Un dossier dénonçant les violences policières essuyées par des personnes mobilisées contre la loi travail depuis le printemps a été déposé cet été sur le bureau du défenseur des droits, Jacques Toubon. Le groupe Défense collective, qui apporte un soutien juridique aux manifestants arrêtés et qui est à l’origine de cette saisine, a rendu public le dossier ce mercredi 14 septembre, à la veille de la reprise des mobilisations.

Au total, ce sont 66 personnes qui ont saisi le défenseur des droits, le 19 juillet, et qui demandent à cette autorité indépendante d’enquêter sur les violences dont elles ont été victimes. Le défenseur a confirmé que son pôle « déontologie de la sécurité » s’était emparé du dossier. A travers les témoignages accumulés, on retrouve principalement des accusations d’usage disproportionné de la force et d’utilisation non réglementaire d’armes, occasionnant surtout des fractures, des brûlures et des contusions. Sont aussi relevé des charges brutales sans sommation ni raison apparente, des pratiques d’humiliation, ne non respect de l’obligation de port de matricule, etc. Parmi les 66 victimes qui ont saisi le défenseur des droits, neuf ont aussi déposé une plainte auprès de la police des polices, l’Inspection générale de la police nationale.

Arrestation et matraquage à Nantes

Arrestation et matraquage à Nantes

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En septembre 2015, les forces de l’ordre expulsaient à Haren les occupants d’un terrain de 18 ha destiné à accueillir le plus grand complexe pénitentiaire du pays. En décembre 2015, le Collège de l’environnement refuse le permis délivré quelques mois plus tôt. Une soirée d’information et de soutien à cette lutte est organisée samedi au Nova, avec films, débats, concert etc. Tous les bénéfices iront directement au soutien des frais engendrés par celle-ci.

Voir le programme de la soirée

Soirée de soutien à la lutte de Haren

Soirée de soutien à la lutte de Haren

La grande manifestation de rentrée « contre la Loi Travail et son monde » aura lieu ce jeudi, et comme lors de précédents rassemblements, la police a prévu des conditions d’accès très strictes. Notamment, les stations de métro Bastille, Fille du Calvaire, Saint Sébastien Froissart, Chemin vert seront fermées, les accès la Place de la Bastille seront tous fermés et tous les arrivants seront fouillés, et la police a prévu d’empêcher que des manifestants rejoignent le cortège en cours de route, les accès seront bloqués. Un appel a été lancé aux organisations syndicales pour qu’elles dénoncent et refusent ces conditions.

Michael Jackson revient en tête de cortège

Michael Jackson revient en tête de cortège

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Une enquête a été ouverte sur des drapeaux qui ont été incendiés ce dimanche 11 septembre. Une grande manifestation a rassemblé 1 million de personne pour l’indépendance de la Catalogne. Une manifestation parallèle de gauche a eu lieu, c’est dans ce rassemblement que des drapeaux français, espagnols, européens ainsi que des portraits du Roi d’Espagne ont été incendiés.

Drapeaux incendiés

Drapeaux incendiés

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Le fait de considérer les messageries en ligne et les VoIP (voix par internet) comme des opérateurs de téléphonie est de longue date demandé par les opérateurs classiques qui dénoncent « de la concurrence déloyale » puisque certaines obligations sont imposées aux opérateurs mais pas aux services en ligne. Ces obligations sont notamment de permettre d’appeler un service d’urgence (112) et de permettre la mise sur écoute par la police, c’est d’ailleurs les nouvelles demandes des agences de renseignement qui poussent le retour ce projet de législation. Cette transformation ne se fera pas forcément facilement, puisque les développeurs de ces applications de communication sont bien souvent les géants du web: Google (Hangouts, Duo, Allo), Facebook (Messenger, Whatsapp), Microsoft (Skype), etc… qui eux demandent la création d’un statut à part. Encore une raison de passer à Signal.

Facebook Messenger adopte Signal

Facebook Messenger adopte Signal

Six jeunes antifascistes se retrouveront demain sur le banc des accusés à Leipzig à la suite d’une enquête de l’Operative Abwehrzentrum (service central pour les enquêtes visant les délits à caractère « extrémiste ») et de la Staatsschutz (protection d’Etat). Les 14, 16, 23 et 30 septembre auront lieu les audiences au tribunal toute la journée. Il leur est reproché d’avoir incendié un combi de police, d’avoir attaqué un commissariat de police et d’avoir détruit du matériel policier important en août 2015.

Le combi incendié à Leipzig

Le combi incendié à Leipzig

Sept véhicules de police (quasiment l’ensemble du parc automobile de la police fédérale à Magdebourg) et onze véhicules de la Deutsche Banh (les chemins de fer allemands) stationnés à la gare centrale de Magdebourg ont été détruit le feu dans la nuit de mercredi à jeudi 8 septembre. Les dégâts sont estimés à 750.000 euros. Le communiqué de groupes autonomes dénonce la campagne de recrutement prévue les jours suivant par la police du Land Saxe-Anhalt (jusqu’à 700 nouveaux policiers doivent être embauchés). Le communiqué rappelle la complicité de la BD avec les nazis, ses transports du train CASTOR au service de l’industrie nucléaire, et ses transports pour la Bundeswehr [l’armée allemande]. Le communiqué rappelle enfin la propagande hostile de la DB envers les syndicats contre la grève des cheminots de l’année dernière.

Véhicules de police incendiés à Magdebourg

Véhicules de police incendiés à Magdebourg

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Depuis deux mois, la répression envers les migrants et migrantes qui survivent sur les campements du nord est de Paris s’est intensifiée : aux violences policières qui étaient coutumes depuis un an, s’ajoutent désormais les retenues dans les commissariats, les placements en centre de rétention, les obligations de quitter le territoire français…

Le 12 août au matin après quinze jours de harcèlement policier quotidien, alors qu’une énième rafle a lieu, les migrants n’ayant pas été embarqués décident de manifester leur colère. Ils occupent la chaussée et spontanément, décident de bloquer le carrefour de Stalingrad. Quelques soutiens et passants les rejoignent alors au fil de la matinée et restent là solidairement. L’un d’entre eux filmant la scène est interpellé à ce moment là. Ce n’est qu’au terme d’une garde à vue de 24 heures qu’il lui sera signifié sa convocation à son procès pour le 25 novembre. Les autres subiront un contrôle d’identité et au moins quatre d’entre eux seront convoqués au commissariat du 11e arrondissement, vendredi 9 septembre et ce lundi 12 septembre.

Une intervention policière au métro Stalingrad

Une intervention policière au métro Stalingrad

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