Si le budget de la police sera touché par le plan d’économie du budget 2022, grâce au plan de relance européen, 10,03 millions d’euros seront investis en Belgique dans le projet cyberscurité et 9,33 millions dans la numérisation des procédures d’affaires judiciaires. Lors du conclave budgétaire, 79 millions ont en outre été accordés au projet de digitalisation “ipolice” et des crédits supplémentaires de 50, 70 puis 90 millions d’euros seront également débloqués d’ici 2024. Ils seront utilisés pour assurer le recrutement de 1.600 aspirants par an et couvrir les besoins d’investissements. En 2020, le recrutement a été interrompu. Au total, 1.133 nouveaux aspirants ont néanmoins commencé leur formation. Pour cette année, 1.123 nouveaux inspecteurs ont commencé leur formation ce 15 octobre et d’autres suivront en décembre, pour atteindre le chiffre de 1.600 nouvelles recrues.

Le collège communal de Liège a par ailleurs proposé lundi soir au conseil d’approuver le cahier des charges pour l’achat de deux drones équipés de caméras mobiles à destination de la zone de police locale. Le but étant de les utiliser lors de manifestations et d’évènements, pour préparer des opérations de police, pour aider au constat d’incivilités ou encore pour observer l’évolution de la mobilité dans la ville et ainsi proposer des itinéraires alternatifs. De nombreuses missions préventives et répressives sont ainsi envisageables avec eux. Le budget total pour leur achat est de plus de 88.000 euros. Ils devraient être opérationnels d’ici quelques mois, le temps de passer le marché public et de former les pilotes.

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Un rassemblement aura lieu ce jeudi 28 octobre, à 19H30, devant l’Hôtel de ville de Saint-Gilles. Il s’agit d’une part de fêter la victoire de la mobilisation qui a abouti à la dissolution de la brigade UNEUS, d’autre part pour maintenir la pression contre la politique sécuritaire de la commune de Saint-Gilles. (voir le texte de l’appel)

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Lundi 11 octobre, Fabien Bauduin, ancien responsable syndical à Solidaires 21 était jugé au tribunal correctionnel de Dijon pour « participation a un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions de biens ». Le 1er décembre 2018, acte III des gilets jaunes, Fabien Bauduin participait à cette manifestation historique, pendant laquelle des affrontements avaient eux lieux tout l’après-midi dans la rue de la Préfecture. Comme ailleurs en France, les policiers avaient été complètement débordés par les manifestant·es et avaient du se contenter de protéger la préfecture de manière statique, repoussant les assaut des émeutier·es. Le syndicaliste avait été interpellé à son domicile le 18 décembre et mis en examen le soir même. Le procureur de la république réclamait 8 mois de prison avec sursis, 2.000 euros d’amende et 5 ans de privation de droits civiques.

Les grilles de la mairie de Dijon le 18 décembre 2018

 

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La cour d’appel de Liège a condamné mardi les 17 militants et responsables de la FGTB, poursuivis à la suite d’une action de blocage du pont de Cheratte en octobre 2015, à des peines allant de 15 jours à 1 mois avec sursis et à des amendes allant de 200 à 350 euros. Le tribunal correctionnel de Liège les avait condamné en novembre 2020 à des peines allant de 15 jours de prison avec sursis à 1 mois de prison avec sursis et avec amendes de 600 euros (voir notre article). Le syndicat avait fait appel, il ira maintenant en cassation.

 

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Six associations et collectifs de soutien aux prisonniers politiques corses ont décidé de passer à l’action ensemble. Lors d’une conférence de presse commune mercredi à Corte, l’Ora di u Ritornu, Aiutu Paisanu, Patriotti, Sulidarità, Aiutu Patriotticu et le Comité de défense d’Yvan Colonna ont appelé le peuple corse et tous ceux qui se sentent concernés par la cause des prisonniers politiques corses à se rassembler mercredi 20 octobre à 11 heures devant la sous-préfecture de Corte.

 

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Lundi 25 octobre dès 19H au Chat Noir (33 rue Antoine Puget, 31200 Toulouse), le Secours Rouge Toulouse vous invite à une soirée-débat sur l’histoire des Cellules Communistes Combattantes en présence de Bertrand Sassoye, membre fondateur des CCC et ancien prisonnier politique. Après une courte introduction, un documentaire sera projeté, suivi d’une intervention de notre invité ainsi que d’une discussion. À cette occasion, Bertrand Sassoye reviendra sur la création et l’histoire des « CCC », les Cellules Communistes Combattantes dont il fut l’un des fondateurs. Ce groupe révolutionnaire choisit la voie de la lutte armée dans les années 80 en Belgique. Les CCC signèrent alors 28 attaques, ciblant notamment des intérêts matériels impérialistes et des symboles du capitalisme (tels que banques, entreprises, ou encore oléoducs de l’OTAN). L’organisation cessa son activité après l’arrestation de ses principaux membres et leur condamnation en 1988 à la perpétuité.

