Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a pris arrêté d’interdiction jeudi visant la manifestation de l’Association des Palestiniens en Ile-de-France en évoquant des incidents lors d’une manifestation pro-palestienne en 2014. L’Association des Palestiniens en Ile-de-France a condamné cette interdiction et dénoncé la complicité de la France avec l’État d’Israël. La manifestation était au départ prévue pour commémorer la Nakba, l’exode forcé de centaines de milliers de Palestiniens à la création d’Israël en 1948. Avant que la répression des manifestations à Jérusalem et l’escalade des bombardements entre Israël et la bande de Gaza de ces derniers jours ne vienne dessiner la perspective d’un rassemblement important. Un recours déposé par les avocats de l’Association des Palestiniens en Ile-de-France contre l’arrêté d’interdiction.

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Mercredi 12 mai vers 19h, le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) Bertrand Heilbronn, 71 ans, a été arrêté par la police à sa sortie du Quai d’Orsay où il avait été reçu par un conseiller du Ministre au sein d’une délégation comprenant des parlementaires, des représentants associatifs et syndicaux. Arrêté par les policiers qui avaient escorté la délégation jusqu’au lieu du rendez-vous, il a été menotté puis emmené au commissariat du 7ème arrondissement de Paris et mis en garde à vue. Son arrestation avait pour motif le fait qu’il avait appelé à manifester devant le métro Invalides en soutien au peuple palestinien. Une manifestation s’était, en effet, tenue vers 16h et avait regroupé plusieurs centaines de personnes. La préfecture l’aurait interdite quelques heures avant son début.

Arrestation du président d'une association de solidarité avec la Palestine

Arrestation du président d’une association de solidarité avec la Palestine

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Dimanche 9 mai à Kiev le jour de la commémoration de la capitulation de l’Allemagne nazie. Deux sœurs sont sorties, comme chaque année, avec le portrait du maréchal Joukov. La police a tenté de les arrêter, mais des gens les ont protégées et ont empêché leur arrestation. L’année dernière, les deux sœurs avaient été agressées par des nationalistes mais protégés par des Ukrainiens pro-soviétiques. En 2017 et 2015, les policiers avaient réussis à les arrêter. Les deux femmes ont 84 ans et étaient enfants lorsque Kiev a été libérée par l’Armée rouge. Elles disent avoir été témoin des atrocités nazies et des exécutions massives de Juifs de Kiev, de communistes et de prisonniers de l’Armée rouge par les nazis allemands et les nationalistes ukrainiens. « Nous n’avons pas peur. Nous n’avons rien à perdre. Notre mère et nos pères ont déjà brisé le fascisme. Et nous allons le casser à nouveau », ont-elles commenté.

Tentative de répression d'une commémoration de la victoire sur le nazisme

Tentative de répression d’une commémoration de la victoire sur le nazisme

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Dimanche 9 mai, une manifestation populaire s’est déroulée dans les rues de Berlin en soutien aux révoltes à Jérusalem contre le nettoyage ethnique israélien du quartier de Sheikh Jarrah (voir notre article). Lorsque la manifestation est arrivée sur Hermannplatz, la police allemande a attaqué le cortège et a interpellé au moins quatre jeunes palestiniens. Une nouvelle manifestation sera organisée à Berlin, comme partout dans le monde, à l’occasion du 15 mai, jour de commémoration de la Nakba, en soutien aux révoltes de Jérusalem.

L’entreprise française Idemia spécialisée dans l’identité numérique et Interpol vont collaborer pour la mise en place d’un nouveau système « multi-biométrique »  baptisé MBIS. MBIS sera une sorte de moteur de recherche biométrique dédié aux fonctionnaires de police des 194 Etats membre d’Interpol. Chaque jour, jusqu’à un million de recherches d’empreintes digitales, palmaires et de reconnaissance faciale pourront être effectuées et ainsi identifier les potentiels suspects grâce à des comparaisons. MBIS facilitera également le travail des policiers grâce au stockage de photos de preuves et des renseignements sur les liens entre une affaire en cours et une personne ou entre plusieurs affaires. Il inclut aussi un ensemble d’outils d’amélioration et de traitement photo et vidéo. Il permet par exemple le traitement des minuties, qui désignent les particularités des sillons de la pulpe des mains.

