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Inde-Népal 1890

Samedi 11 avril, les prisonniers de la prison de Tuminting dans la ville de Manado se sont révoltés et ont incendié des bâtiments. Des centaines de policiers et de soldats ont ensuite pris d’assaut la prison et ont tiré des balles réelles sur les prisonniers en touchant au moins un à la poitrine. Les prisonniers réclament des tests pour dépister le Coronavirus ou leur libération. Une source anonyme à l’intérieur de la prison a déclaré que les responsables de celle-ci tentaient de cacher le début d’une épidémie.

Une prison en Indonésie

Une prison en Indonésie

Dimanche 5 avril, les combattant·es maoïstes opérant dans les districts de Malkangiri et Koraput d’Odisha ont annoncé un cessez-le-feu unilatéral en solidarité avec la lutte contre le Coronavirus. Le Parti communiste indien (maoïste), a ainsi déclaré que la guérilla suspendait ses actions offensives pour le moment mais se défendrait en cas d’attaque. Par ailleurs les combattant·es avaient déjà pris des mesures de distanciation sociale afin d’éviter d’infecter la population présente sur son territoire. Le cessez-le-feu vise a permettre l’accès sans entrave aux services médicaux d’urgences qui doivent intervenir dans ces districts.

Rassemblement de la guérilla

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Un soldat de l’armée gouvernementale et un combattant de la guérilla maoïste (NPA) ont été tués samedi lors d’un affrontement dans la province de Rizal. Un détachement de 18 militaires de la 2e division d’infanterie de l’armée s’est heurté à  une trentaine de maoïste à Barangay Puray, Deux soldats ont également été blessés lors de la fusillade mais sont maintenant dans un état stable. L’affrontement a eu lie malgré le cessez-le-feu décrété par le Parti communiste des Philippines (CPP) pour permettre au gouvernement de se concentrer sur sa lutte contre la propagation du coronavirus dans le pays.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Dimanche, un ancien conseiller municipal a été abattu par des maoïstes dans le district de Gadchiroli, dans le Maharashtra. Dimanche soir, des guérilleros maoïstes ont investi le village de Navejhari et ont fait sortir Hiralal Ramsay Kallo de sa résidence. Il a ensuite été emmené hors du village où il a été abattu. Les maoïstes ont laissé un document expliquant que Kallo avait été exécuté pour avoir fourni des informations à la police concernant les déplacements des guérilleros maoïstes dans la région. La police de Chattisgarh avait arrêté la semaine dernière deux entrepreneurs de Rajnandgaon et Kanker. Ceux-ci auraient fourni aux maoïstes des rations alimentaires, des uniformes et d’autres fournitures. Kallo aurait pu être leur dénonciateur.

 

Le district de Gadchiroli

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Des nouvelles révoltes ont éclaté, ces derniers jours, dans les prisons de Belgique, d’Iran et de Thaïlande. Samedi 28 mars, une révolte a éclaté à la prison de Jamioulx car le personnel a refusé de distribuer des masques longtemps attendus par les prisonniers. Ceux-ci revendiquent la gratuité du téléphone, du gel douche et de la télévision, des prix décents à la cantine (les prix ayant augmenté suite à la pandémie), des masques (que le personnel de la prison a refusé de distribuer), ainsi que du liquide désinfectant pour les mains. Ils revendique également une égalité de traitement entre tous les prisonniers.

Le lendemain, des révoltes se sont produites dans les prisons Adel Abad (Shiraz) et Avland (Hamedan) en Iran. À la prison Adel Abad, les prisonniers ont déclenché une émeute détruisant les caméras de surveillance et causant divers dommages dans deux bâtiments. À la prison Avland, les prisonniers se sont mutinés permettant à plusieurs d’entre eux de s’échapper. Des affrontements ont eut lieu avec les gardiens et les Gardiens de la révolution qui ont ouvert le feu. Le même jour, les prisonniers de la prison de Buriram en Thaïlande se sont mutinés. Ils ont détruit du mobilier et déclenché des incendies, rendant la prison inutilisable. Onze prisonniers se sont échappés, dont un était toujours en fuite lundi.

Une prison en Iran

Aujourd’hui, la Nouvelle Armée Populaire (NPA) a annoncé un cessez-le-feu unilatéral en raison du Coronavirus. Ce cessez-le-feu ordonné par le comité central du Parti communiste des Philippines (CPP) prendra effet le 26 mars et devrait se terminer le 15 avril. Les commandant·es d’unité et les milices populaires et les masses qui les soutiennent devront donc s’abstenir de lancer des offensives tactiques et consacrer leur énergie à la lutte contre la pandémie. Le but de ce cessez-le-feu unilatéral est d’assurer et de faciliter l’assistance médicale, sanitaire et économique nécessaire à lutte contre la pandémie. Par ailleurs, le Front démocratique national des Philippines (NDFP), coalition des forces révolutionnaires, exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques ainsi qu’une amnistie générale.

Combattantes de la NPA

Le 20 mars, Erlan Baltabay, dirigeant du Syndicat indépendant des travailleurs du pétrole et de l’énergie au Kazakhstan, a été libéré de prison. Condamné à 7 ans de prison en juillet 2019 pour des raisons politiques, Erlan Baltabay avait été relâché en août de la même année, sa peine ayant été remplacée par une amende qu’il avait refusé de payer et fait appel à sa condamnation. En octobre 2019, il a été condamné à une nouvelle peine de prison de cinq mois et huit jours pour avoir refusé de payer l’amende (voir notre article). Il a purgé sa nouvelle peine de prison dans son intégralité, mais est toujours interdit de toute activité publique, y compris les activités syndicales, pour les sept prochaines années.

