À Landerneau, les syndicats enseignants du lycée de l’Elorn appellent à la grève et à un rassemblement le 9 février 2026 pour soutenir un professeur convoqué par le rectorat. Celui-ci est mis en cause pour avoir collé sur son casier un drapeau palestinien et avoir déposé une brochure d’ONG sur la situation à Gaza dans la salle des professeurs. Les organisations syndicales dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et au droit syndical.

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Au Tchad, le président du Syndicat indépendant des enseignants (SIET), Djimoudouel Faustin (photo), a été condamné à un an de prison ferme pour rébellion et trouble à l’ordre public, après avoir appelé à une grève nationale des enseignants. Arrêté et détenu depuis début janvier, il est poursuivi pour son rôle dans un mouvement réclamant de meilleures conditions de travail et de rémunération. Ses avocats dénoncent une décision politique et une atteinte à la liberté syndicale, tandis que des inquiétudes sont exprimées quant à son état de santé et à la criminalisation croissante des mobilisations sociales.

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L’Union Syndicale CGT Santé Action Sociale de l’Isère dénonce la convocation policière d’un éducateur syndiqué, prévue le mercredi 4 février 2026 à 12h30 au commissariat d’Échirolles. Cette procédure fait suite à une plainte de la direction de l’institut Ocellia pour « intrusion » lors d’une rencontre avec des étudiants en septembre dernier. Dénonçant cette atteinte aux libertés syndicales dans un contexte de tensions croissantes depuis 2023, le collectif appelle à un rassemblement de soutien dès midi devant le commissariat pour contester cet acharnement contre les travailleurs sociaux.

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À Nanterre le 29 janvier dernier, les CRS ont procédé à l’évacuation d’une occupation pacifique menée par des étudiants sans-facs, l’UNEF et leurs soutiens, à la demande de la présidence de l’université. Cette intervention intervient malgré des propositions de médiation portées par des syndicats, des organisations étudiantes et des élus, qui réclamaient la reprise du dialogue. Les collectifs dénoncent un choix de la répression plutôt que de la négociation et appellent à de nouvelles mobilisations sur le campus pour défendre le droit d’étudier des sans-facs.

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Un étudiant sans papiers, militant à la Fédération Syndicale Étudiante et au Comité Sans Papier 59, fait l’objet d’une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) depuis mai 2024 après un refus de renouvellement de son titre de séjour, et a récemment été interpellé par la Police aux Frontières alors qu’il se rendait en cours à Lille. Lors de cette arrestation, il a subi des pressions et des tentatives d’intimidation liées à son engagement militant, ainsi que des menaces de placement en centre de rétention. Malgré son parcours universitaire reconnu, la préfecture justifie la mesure par un prétendu manque de sérieux de ses études. Cette situation est un cas de répression administrative ciblant un étudiant engagé, et une mobilisation est en cours pour obtenir la levée de l’OQTF, soutenir les démarches juridiques et financer les frais d’avocat afin de défendre son droit à étudier et à vivre en France (voir ici).

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La police espagnole a investit la raffinerie Repsol et l’usine FERTIBERIA à Puertollano pour arrêter 16 travailleurs qui auraient participé à la dernière grève de la métallurgie, en novembre dernier. Les travailleurs qui effectuaient leur travail dans l’entreprise ont été menottés devant leurs collègues et emmenés au poste de police. Pendant la grève, des travailleurs avaient bloqué les accès au complexe pétrochimique de Repsol et de FERTIBERIA, et la police avait répondu avec des charges. Les 16 travailleurs sont accusés de délits environnementaux, pour avoir brûlé des pneus et du chaume aux portes de l’usine.  Selon les services de police, l’opération n’est pas clôturée et de nouvelles arrestations pourraient encore survenir.

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Les salariés du McDonald’s des Minimes, mobilisés massivement lors de la grève du 1er janvier 2026, voient leurs revendications ignorées par la direction, qui refuse d’augmenter les salaires de 80 centimes brut par heure, de verser certaines primes, d’indemniser la pénibilité et de fournir les équipements de travail. Suite à des entretiens individuels, la direction a même mis à pied l’une des grévistes. Un rassemblement est appelé ce vendredi 23 janvier à 16h au McDo des Minimes (83 Boulevard Silvio Trentin, Toulouse, Métro Barrière de Paris) pour soutenir les grévistes et dénoncer ces sanctions.

Depuis l’implantation du syndicat Solidaires dans les entrepôts d’Amazon en France, la multinationale tente systématiquement de réprimer le syndicalisme de lutte, multipliant sanctions et licenciements arbitraires pour intimider les salariés revendiquant des droits élémentaires et des conditions de travail dignes. Pour dénoncer ces pratiques et exiger la réintégration des syndicalistes sanctionnés, un rassemblement est prévu le 12 février à 11h devant le siège d’Amazon France à Clichy.

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À Fouchana, les salariés de l’usine aéronautique Mecachrome Tunisie dénoncent une répression brutale après le licenciement début janvier de douze travailleurs, dont sept syndiqués, suite à une mobilisation en décembre revendiquant hausses de salaires et primes, et après la création d’une section du syndicat Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) que la direction refuse de reconnaître. Celle-ci a justifié ces licenciements en qualifiant la grève d’« illégale », accusation contestée par les salariés. En réponse, l’UGTT a déposé un nouveau préavis et appelle à trois jours de grève du 19 au 21 janvier 2026 pour exiger le respect du droit syndical, l’arrêt des licenciements et de meilleures conditions de travail, tandis que certains salariés font l’objet de convocations par la police criminelle. De son côté, la CGT Mecachrome Toulouse a affirmé son soutien aux travailleurs tunisiens et appelle à faire front face à la répression et à renforcer la solidarité internationale.

À Paris, 52 paysans de la Confédération paysanne, dont les trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane, ont été placés en garde à vue le 14 janvier après avoir occupé pendant plusieurs heures les locaux du ministère de l’Agriculture. Cette action coup de poing, menée par plus de 150 militants, visait à dénoncer le mépris du gouvernement envers les paysans, ainsi que l’impact des accords de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur sur la souveraineté alimentaire, et l’injustice de la répartition des aides du Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI), notamment pour les territoires d’outre-mer. Les manifestants ont pénétré dans le hall de la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE), déployé des banderoles et ont été nassés par les forces de l’ordre, tandis que des journalistes étaient empêchés de filmer l’action. Jeudi 15 janvier, la Confédération paysanne appelle à se rassembler dès 11 h devant le commissariat du 13ᵉ arrondissement de Paris afin d’exiger leur libération et l’abandon des poursuites.

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