Les autorités russes ont confirmé le blocage de WhatsApp pour non-respect présumé de la législation nationale, après des restrictions déjà imposées à Telegram, dans un contexte de pression accrue sur les plateformes étrangères. Sa maison mère Meta dénonce une mesure affaiblissant la sécurité des communications de plus de 100 millions d’utilisateurs, tandis que des ONG alertent sur une stratégie de contrôle de l’information. Les critiques évoquent aussi une volonté d’encourager l’usage de MAX, une application locale sans chiffrement de bout en bout, suscitant des inquiétudes quant à la surveillance et aux libertés numériques (voir notre article).

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Daria Egereva, militante environnementale et figure du peuple autochtone selkoupe, comparaît devant la justice russe après son arrestation en décembre, accusée de terrorisme en lien avec son engagement au sein d’organisations autochtones désormais classées comme telles par Moscou. Défendant depuis des années les droits des peuples autochtones dans les négociations climatiques, elle risque jusqu’à vingt ans de prison.

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Une entreprise russe spécialisée dans les interfaces cerveau-machine a dévoilé un projet de pigeons transformés en « drones vivants » grâce à des puces cérébrales capables d’orienter leurs déplacements. Équipés de GPS, capteurs radio, caméras et systèmes d’alimentation solaire, ces oiseaux pourraient être utilisés pour l’inspection d’infrastructures, la surveillance de zones difficiles d’accès ou des opérations de recherche et de sauvetage. La société met en avant l’autonomie et l’orientation naturelle des pigeons, envisage déjà d’étendre l’expérience à d’autres espèces plus robustes. Néanmoins, le degré réel de contrôle sur les oiseaux et l’efficacité de ces pigeons cyborgs n’a pas été vérifié de manière indépendante.

Le gouvernement russe renforce le contrôle d’Internet et vise à supprimer complètement l’anonymat des utilisateurs. Roskomnadsor, le service fédéral russe de surveillance des communications, des technologies de l’information et des médias, ralentit actuellement le messenger Telegram, accusé de ne pas avoir bloqué suffisamment rapidement les « chaînes anonymes », tandis que WhatsApp s’est conformé aux exigences des autorités. Des mesures de surveillance plus larges sont prévues, incluant des systèmes d’IA pour bloquer les VPN et identifier les contenus interdits à partir de mots et d’expressions, pour un coût d’environ 25 millions d’euros. Selon plusieurs observateurs, la Russie veut devenir le premier pays au monde à abolir totalement l’anonymat en ligne.

En Tchita, le tribunal régional a interdit le « Zabaïkalskoïe levoie obïedinenie » (Union de gauche de Transbaïkalie) en le qualifiant d’organisation terroriste, à l’issue d’une procédure fondée principalement sur un petit canal Telegram aujourd’hui inactif et comptant moins de 100 abonnés. Les autorités présentent deux jeunes anarchistes emprisonnés, Alexandre Snezhkov et Lioubov Lizounova, comme « dirigeants » du mouvement, bien qu’ils affirment qu’il ne s’agissait que de pages personnelles sans structure, statuts ni organisation réelle. La décision s’appuie sur des éléments tels que des graffitis, un avatar de réseau social assimilé à un « drapeau » et des témoignages, et intervient alors que les deux prévenus ont déjà été lourdement condamnés pour vandalisme et « apologie du terrorisme » (voir notre article).

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Un rassemblement antifasciste est organisé le 19 janvier à 19h, place Igor Stravinsky à Paris, en mémoire de Stanislav Markelov et Anastasia Babourova, assassinés à Moscou le 19 janvier 2009 par un militant néonazi. A cette occasion, les organisateurs dénoncent le rôle des autorités russes dans la répression du mouvement antifasciste, comme en témoigne la détention de nombreux prisonniers antifascistes (voir notre article). Dans ce contexte, l’appel souligne la nécessité d’une solidarité internationale antifasciste.

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Harry Azaryan, étudiant en sciences politiques à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg et membre du grupe trotskyste « Pouvoir ouvrier », a été libéré de détention provisoire sous interdiction de certaines activités. En mai dernier, il avait été accusé d’« incitation au terrorisme via Internet » après qu’un agent infiltré dans son groupe ait transmis aux autorités des informations sur les membres, les réunions et une vidéo de son discours en ligne (voir notre article). Dans cette allocution, Azaryan théorisait la destruction du capitalisme par la révolution et évoquait la possibilité d’éliminer les « exploiteurs », qu’il désignait comme ennemis des masses populaires.

Le 31 décembre 2025, Pavel Krisevich a pu quitter la Russie après avoir été libéré d’une nouvelle arrestation administrative, la énième depuis sa sortie de prison le 24 janvier 2025 (voir notre article). Inscrit en novembre 2025 au registre des « agents étrangers », il avait été menacé par le FSB de nouvelles détentions s’il ne partait pas immédiatement. Depuis sa détention, Krisevich poursuivait son travail artistique en prison, créant dessins, livres et projets solidaires pour d’autres détenus. Il décrit son départ comme un moment d’euphorie en quittant « la dictature et l’absence de liberté ».

En Russie, le parquet du kraï de Transbaïkalie aurait saisi la justice afin de faire reconnaître le « Collectif de gauche de Transbaïkalie » comme organisation terroriste et d’en interdire toute activité. Selon l’accusation, ce groupe correspondrait essentiellement à un canal Telegram diffusant par le passé des informations sur des mobilisations antimilitaristes et des actions militantes locales, aujourd’hui inactif. Deux anarchistes déjà condamnés pour des publications et des graffitis seraient présentés comme des « dirigeants » présumés du collectif, Alexander Snezhkov et Liubov Lizunova, tandis qu’un jugement attendu en janvier pourrait entraîner de lourdes peines pour toute activité jugée liée à cette structure.

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Le militant de gauche et critique du Kremlin Sergei Oudaltsov a été condamné à six ans de colonie pénitentiaire pour « apologie du terrorisme », en lien avec un article soutenant des activistes russes récemment condamnés (voir notre article). Figure de l’opposition au retour de Vladimir Poutine entre 2011 et 2013, déjà emprisonné de 2014 à 2017, il a dénoncé une décision « honteuse » après le verdict.

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