Erlan Baltabay

Dix-sept policiers ont été tués et quinze autres ont été blessés dans une embuscade de la guérilla maoïstes. L’attaque a eu lieu samedi après-midi près du village d’Elmaguda, dans le district de Sukma, à 1 100 kilomètres au sud de Patna, la capitale de l’État du Bihar. Elle a visé une force conjointe anti-guérilla de la Special Task Force (STF) et de la District Reserve Guards (DRG) qui tentaient de surprendre la 2e compagnie de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération signalée à Elmagunda. C’est cette même 2e compagnie qui a tendu l’embuscade. La fusillade a duré 5 heures. Douze tués appartenaient à la DRG et cinq à la STF. Quatre des 15 blessés sont dans un état critique. Les maoïstes se sont retirés en emportant 16 armes. Les renforts, 550 membres des forces spéciales, n’ont pu atteindre les lieus de l’embuscade et récupérer les corps qu’aujourd’hui dimanche, en matinée. La région est un bastion connu de l’insurrection maoïste depuis plus de 40 ans.

Combattants maoïstes

 

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Édit 23 mars 2020 : La mutinerie de la prison de La Modelo à Bogota a fait 23 morts et 83 blessés. Les familles des prisonniers se sont rassemblées, malgré le confinement, afin de tenter de recueillir des informations face au long silence des autorités.

En plus des révoltes qui ont éclaté dans les prisons d’Europe (voir notre article), on recense des mouvements similaires en Amérique latine, Afrique, au Moyen-Orient et en Inde. En voici un compte-rendu non-exhaustif. En Colombie, des mutineries ont éclaté samedi soir dans les prisons de Bogota et Ibagué. Les quelques 123 000 prisonnières et les prisonniers mécontent·es des mesures prises dans le cadre du Coronavirus se ont participé à des émeutes, des incendies, et se sont affronté avec les quelques 14 000 gardiens. Des coups de feu ont été entendus. Les prisonnières et les prisonniers demandent du matériel pour se protéger de la pandémie et le rétablissement des visites de leurs proches. Au Mexique, des prisonniers d’Atlacholoaya  se sont révoltés. Certains en ont profiter pour tenter de s’évader. La police ouvert le feu, tuant trois évadés et blessant dix autres. Mais d’autres prisonniers seraient toujours en fuite.

En Ouganda, une émeute a éclaté dans la prison du district d’Arua. Les affrontements se sont déclenchés après qu’un prisonnier qui avait tenté de gravir le périmètre de la prison pour s’échapper ait été abattu. L’émeute a été réprimée par les force de sécurité qui ont tué au moins six prisonniers et en ont blessé 23 autres. Par ailleurs, 23 prisonniers se sont échappés. Au Bengale de l’Ouest (Inde), une mutinerie a éclaté, samedi 21 mars, à la prison de Kolkata (dans l’ouest du pays). Les prisonniers ont incendié une partie de la prison. Des affrontements ont eut lieu avec les gardien et la police. Une unité spéciale de la police est intervenue pour réprimer la révolte faisant 4 morts et au moins blessés parmi les prisonniers. Les prisonniers demandaient le rétablissement des visites de leur proche ainsi que leur audience devant les tribunaux.

En Iran, une mutinerie a éclaté, vendredi 20 mars, dans la prison centrale d’Aligoudarz. Les prisonniers qui risquaient d’être exposés au coronavirus, se sont mutinés et ont désarmé des gardiens et ont tenté de s’évader. Les affrontements entre prisonniers et gardiens se sont étendus à l’extérieur et ont duré plusieurs heures. Des unités des pasdaran sont entrées en scène pour réprimer la mutinerie. Plusieurs prisonniers ont réussi à s’échapper. D’autres ont été tués ou blessés quand les forces de sécurité ont ouvert le feu. Le jour d’avant, le 19 mars 2020, environ 250 prisonniers de la prison de Parsilon à Khorramabad s’étaient mutinés et, après avoir désarmé les gardiens, avaient réussi à s’échapper. Les gardiens et les forces de sécurité avaient également ouvert le feu sur les évadés en tuant un certain nombre.

Des prisonniers ougandais blessé lors de la révolte

Le vendredi 13 mars, Julius Soriano Giron, président de la Commission militaire nationale du Parti communiste des Philippines (maoiste), son épouse Lourdes Tan Torres (membre du comité exécutif du PCP) et deux aides, ont été tués lors d’un raid de militaires et de policiers. Selon la police, l’opération s’est faite dans le cadre d’un mandat d’arrêt. Julius Giron et Lourdes Tan Torres auraient utilisé des armes lors de cette intervention. Le PCP a dénoncé cette affirmation comme mensongère, a indiqué que Julius Giron et de Lourdes Tan Torres n’étaient pas armés et n’étaient pas en mesure de riposter. Cet assassinat aurait été perpétré dans le cadre de la guerre de répression du président philippin Duterte contre l’insurrection maoiste aux Philippines. Julius Giron était l’un des principaux cadres du Parti et principal consultant pour la paix auprès du Front démocratique national des Philippines (NDFP).

Julius Soriano Giron