti de la prison de Herrera de la Mancha après 20 ans de détention pour appartenance au Parti Communiste d’Espagne (reconstitué), le PCE(r). Né en 1948 dans une famille ouvrière du Leon, Manuel Arango a travailler comme ouvrier chez SEAT et a participé à la résistance anti-franquiste dans le cadre de l’Organisation Communiste Marxiste-Léniniste d’Espagne, qui allait fonder le PCE(r). Il avait participé à l’organisation de guérilla des GRAPO. Arrêté et torturé en 1982, il est resté détenu jusqu’en 1989. Après sa libération, il repasse dans la clandestinité jusqu’à une nouvelle arrestation en 2007 et une détention qui a duré jusqu’à aujourd’hui. Il a été accueilli à sa sortie de prison par des manifestants brandissant les drapeaux rouges et républicains.

Notre dossier sur les prisonniers du PCE(r)  et des GRAPO

Les deux rassemblements pour la libération de Mumia Abu Jamal pour cet après-midi sont confirmés. Ils ont lieu respectivement place de la Concorde (à proximité de l’ambassade des Etats-Unis, à l’angle rue de Rivoli / jardin des Tuileries) et à la place place Louis Pradel. Chaque fois à 15H. Ce 24 avril est le jour anniversaire des 67 ans de Mumia, qui a été opéré du coeur au début mois. Selon les autorités, l’opération s’est bien passée.

Attestation
Notre dossier sur Mumia

 

Cela fait plus d’un mois que les prisonniers et prisonnières anarchistes du Chili sont grève de la faim (voir notre article). Parmi les actions de solidarité, des barricades enflammées ont barré des rues de la capitale, ainsi dans le quartier Simón Bolivar. La solidarité est aussi internationale: à Madrid, les vitrines d’une agence d’Iberdrola ont été caillassées en raison des intérêts économiques de cette entreprise énergétique au Chili et de ses relations avec l’État chilien.

Manuel Pérez Martínez, le « camarade Arenas », secrétaire général du PCE(r) a été transféré à la prison d’Aranjuez il y a environ trois mois. Depuis son arrivée il est la cible d’une campagne d’attaques visant à empirer ses conditions de détention. On lui a ainsi refusé l’accès à son courrier sous prétexte « qu ‘ils n’ont pas de dépôt légal ».  Après une bataille ardue, il a réussi à se faire livrer quelques lettres, mais le problème persiste.

Par ailleurs, dans le module où il se trouve, la salle d’étude est fermée. Manuel Pérez Martínez avait trouvé une solution, grâce à d’autres prisonniers, en fréquentant un atelier pour lire. Au bout de quelques semaines un gardien est venu le trouver au cours de sa promenade pour le lui reprocher et le placer en isolement. La solidarité des autres prisonniers a permis de le sortir rapidement de l’isolement. Au début de cette semaine, Manuel Pérez Martínez a reçu la notification de l’ouverture de 4 procédures disciplinaires et l’ouverture d’une procédure de sanction. L’une d’elle, pour « tentative de mutinerie ». Les prisonniers solidaires ont tous été victimes de représailles et menacés. L’un d’eux est toujours en isolement, un autre a été transféré dans un autre module et d’autres ont vu leurs cellules saccagées par des fouilles. Plus d’infos ici. Notre dossier ici

Manuel Pérez Martínez

Manuel Pérez Martínez

Romaine « Chip » Fitzgerald est décédé en prison à l’âge de 71 ans, après avoir été enfermé pendant plus de 51 ans en Californie. Il était le membre le plus longtemps emprisonné du Black Panther Party. Pendant des décennies, les autorités californiennes ont refusé de lui accorder une libération conditionnelle, même après qu’il ait eu un accident vasculaire cérébral qui l’a cloué sur un fauteuil roulant. Fitzgerald avait été condamné deux fois, d’abord pour une fusillade avec la police dans laquelle lui et un policier avait été blessés, et une seconde fois pour la mort d’un vigile à l’issue d’un procès manifestement truqué et monté de toute pièce pour obtenir une condamnation pour meurtre en raison de son appartenance au BPP et de sa fusillade avec la police.

Mardi dernier, la police française a mis en garde à vue une dizaine de militant·es d’organisations kurdes et perquisitionné violemment leurs logements et leurs locaux associatifs, notamment à Paris et Marseille. Ils sont accusés d’ »association de malfaiteurs terroristes » et de « financement d’entreprise terroriste ». Ces opérations ont été réalisées sur base d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction antiterroriste parisien. Elle interviennent dans un contexte de « réchauffement » des relations entre les gouvernements français et turc. Une manifestation de soutien aux militant·es kurdes était organisée, samedi à Marseille,  à l’appel du Collectif Solidarité Kurdistan 13 (CSK.13) soutenu par le Centre démocratique kurde de Marseille (CDKM), de l’Union Départementale de la CGT-13, de la Ligue des Droits Humains et du Parti Communiste Français. Par ailleurs, le 21 février 2020, quatre personnes avaient été mises en examen notamment pour « financement du terrorisme » dans le cadre d’une enquête sur des collectes de fonds pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-ouest de la France. On ignore s’il s’agit de la même enquête. Plus d’infos ici.

Manifestation kurde en France (archive)