Au Pays Basque, sept militants poursuivis pour avoir aidé des migrants à franchir la frontière franco-espagnole lors de la Korrika 2024 (voir notre article), course bisannuelle en faveur de la langue basque, ont été relaxés le 17 février 2026 par le tribunal judiciaire de Bayonne. Les prévenus avaient expliqué leur action comme un geste de désobéissance civile, facilitant le passage de 36 migrants entre Irun et Hendaye sur le pont Saint-Jacques. Initialement, le procureur avait requis des peines d’amende pour six d’entre eux et la relaxe pour un seul, mais le délibéré final a accordé la relaxe totale.

Le 17 février 2026, le gouvernement français a annoncé l’interdiction des « meetings politiques » dans les universités en cas de risque de « troubles à l’ordre public ». Une circulaire co-signée par le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a été envoyée aux préfets et aux présidences d’université pour encadrer et, le cas échéant, interdire tout événement jugé à risque dans les universités. La mesure vise officiellement à maintenir l’ordre, mais elle est le fruit d’une offensive liberticide suite à la mort de Quentin Deranque, militant néofasciste décédé le 12 février à Lyon lors d’affrontements entre groupes d’extrême droite et antifascistes (voir notre article). En effet, cette décision s’inscrit dans la poursuite de la criminalisation du mouvement étudiant et renforce les interdictions arbitraires sous couvert de « sécurité ».

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Le piratage des appareils de communication par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), techniquement désigné sous le terme de « piégeage » par le ministère de l’Intérieur, se heurte à des obstacles techniques majeurs. Le taux de réussite du Service technique national de captation judiciaire (STNCJ), l’unité chargée d’extraire les données des smartphones et ordinateurs, n’oscille qu’entre 25 et 30%. Ces opérations, bien que ciblant des individus mis en cause dans des dossiers de terrorisme ou de criminalité organisée, s’avèrent non seulement difficiles à mettre en œuvre, mais également éphémères : même en cas de succès, l’accès aux données ne reste généralement opérationnel que durant quelques jours seulement.

Face à ce constat d’inefficacité relative, le pouvoir exécutif français a relancé au début de l’année 2026 une offensive politique pour obtenir un accès encadré aux communications chiffrées. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a missionné le député Florent Boudié pour explorer des évolutions juridiques permettant de contraindre les services de messagerie (tels que WhatsApp ou Signal) à fournir leurs clés de déchiffrement aux autorités. Cette initiative, qui fait suite à un premier échec législatif lors de l’examen de la loi contre le narcotrafic en 2025, s’appuie sur les auditions de hauts responsables de la sécurité et du renseignement, notamment Céline Berthon (DGSI), Pascal Mailhos (coordonnateur national du renseignement) et des représentants de Tracfin, le Service de renseignement financier de Bercy.

À Lyon, neuf suspects ont été interpellés le 17 février 2026, et deux autres le lendemain, dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Ce militant fasciste de 23 ans est décédé à la suite d’affrontements survenus le 12 février entre antifascistes et plusieurs activistes antisémites, néofascistes et identitaires. Parmi les personnes arrêtées figureraient d’anciens membres de la Jeune Garde Antifasciste, organisation récemment dissoute (voir notre article). Parallèlement, des médias indépendants diffusent des images et un témoignage affirmant que les affrontements auraient débuté après qu’une embuscade a été tendue par un groupe d’extrême droite armé, version qui conteste le récit initial d’une agression unilatérale (voir ici).

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Suite aux perquisitions, arrestations et emprisonnements, et en prévision de procédures longues et coûteuses (voir notre article), une cagnotte solidaire est lancée afin de ne laisser personne seul face à la répression. Les dons serviront en priorité à couvrir les frais d’avocats, les soins psychologiques et le remplacement du matériel saisi ; tout éventuel surplus sera consacré aux dépenses courantes du Front Antifasciste Liège (déplacements, autocollants, drapeaux, etc.). Les contributions peuvent être versées à L’Amorce (IBAN : BE64 5230 8141 9552, BIC : TRIOBEBB) avec la communication unique « FAL ». Des événements de soutien (projections, concerts, ventes, repas-débats) peuvent également être organisés pour récolter des fonds et renforcer les liens dans la lutte contre l’extrême droite.

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Des documents obtenus via la loi israélienne sur la liberté de l’information révèlent que plus de 50 000 soldats servant dans l’armée israélienne possèdent une autre nationalité, soit près de 8 % des effectifs (actifs et réservistes). Parmi eux figurent 6 127 Français, plaçant la France au deuxième rang après les États-Unis (plus de 12 000), devant la Russie, l’Ukraine, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Des ressortissants belges sont également concernés, plus de 400 selon les derniers décomptes, et pourraient faire l’objet de procédures judiciaires en Belgique. Selon des experts en droit international, la double nationalité n’offre aucune immunité en cas d’accusations de crimes de guerre. Plusieurs actions judiciaires seraient en cours en France, en Belgique ou encore en Afrique du Sud.

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Au 16 février 2026, la surincarcération carcérale en Belgique s’aggrave avec 609 détenus contraints de dormir à même le sol, soit 43 de plus qu’une semaine auparavant. La situation touche principalement la Flandre (322 cas répartis dans dix établissements), notamment à Anvers, Gand et Hasselt, tandis que 181 personnes sont concernées en Wallonie, surtout à Mons, Marche-en-Famenne et Leuze-en-Hainaut. À Bruxelles, la prison de Haren compte à elle seule 104 détenus dormant par terre.

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Le 16 février, le média indépendant Renversé a annoncé la mise en ligne d’un nouveau nom de domaine, rnvrs.co, afin de contourner le blocage de son site en Suisse. Cette mesure fait suite à la publication du nom d’un policier lausannois impliqué dans la mort de Mike (2018) et de Camila (2025). Selon la presse locale, le blocage aurait été ordonné en raison de l’absence d’identité juridique du média, qui affirme ne pas avoir encore obtenu la décision de justice correspondante ni pu se défendre. En attendant un éventuel déblocage de renverse.co, l’équipe appelle ses lecteurs à utiliser le nouveau domaine ou des outils comme Tor et les VPN pour accéder au site.

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Un rassemblement de soutien est organisé le mardi 17 février à 18h30, place du Châtelet à Paris par Young Struggle, l’ACTIT, l’AFA Paris Banlieue, Contre-Offensive ou encore Samidoun (voir l’appel). Cet événement vise à dénoncer la répression en Turquie, marquée par l’arrestation récente de plus de 80 socialistes (voir notre article), notamment membres de l’ESP (Parti Socialiste des Opprimés) et la SGDF (Fédération des Associations de la Jeunesse Socialiste), mais aussi à soutenir les antifascistes poursuivis et condamnés en Hongrie.

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Mercredi 18 février, Gino et Zaid comparaîtront devant la Cour d’Appel de Paris pour statuer sur les demandes d’extradition : la Hongrie réclame Zaid, tandis que l’Allemagne demande Gino, malgré le refus de la justice française d’appliquer le mandat d’arrêt hongrois l’an dernier. Le Comité Solidarité Budapest appelle à se rassembler à 13h devant le palais de justice, chambre 5, pôle 7, pour manifester notre solidarité avec les antifascistes et s’opposer à l’extradition de ces militants.