L’événement Facebook

Deux militants du groupe anarchiste Rouvikonas sont poursuivis pour l’exécution d’un agresseur et dealer en 2016, par une milice anarchiste, à Exarchia (voir notre article). Giorgos Kalaitzidis et Nikos Mataragkas risquent la prison à vie. Le premier témoin à charge était une habitante du quartier de Kifissia qui fréquentait autrefois Exarcheia. Mais au lieu d’accuser Giorgos et Nikos, elle a subitement démasqué la police. Elle a tout d’abord dévoilé qu’elle n’était pas du tout à Exarcheia le jour de l’exécution et que ce qu’elle devait dire dans ce procès lui avait été dicté. Elle a précisé que la police lui avait promis de l’aider dans ses affaires personnelles (poursuites pour trafic de drogue) si elle témoignait contre les deux accusés. Elle a ajouté qu’elle n’avait jamais vu les deux anarchistes.

Après ce témoignage accablant sur la façon dont le complot a été organisé par la police grecque, les deux autres témoins à charge ont enfoncé le clou. Tout d’abord, une infirmière d’EKAB (le samu grec) a dit qu’elle ne savait absolument rien. Puis, le troisième témoin a fait savoir qu’il ne reconnaissait ni Giorgos ni Nikos, alors qu’il était sur les lieux de l’exécution : c’est le principal témoin oculaire. Après cette première étape calamiteuse, le procès a été ajourné au vendredi 29 octobre à 11h00.

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Avec l’aide d’un blindé, la police a pénétré vendredi matin dans le « Köpi », à Berlin-Mitte, un espace alternatif occupé par des tentes et des véhicules-logements. Les policiers ont découpé au chalumeau les tôles protégeant l’espace. Ils ont aussi usé de tronçonneuses alors qu’ils étaient bombardés de projectiles divers. Lors de l’évacuation, 37 habitants et partisans du projet ont été embarqués en début d’après-midi. Il y a eu 21 arrestations au cours de l’opération, des occupants mais aussi des manifestants solidaires qui s’étaient rassemblés autour du site de la Köpenicker Straße. Neuf partisans du « Köpi » sont restés perchés sur des arbres du quartier.

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Le mercredi 13 octobre, le procès dit de « Wasen » contre deux antifascistes de Stuttgart s’est achevé au tribunal régional supérieur de Stuttgart par des condamnations extrêmement lourdes : des peines de prison 4 ans et demi pour Jo, et 5 ans et demi pour Dy. Les deux militants sont accusés d’avoir été impliqués dans une altercation physique avec des membres du pseudo-syndicat fasciste « Centre Automobile » le 16 mai 2020, en marge d’une marche de l’extrême-droite (« Querdenker »). Dans le cadre des mesures de surveillance et des perquisitions à grande échelle ciblant les structures antifascistes de Stuttgart, Jo et Dy ont été arrêtés ; tandis que le premier a été temporairement libéré après plus de six mois de détention provisoire, Dy est enfermé à Stuttgart-Stammheim depuis plus de onze mois.

A l’issue du procès, qui ne reposait que sur des preuves circonstancielles, la défense avait demandé l’acquittement des deux antifascistes le 29 septembre 2021. Le procureur, en revanche, avait plaidé une condamnation pour lésions corporelles dangereuses et particulièrement graves ainsi que pour atteinte particulièrement grave à l’ordre public et avait requis des peines d’emprisonnement de cinq ans et six ans respectivement. Un rassemblement de solidarité s’était réuni devant le bâtiment du tribunal, qui a pris acte du verdict par de fortes protestations. Pour le 23 octobre 2021, la campagne de solidarité « L’antifascisme est nécessaire » appelle à une manifestation sous la devise « Liberté pour tous les antifas ! ».

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Dans la nuit du 12 octobre, une attaque au moyen d’engins incendiaires a détruit la flotte de véhicules du Service de l’ordre public d’Alt-Hohenschönhausen, dans le nord-est de Berlin. L’action a été revendiquée par Groupe autonome « Peter H. » [Peter H. s’est ôté la vie le 31 mai dernier, peu avant son expulsion de chez lui, à Kreuzberg] qui dénonce les opérations d’expulsions locatives à Berlin et l’expulsion annoncée du squat Køpi Wagenplatz.

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