Idemia et Interpol collaborent depuis 20 ans. Le premier contrat remonte à l’année 2000. Il avait pour objectif de faciliter la coopération entre les forces de police nationales grâce à un système automatisé d’identification biométrique. Il offrait une base de données commune d’empreintes digitales de suspects dans des affaires criminelles. Puis, en 2016, Interpol s’est équipé d’un logiciel de reconnaissance faciale. L’entreprise implantée à Courbevoie travaille également avec l’Union européenne. Il a été choisi, aux côtés de Sopra Steria, pour mettre en place une base de données biométriques dédiée au contrôle des frontières de l’espace Schengen.

Le parquet a requis, jeudi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, une peine de travail de 200 heures à l’encontre d’un participant à la première boum poursuivi pour coups et blessures envers deux policiers. Il aurait lancé des bouteilles sur deux policiers de la cavalerie de la police fédérale et aurait été identifié au moyen de vidéos des événements. Le jugement sera prononcé le 4 juin.

La boom

La boum

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Pablo Hasel, rappeur communiste emprisonné à la prison de Ponent (voir notre article), est à nouveau en procès. Il est accusé de « crime de haine et de discrimination contre l’état espagnol » car il avait incendié un drapeau espagnol lors d’un concert à Majorque en 2018. Ce procès se tient à la suite d’une plainte du parti d’extrême-droite « Vox » suivie par le parquet. Par ailleurs, le tribunal de Lleida a confirmé hier une condamnation à six mois de prison du rappeur. Ce dernier avait eu une altercation en 2016 avec un journaliste de la télévision officielle catalane, qui essayait de s’imposer pour filmer une occupation du rectorat de l’Université de Lleida, malgré l’opposition des étudiant·es occupant le bâtiment. Notons que ce journaliste s’était à la base déplacé dans le but d’assister à une conférence de presse donnée par des étudiant·es abandonnant le mouvement et par les autorités de l’université.

Pablo Hasel

Pablo Hasel

Devant la cité scolaire de Saint-Nazaire comme dans d’autres villes de France, des lycéens ont organisé hier mercredi le blocus de leur établissement pour demander que le bac soit entièrement validé via le contrôle continu, en raison de la crise sanitaire. Peu après 9h a démarré un face-à-face tendu avec jets de projectiles et usage de gaz lacrymogènes. Des renforts de police sont arrivés de Nantes, les affrontements ont continué et quatre policiers ont été blessés. Deux personnes ont d’abord été interpellées : une jeune fille de 18 ans et une femme de 38 ans, soupçonnée d’avoir tagué une voiture de police et donné un coup de pied à un policier. Ce jeudi, une autre personne a été interpellée. Accusé d’être l’auteur « de violences répétées par des jets de projectiles » en direction des forces de l’ordre, un lycéen majeur a été placé en garde à vue.

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Mercredi 28 avril, les députés européens ont adopté une nouvelle réglementation permettant aux États membres d’imposer aux plateformes en ligne le retrait en une heure des messages, vidéos et photos faisant le jeu de la “propagande terroriste” à partir de l’année prochaine. Cette nouvelle réglementation européenne autorisera bientôt les États membres à nommer des autorités compétentes, qui seront chargées d’émettre des injonctions et de définir des sanctions, qui pourront grimper jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial. Les fournisseurs de services concernés auront alors une heure après réception de l’injonction pour supprimer ou bloquer l’accès au contenu jugé problématique. Chaque procédure fera ensuite l’objet d’une vérification afin de vérifier que la décision de retrait ne viole pas les droits fondamentaux. Plusieurs dizaines d’organismes à l’image d’Amnesty International, Reporters sans frontières ou Human Rights Watch avaient déjà appelé au rejet de ce texte, qui pourrait pousser les plateformes à déployer des outils automatisés de modération de contenus politiques.

Le parlement européen