Une manifestation devait avoir lieu, ce samedi 13 mars après-midi, dans le centre de Liège entre la Place de la République française et la place Saint-Lambert. Cette manifestation fait suite à l’arrestation violente d’une aide soignante qui s’était déroulée lundi dernier et qui avait suscité l’indignation après la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux. La manifestation a rapidement tourné à l’affrontement avec la police. Les manifestant·es ont notamment attaqué un Mc-Donald situé place la République française et le commissariat du centre (rue de la Régence). Des pelotons de maintien de l’ordre et une autopompe sont intervenus vers 16h. L’autopompe est entrée en action aux alentours de 16h45 pour disperser les manifestants. Le nombre de manifestant·es blessé·es ainsi que le nombre d’arrestation ne sont pas encore connus.

Mise à jour du 14/03/2021 :

La police déclare 36 blessés dans ses rangs dont 9 policiers hospitalisés dont un qui se trouverait toujours à l’hôpital pour une clavicule cassée. Du coté manifestant, il y aurait 4 personnes hospitalisées ainsi que 10 arrestations.

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Les deux derniers procès en appel des membres de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » se déroulent ces jours-ci. Dans les deux cas, la principale accusée est le camarade Pola Roupa. Le premier concerne les attaques à l’explosif le 10 avril 2014 contre la succursale de la Banque centrale européenne, la Banque de Grèce et le bureau du FMI, pour lesquelles elle a été condamnée à la réclusion à perpétuité. Le second concerne principalement le détournement d’un hélicoptère le 21 février 2016 afin de libérer le camarade Nikos Maziotis et d’autres détenus.

Depuis fin septembre-début octobre, date à laquelle les procès ont commencé, Pola est soumise à des transferts continuels de la prison de Thiva, où elle est détenue, à la prison de Korydallos où se déroulent les audiences. Ce sont les représailles de l’État aux tentatives de la camarade d’organiser des protestations des femmes détenues dans la prison de Korydallos en mars 2020 afin que des mesures soient prises pour les protéger de la pandémie. En novembre, de retour à la prison de Thiva, la vie de Pola a été mise en danger lorsque la camionnette de police qui la transportait est entrée en collision avec l’une des voitures de police de l’escorte. De plus, cela implique à la mise en quarantaine « covid », pendant deux semaines et dans les deux prisons, à chaque transfert.

Pola Roupa et Nikos Maziotis

Pola Roupa et Nikos Maziotis

En octobre 2020 dans plusieurs villes italiennes plusieurs manifestations et affrontements ont eu lieu pour protester contre le couvre-feu (voir notre article). À Turin le 26 octobre des milliers de personnes, la plupart de la périphérie populaire qui entoure la ville, s’étaient mobilisé en centre-ville. Le bilan : affrontements violents avec la police et vitrines de magasins de luxe cassées. Mardi 9 mars, une importante opération de police a notifié 30 mesures conservatoires à des jeunes et à des adolescents qui auraient participé à cette manifestation. Le délit reproché est celui de « dévastation et saccage », réminiscence du code pénale d’époque fasciste.

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Les informations relatives à la journée internationale de solidarité avec Dimitris Koufontinas continuent à parvenir (voir le précédent compte rendu-ici). La façade du siège de la CDU (parti chrétien-démocrate, allié du parti ND au pouvoir en Grèce) a été maculé de peinture à Tübingen ; un rassemblement a eu lieu au bureau de la Commission Européenne à Marseille ; le comptoir d’Aegean Airways a été attaqué à Berlin ; des banderoles ont été accrochées à Milan et le consulat de Grèce a été tagué à Liège (photo). En Grèce, le mouvement de solidarité reste très vaste et très actif. Une demande des avocats de Dimitris a été rejetée par le Conseil d’état par ce qu’il s’est déclaré incompétent.

La plainte collective de parents d’adolescents violentés par la police à la suite de la manifestation du 24 janvier dernier à Bruxelles (voir notre article) n’a pas été acceptée par le juge d’instruction mardi. Le juge d’instruction, saisi à la suite d’une première plainte déposée avec constitution de partie civile, a estimé qu’il devait être saisi par le procureur du roi en ce qui concerne les autres plaintes. Il ne les a donc pas actées mardi, a expliqué mercredi Me Patricia Van Der Smissen, conseil de parents d’adolescents victimes. « Nous demandons donc maintenant au procureur du roi de recevoir ces nouvelles plaintes et de confier l’enquête au même juge d’instruction », a-t-elle ajouté. « Nous refusons de déposer plainte séparément. La balle est dans le camp du procureur du roi », a pour sa part expliqué Me Selma Benkhelifa, représentant d’autres parents dans cette affaire.

Arrestations le 24 janvier

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Mercredi 10 mars, le tribunal de Zurich jugeait un antifasciste accusé d’avoir participé à une attaque sur un groupe de néo-nazi en 2019. Les faits se sont déroulés en vielle ville quand un groupe de néo-nazi attablé en terrasse d’un bar se sont fait attaquer par un groupe d’antifasciste. Plusieurs fascistes avaient été blessés. Le tribunal avait aussi décidé de juger en même temps une accusation de participation aux émeutes qui ont eu lieu à Hambourg lors du G20 en 2017. Le militant antifasciste a refusé de répondre aux questions du juge et a seulement fait une déclaration politique attaquant le fascisme et le capitalisme. En dehors du tribunal un rassemblement de soutien a réuni plus d’une cinquantaine de personnes malgré les tentatives de la police d’empêcher l’évènement. Le juge a finalement doublement acquitté le militant.

