Samedi 18 janvier, Clément F. était arrêté lors de l’acte 62 des Gilets Jaunes. Lors de son arrestation, un policier de la brigade de la répression de l’action violente (BRAV) lui a mis plusieurs coups de poing alors qu’il avait déjà été mis au sol (voir notre article). Il avait par ailleurs déjà été blessé au crâne par une charge policière. Il ensuite été placé en garde à vue samedi après sa violente interpellation et a été déféré au parquet de Paris. Il sera jugé ultérieurement pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », « rébellion et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations ». En attendant le procès du manifestant, dont la date est encore inconnue, le parquet va requérir sa mise en liberté sous contrôle judiciaire. Le procureur envisage cependant de le juger en comparution immédiate. Par ailleurs, trois policiers participant à son arrestation ont porté plainte pour « violences volontaires » car il accuse le militant d’avoir craché son sang sur un policier.

Gilets Jaunes acte 62

Gilets Jaunes acte 62

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Samedi 18 janvier, les militant·es d’Extinction Rebellion ont mené une série d’actions lors du salon de l’auto à Bruxelles. Certains d’entre eux ont grimpé sur une plate-forme de l’entrée principale afin de remplacer la publicité automobile par une bannière sur laquelle était écrit « Stop CO2 emissions ». Certains se sont notamment enchaînés au volant des voitures exposées alors d’autres taguaient. Certaines voitures ont également été aspergés de faux sang. La police a arrêté 185 personnes. Environ 150 militant·es ont reçu chacun une amende de 2.000 euros et seront poursuivis en justice.

Arrestation d'une militante d'Extinction Rebellion lors du salon de l'auto à Bruxelles

Arrestation d’une militante d’Extinction Rebellion lors du salon de l’auto à Bruxelles

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Édit 20/01/2020 : #Taha Bouhafs a été remis en liberté le 18 janvier. La juge d’instruction n’a pas suivi le parquet qui demandait la mise en examen du journaliste.

Vendredi 17 janvier, la présence du président Macron était signalée sur Twitter par un journaliste à un spectacle au théâtre des bouffes du Nord à Paris. Une manifestation spontanée s’est très rapidement formée et les manifestant·es ont tenté de pénétrer dans le théâtre avant d’être repoussé·es par la police. Macron a cependant dû être exfiltré. Le journaliste Taha Bouhafs qui avait signalé la présence du président a été placé en garde à vue dans la nuit pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations ».

Le lendemain s’est déroulé l’acte 62 des Gilets Jaunes. La manifestation parisienne a rassemblé quelques 10 000 personnes. La police a chargé la manifestation faisant usage de matraques et de coups de pieds dans la tête des manifestant·es. Des affrontements ont ensuite eut lieu à la Gare de Lyon où des manifestant·es ont incendié une baraque de chantier au son de « Allumer le feu » de Johnny Hallyday. Par ailleurs, plusieurs vidéos circulent montrant un policier frappant un manifestant déjà à terre et le visage en sang. Au total, on signale 59 arrestations. Des mobilisations ont également eu lieu dans de nombreuses villes de France : à Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse, ou encore Clermont-Ferrand.

Gilets Jaunes acte 62

Gilets Jaunes acte 62

La Cour de Cassation italienne a confirmé vendredi la validité de la libération en juillet de Carola Rackete. La capitaine allemande du navire humanitaire Sea Watch 3 avait accosté de force sur l’île de Lampedusa avec 42 migrants rescapés à son bord. La cour a rejeté le recours que le parquet avait formé à la suite de la libération de Carola Rackete, et doit désormais déposer ses motivations dans un délai de 30 jours. À l’issue de l’accostage, Carola Rackete avait été placée aux arrêts domiciliaires et présentée à un juge début juillet. Ce dernier avait alors décidé de la libérer estimant que la jeune femme avait fait simplement son devoir en sauvant des vies humaines.

Immobilisé par la justice pendant plusieurs mois, le Sea Watch 3 a, depuis, repris ses sauvetages au large de la Libye avec d’autres capitaines à son bord. Les dernières opérations de sauvetage en date, survenues il y a à peine quelques jours, lui ont permis de secourir 119 migrants. Après une escale technique, la navire remettra le cap vers la Libye d’ici quelques jours. Le verdict concernant Carola Rackete intervient 10 jours après qu’une cour d’appel maltaise a annulé la condamnation d’un autre capitaine allemand officiant pour l’ONG Lifeline. La justice a estimé que Claus Peter Reisch, capitaine du navire du même nom que l’ONG, n’avait aucune intention criminelle lorsqu’il est entré dans les eaux maltaises avec plus de 200 rescapés à son bord en juin dernier.

