Le média associatif L’Empaillé est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour « injure » à la suite d’une plainte déposée par le directeur de la police municipale de la ville. La procédure fait suite à des publications journalistiques critiquant son action et son rôle institutionnel, que le plaignant estime attentatoires à son honneur. Le média dénonce une utilisation de l’outil judiciaire visant à l’épuiser financièrement et humainement, soulignant l’asymétrie entre un responsable public disposant de moyens importants et une rédaction indépendante aux ressources limitées. Après un premier renvoi demandé par le plaignant en octobre 2025 (voir notre article), l’audience est désormais fixée au 8 janvier 2026, date à laquelle L’Empaillé demandera sa relaxe et une indemnisation des frais de justice engagés. A cette occasion, un rassemblement de soutien est organisé ce jour à 13H devant le tribunal correctionnel de Perpignan (place Arago).

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Les autorités italiennes poursuivent une répression judiciaire contre le militant anarchiste Gabriel Pombo da Silva, condamné à deux ans de prison pour « incitation au délit » dans le cadre de l’opération Scripta Manent, malgré la reconnaissance par l’État espagnol qu’il a déjà purgé 2 ans et 8 mois de détention en trop. Refusant de reconnaître cette peine excédentaire ou d’accorder toute mesure alternative, le tribunal de Turin a activé un Ordre européenne de détention en s’appuyant notamment sur l’absence de « repentir ». Le 7 décembre, Gabriel a été arrêté en Espagne après s’être présenté au commissariat de Vigo à la suite de la notification de cette OEDE, avant d’être remis en liberté provisoire par l’Audience nationale de Madrid (voir notre article), qui a jugé la demande illégitime car fondée sur un « délit d’opinion ». Il reste néanmoins soumis à un strict contrôle judiciaire, tandis que s’ouvre une longue bataille juridique contre cette répression transnationale.

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Arrêté début mars 2025 et placé en garde à vue pendant 48 heures pour « apologie du terrorisme » à la suite d’un discours prononcé en manifestation, Alex de la LJR (Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire) passe en procès le 13 janvier prochain au tribunal judiciaire de Paris. Placé sous contrôle judiciaire, il a également été suspendu de son travail, illustrant l’extension des sanctions au-delà du cadre pénal. Afin de le soutenir, plusieurs organisations appellent à se rassembler ce même jour dès 12H30 au Tribunal de Paris, Porte de Clichy.

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Dans l’Etat espagnol, les plateformes anti-répression de Barcelone et de Ponent alertent sur la situation de prisonniers politiques antifascistes à travers le lancement d’un répertoire visant à empêcher leur invisibilisation. Cette initiative met en lumière une répression persistante exercée contre des militants engagés dans la lutte contre le fascisme. Face à cette réalité, les collectifs appellent à une solidarité accrue, notamment par l’envoi de lettres, afin de rappeler que la lutte continue derrière les barreaux et d’exiger une amnistie totale.

Après de longues années d’enfermement, le militant anarchiste Kostas Sakkas (voir photo) est libre après plus de sept ans passés à la prison de Korydallos, tandis que le combattant du mouvement social Giorgios Petrakakos a également retrouvé la liberté après dix ans de détention. Arrêté en juin 2019 lors de l’expropriation d’un convoi de fonds, Kostas Sakkas avait été condamné à sept ans et dix mois, tandis que son compagnon Giannis Dimitrakis, arrêté dans la même affaire, reste incarcéré et purge une peine de onze ans et demi. Giorgios Petrakakos, condamné à plusieurs reprises pour des braquages de banque, a été ciblé en détention par les autorités qui ont tenté de l’associer à Lutte Révolutionnaire, accusation qu’il a toujours rejetée.

Lors des célébrations du Nouvel An 2026 en Allemagne, au moins deux personnes sont mortes et des centaines d’autres ont été arrêtées dans un contexte de violences et de répression policière. Deux jeunes de 18 ans ont perdu la vie à Bielefeld en manipulant des engins pyrotechniques, tandis que de nombreux blessés ont été recensés dans plusieurs villes, dont Berlin où des hôpitaux ont accueilli des patients souffrant de mutilations graves. La police a procédé à environ 400 arrestations dans la capitale et a fait état d’au moins 24 policiers blessés. Des affrontements ont éclaté dans plusieurs grandes villes, avec usage massif de feux d’artifice contre les forces de l’ordre, mise en place de barricades et incendies de poubelles.

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Le 30 décembre 2025, la direction du centre fermé de Merksplas, sur ordre de l’Office des étrangers, a mené des fouilles répressives et placé 15 détenus au cachot après avoir eu connaissance de projets d’actions collectives contre l’enfermement. En réaction, une vingtaine de personnes détenues ont entamé une grève de la faim. Elles dénoncent des conditions de détention inhumaines : nourriture déplorable, absence de soins médicaux, violences, isolement, présence de mineurs cachés, enfermement prolongé de personnes malades, âgées ou ayant une vie familiale en Belgique, ainsi que des atteintes linguistiques et à la dignité. Les grévistes exigent un traitement digne et respectueux de leurs dossiers, rappelant que ces centres fermés sont des prisons pour des personnes innocentes.

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A l’appel de plus de 25 organisations, syndicats et associations, un rassemblement est organisé ce samedi 3 janvier dès 18H à la sortie du métro Jeanne d’Arc à Toulouse pour dénoncer l’agression de l’impérialisme états-unien au Venezuela. Comme le souligne l’appel commun, « il s’agit de la pointe avancée d’un redéploiement impérialiste en l’Amérique latine, après les ingérences électorales en soutien à l’extrême droite de Javier Milei ou les menaces de douane pour éviter l’incarcération du putschiste Jair Bolsonaro au Brésil. Il faut absolument réagir à cette déclaration de guerre contre le Venezuela. D’autant que la France apporte son soutien aux manœuvres de déstabilisation étasunienne par sa présence militaire dans les Caraïbes. »

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La crise migratoire à la frontière polono-biélorusse a révélé que la Pologne a contourné le droit européen en créant une zone d’exception de trois kilomètres où les ONG, journalistes et avocats étaient interdits, permettant des expulsions immédiates vers la Biélorussie. Ces pratiques violent le principe de non-refoulement, la CEDH et la Charte des droits fondamentaux de l’UE. Le cas polonais montre comment le droit européen, inefficace et sans moyens coercitifs, se plie aux intérêts nationaux, sacrifiant les droits fondamentaux au nom de la sécurité et du contrôle migratoire.

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