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Une militante anarchiste de Lille a été condamnée lundi 8 mars pour des outrages sur un policier lors d’une manifestation ce week-end. Elle avait été interpellée ce samedi 6 mars à Lille, lors de la manifestation contre les violences policières qui a donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre (voir notre article). Il lui était reproché d’avoir insulté un officier de police de « facho » et de « collabo ». Cet agent, chargé de filmer la manifestation, a alors fait parvenir la vidéo au parquet, des images que le président a diffusée en début d’audience. Elle a écopé de deux mois de prison avec sursis, mais doit se présenter devant le juge de l’application des peines, pour un possible aménagement. Cette peine est susceptible d’appel.

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La police fédérale a mené ce matin environ 200 perquisitions, dont une vingtaine renforcée avec les unités spéciales, visant le crime organisé lors d’une intervention coordonnée au plus haut niveau policier et judiciaire. On dénombrerait au moins 10 arrestations. Dans le viseur : des utilisateurs de téléphones sécurisés de la marque SKY ECC. Le prix annuel d’une licence pour l’un de leurs appareils est affiché à €2.200. Il s’agit d’un concurrent d’EncroChat dont les téléphones avaient été hackés par les polices françaises et néerlandaises (voir notre article), ce qui donne une piste sur les méthodes utilisées par la police belge. L’enquête durait depuis fin 2019, sous la direction des parquets fédéral et anversois et a mobilisé les enquêteurs de la Computer Crime Unit.

Ces méthodes posent des questions légales puisque les preuves ont été recueillies massivement sur bases de suspicions liées à l’utilisation d’un moyen de communication sécurisée afin d’y rechercher des actes potentiellement délictueux, ce qui pourrait rendre les éléments irrecevables en justice.

Ces affaires ont fait connaître médiatiquement les sociétés de « cryptophones », qui proposent des smartphones soi-disant sécurisés pour des abonnements aux prix mirobolants. Comme l’affaire Encrochat l’avait démontré, ce genre de scénario offre une surface d’attaque très large à la police (code-source fermé, accès physique possible aux serveurs, pressions directes sur les employés ou directeurs de ces sociétés, etc.)

La protection des communications vue par SKY ECC

La protection des communications vue par SKY ECC

Tournées dimanche après-midi sur la place de Nea Smyrni, à cinq kilomètres du centre-ville, les images d’un jeune homme à terre frappé à coups de matraque par un policier, en présence d’au moins trois autres agents, sont devenues virales. On entend le jeune homme crier : « j’ai mal », tandis que des passants s’indignent du comportement des policiers. La police a prétendu que les forces de l’ordre avaient été attaquées, ce que de nombreux habitants de Nea Smyrni ont formellement démenti. En fait, ces violences ont débuté après des protestations de passants contre des policiers qui étaient en train d’infliger une amende à une famille assise sur un banc de la place. Onze personnes ont été arrêtées dimanche lors de cet incident. Peu après, des centaines de personnes se sont rassemblées spontanément dans la soirée et le rassemblement a été dispersé par la police antiémeute qui a fait usage des gaz lacrymogènes.

Lundi soir, plus de 5000 personnes ont manifesté à Athènes pour « briser la répression » à l’appel du syndicat PAME. Une banderole dénonçait « la répression policière » du gouvernement de Kyriakos Mitsotakis accusé d’un tour de vis sécuritaire depuis son élection en juillet 2019. Les affrontements ont débuté lorsqu’une partie des manifestants s’est dirigée vers le commissariat de Nea Smyrni. Ils ont lancé des pierres et des cocktails Molotov contre le commissariat et les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Les manifestants ont fait tomber un policier de sa moto et l’ont rossé. Dix manifestants ont été interpellés, certains avant la manifestation pour détention de cocktails Molotov.

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En réaction à la gestion catastrophique de l’épidémie de COVID-19 par les autorités belges, plusieurs actions et cortèges de braises ont eu lieu à Liège depuis novembre 2020. Trois cortèges ont été violemment réprimés – avant, pendant ou après – par la police : nasse et identification de centaines de personnes sur le pont de St Léonard, intimidations et arrestations préventives, humiliations et vices de procédure au commissariat, ouvertures d’enquêtes, visites à domiciles et convocations, transactions pénales (250 euros à payer pour éviter un procès), …. et tout cela pour une simple présence à une manifestation. Ce sont plus ou moins 400 personnes qui pourraient recevoir une telle amende de 250 euros, soit un total de 100 000 euros !

Une cagnotte de solidarité a été lancée pour récolter ces 100 000 euros: voir ici
– Si les autorités optent classent sans suite ces transactions pénales et les poursuites judiciaires, une partie l’argent récolté sera consacré aux frais déjà encourus, et la quasi entièreté à soutenir ceux et celles qui devraient l’être depuis le départ, les personnes pour qui et avec qui nous nous solidarisons (personnes sans abri, sans papiers, travailleuses du sexe, mères isolées…).
– Si la logique répressive perdure, l’argent sera consacré à soutenir les personnes les plus fragilisées par cette répression.

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