Carola Rackete

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Vendredi 3 janvier, Javier Chimeno Inza a été libéré du centre pénitentiaire de Burgos. Il y était emprisonné depuis septembre 2000 après avoir été condamné à 30 ans de prison pour avoir tenté d’assassiner le roi Juan Carlos en 1995 et pour possession d’explosifs. Il avait auparavant purgé cinq ans supplémentaires en France où il avait été arrêté le 10 août 1995 à Hendaye, avec d’autres personnes, pour sa relation avec le commando qui avait tenté d’exécuter le roi d’Espagne. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné le 26 mai 1997 à six ans de prison.

Francisco Javier Chimeno Inza

Francisco Javier Chimeno Inza

En septembre 2019, deux militant·es écologistes étaient relaxé·es en première instance à l’issue d’un procès où il et elle étaient poursuivi·es pour avoir décroché un portrait de Macron dans une mairie de Lyon pour protester contre l’inaction du gouvernement contre le réchauffement climatique (voir notre article). Mardi 14 janvier, les deux activistes ont été condamné·es en appel à 250 euros d’amende. Les militant·es annoncent une contestation du jugement en cassation. Le même jour, toujours à Lyon, six décrocheurs et décrocheuses condamné·es au mois de mai dans le cadre d’une autre affaire ont été condamné·es en appel à des peines similaires, soit 500 euros d’amende avec sursis.

Le décrochage et la ballade du portrait à Strasbourg

Le décrochage et la ballade du portrait à Strasbourg

 

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Mardi 7 janvier, la Cour de cassation a confirmé la condamnation du président de la FGTB d’Anvers, Bruno Verlaeckt, par la Cour d’appel d’Anvers pour violation de l’article 406 du Code pénal (« entrave méchante à la circulation »). Elle confirme ainsi la condamnation prononcée contre un militant et le président de la FGTB d’Anvers en 2016 suite à une action syndicale de blocage dans la zone portuaire (voir notre article). C’est la première fois que l’article 406 est invoqué pour réprimer des actions sociales. Ce jugement pourrait donc marquer l’utilisation plus systématique de l’article 406 du Code pénal contre les actions syndicales. La FGTB envisage de porter l’affaire devant les juridictions internationales et annonce qu’elle ne laisserait pas cette condamnation dicter comment ses actions seront menées.

Bruno Verlaeckt (en noir à droite)

Bruno Verlaeckt (en noir à droite)

 

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La zone de police de Bruxelles-Ixelles va procéder durant trois mois à un test de bodycams. Une trentaine d’agents vont porter sur eux une caméra miniature qu’ils pourront activer lors d’une intervention pour filmer la scène. L’objectif est de pouvoir éclaircir les événements en cas de débordement, en cas de plainte ou d’enquête. Cependant, en toutes circonstances, en l’état actuel de la loi, c’est le policier qui prend l’initiative de commencer et terminer l’enregistrement aux moments qu’il juge opportuns…

Bodycam de la police

 

Partie un peu tardivement, la manifestation contre la réforme des retraites a été un succès de mobilisation hier jeudi à Lyon, avec un important renfort de gilets jaunes, de lycéens et d’étudiants. Quelques affrontements ont éclaté lors du cortège. Des manifestants ont lancé des cailloux et des bombes de peinture en direction de l’Hôtel-Dieu et des forces de l’ordre. Réponse immédiate : la police a chargé en direction du cortège. Les heurts n’auront pas duré très longtemps. La manifestation a pu reprendre sur la place Bellecour.

Les heruts à Lyon

 

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Ce vendredi 17 janvier, le Secours Rouge et le Local Sacco-Vanzetti vous accueillent vous invitent à boire un pot autour de discussions informelles sur les luttes en cours. Musique, cocktails, bonne ambiance, stand d’écriture aux prisonniers politiques et tables d’infos seront au menu comme à chaque apéro antirep’ ! Rendez-vous dès 19h au Local Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest, à 1060 Saint-Gilles.