En octobre 2024, plusieurs sections du Secours Rouge International ont lancé une campagne de solidarité avec le Parti Démocratique du Peuple qui a déjà permis de récolter près de 5000$ afin de soutenir ses programmes sociaux (une clinique et une cantine populaire) à Saïda (voir ici).  Lors d’une délégation du Secours Rouge en octobre 2025 au Liban, nous avons réalisé un entretien avec Muhammad Hashisho, secrétaire général de l’organisation, sur la situation régionale et les enjeux pour la gauche révolutionnaire.

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Le 5 janvier 2026 dès 19H à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova, Toulouse), une cantine solidaire est organisée en soutien aux six militant·es poursuivi·es dans l’« affaire du 8 décembre », issue d’une opération antiterroriste menée en 2020 contre des personnes qualifiées « d’ultragauche » par le ministère de l’Intérieur. L’événement, à prix libre, est un moment de rencontre et d’information, avec un infokiosque dédié au dossier, dont le procès en appel se tiendra finalement en mai 2026 à la cour d’appel de Paris (voir notre article).

Dissolution de plusieurs groupes antifascistes en France, désignation du mouvement antifa comme “organisation terroriste” aux États-Unis ou en Hongrie, poursuites judiciaires et emprisonnement de militant·es antifas dans plusieurs pays : partout la criminalisation de l’antifascisme s’intensifie comme expression d’un processus de fascisation qui s’accélère.

L’« affaire de Budapest » en est l’une des illustrations les plus brutales. Il y a deux ans, des antifascistes venu·es de toute l’Europe ont convergé·e vers Budapest pour empêcher le “jour de l’honneur”, cette parade où des milliers de néo-nazis célèbrent encore l’alliance entre les troupes hitlériennes et hongroises. Depuis, une véritable traque transnationale s’est mise en place : à l’initiative de la Hongrie, plusieurs États européens coordonnent leurs forces pour retrouver, arrêter et livrer ces militant·es aux autorités hongroises. Certain·es, comme Maja, ont été extradé·es et sont dans une prison hongroise risquant des dizaines d’années de prison ; d’autres, comme Gino ou Zaid, sont menacés d’extradition depuis la France.

A l’occasion de la soirée Faisons Front #5 le mercredi 14 janvier à 19H au Chat Noir, le Secours Rouge Toulouse et l’AFA Tolosa organisent une rencontre avec des antifascistes et Zaid, militant antifa exilé en France et menacé d’extradition vers la Hongrie (en vidéo), afin de discuter et échanger sur les nécessaires solidarités à construire pour faire face à la criminalisation de l’antifascisme et construire notre autodéfense en toute indépendance de l’État.

Samedi 13 décembre, le Secours Rouge Toulouse organisait une ACAB Party à la Chapelle. Celle-ci a réuni des centaines de personnes venues dès 13H12 assister à la projection, la table ronde, mais aussi aux différentes activités proposées. Dès le début de l’événement, un important dispositif policier était déployé aux abords du lieu pour procéder à des contrôles d’identités, faire des provocations et intimider les participant·es. Finalement, un arrêté municipal d’interdiction a été annoncé sur les réseaux sociaux par le maire Jean-Luc Moudenc puis notifié par la police aux alentours de 18h. Respectant l’accord avec le lieu, la dernière conférence qui se tenait avec la militante abolitionniste pénale et sociologue Gwenola Ricordeau a été interrompue, puis le lieu a été évacué.

Lire le communiqué du Secours Rouge Toulouse

Lundi 14 décembre, un délégué syndical CGT au garage EDEN AUTO était convoqué pour un entretien préalable au licenciement. En réponse à cette attaque contre la liberté syndicale, la CGT appelait à la mobilisation devant l’entreprise pour soutenir le camarade lors de son entretien, mais aussi pour dénoncer de façon plus générale l’offensive répressive du patronat qui frappe de nombreux syndicalistes, notamment dans la métallurgie en Haute-Garonne. Une mobilisation réussie puisque plus de 100 personnes ont répondu à l’appel avec des délégations de syndicats d’autres garages auto, de nombreuses entreprises de la métallurgie ainsi que d’autres secteurs professionnels du privé et du public. Ces syndicalistes ont été rejoins par des travailleurs du garage qui ont débrayé pour soutenir leur collègue et délégué syndical réprimé. Lors d’un entretien extrêmement long, la direction aura énoncé près de 25 pages de reproches, directement liés à l’exercice de son activité syndicale sur le garage ou au niveau du secteur de la métallurgie. La sanction encourue n’est pas encore connue mais peut aller jusqu’au licenciement.

Le 1er novembre, Louisana Richardson a été victime d’une agression par les forces de l’ordre (voir ici). Depuis, sa vie a été bouleversée. Elle doit faire face à d’importants frais médicaux, des soins indispensables et des dépenses juridiques pour se défendre. Louisana vit seule en France, sans famille ni ressources pour l’aider dans cette épreuve. Ses soutiens appellent à la solidarité pour pouvoir l’aider à se reconstruire et affronter cette situation. En effet, elle a porté plainte et l’enquête est ouverte par le service de déontologie de la police. Elle est convoquée mercredi 3 décembre pour être entendue.

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