Des affrontements ont éclaté jeudi soir entre police et manifestants anti-capitalistes dans le centre de Londres, où ont défilé des milliers de personnes pour la «Marche des millions de masques». 28 personnes ont été arrêtées pour troubles à l’ordre public et trois policiers blessés ont été transférés à l’hôpital.

Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, divisés en plusieurs groupes, ont eu lieu devant le palais de Buckingham et le bureau du Premier ministre. La marche avait lieu à l’occasion de la nuit de Guy Fawkes, célébrée chaque 5 novembre en Grande-Bretagne pour fêter l’échec de l’attentat contre le Parlement britannique en 1605. «Une solution: la révolution» ou «A qui sont les rues? A nous», scandaient les manifestants qui étaient nombreux à porter un masque à l’effigie de Guy Fawkes. Ils ont lancé des feux d’artifice et des bouteilles sur les policiers, dont certains ont été jetés à bas de leurs chevaux, tandis que plusieurs manifestants en sang ont été pris en charge par les secours. Certains manifestants se sont aussi engagés dans le principal quartier commerçant de Londres, autour de Oxford Street, brisant plusieurs vitrines. La police avait décrété des mesures de sécurité spéciales avant la manifestation, qui avait également donné lieu à des affrontements et des arrestations l’an dernier.

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La

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Le Secours rouge organisera à Bruxelles, du samedi 12 au mardi 15 décembre, une exposition sur l’histoire des trois Secours rouge en Belgique (1925-1942, 1971-197?, 1985-…) et sur l’histoire générale du Secours rouge international.
Nous renouvelons notre appel à ceux et celles qui détiennent des documents d’archives pour qu’ils nous les prêtent le temps de l’exposition.

Affiche de la section française du SRI de l'entre-deux-guerres

Affiche de la section française du SRI de l’entre-deux-guerres

Dossier(s): Archives Belgique

« L’ignorance coûte plus cher que l’éducation » ou « Le désespoir est la nouvelle norme », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les quelques milliers d’étudiants qui ont manifesté, mercredi 4 novembre à Londres, pour réclamer la gratuité des études et un recul du gouvernement sur son projet de transformer les bourses universitaires en prêts. Le défilé, parti de l’University of London, s’est terminé par de violents affrontements devant le ministère de l’intérieur, contre lequel un petit groupe a lancé de la peinture. Certains manifestants ont aussi essayé de pénétrer dans le ministère des entreprises, de l’innovation et des compétences (BIS), lançant des œufs et des bombes fumigènes sur les forces de l’ordre. Plusieurs arrestations ont eu lieu.

Les droits universitaires ont triplé (passant de 3 000 à 9 000 livres pour chaque année de la licence) quelques mois après l’arrivée au pouvoir, en 2010, de David Cameron, réélu en mai pour un deuxième mandat. Dans le cadre de sa politique de réduction du déficit, l’exécutif a annoncé qu’à compter de la rentrée 2016, les bourses, jugées trop coûteuses, seront remplacées par des prêts.

Arrestation hier à Londres

Arrestation hier à Londres

Hier, le 4 novembre, dans le cadre d’une opération policière-judiciaire appelée opération « Ice », cinq militants du collectif Straight Edge de Madrid ont été arrêtés. Ils sont accusés d’appartenance à une organisation criminelle à but terroriste, de dommages et d’apologie du terrorisme. Les policiers politiques de la Brigade d’information de la police nationale disent avoir trouvé du matériel pour confectionner des explosifs, de la poudre et des manuels de fabrication de bombes. Ils sont aussi accusés d’avoir attaqué, avec des dispositifs incendiaires, quatre succursales de banques à Madrid ainsi que d’autres actions à Barcelone. En outre, comme de coutume, ils sont accusés de relations dans le cadre du GAC (Grupos Anarquistas Coordinados: les Groupes Anarchistes Coordonnés). Des documents et de la propagande concernant les groupes anarchistes ont été saisis, se référant aux anarchistes arrêtés le 30 mars dernier dans l’opération « Piñata ».

Straight Age Madrid

Straight Age Madrid

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Le gouvernement britannique présente mercredi un projet de loi sur le renseignement destiné à actualiser les techniques d’interception des communications. Ce texte devrait à terme octroyer de nouveaux pouvoirs aux agences de renseignement britanniques pour obtenir les données personnelles d’internautes, et notamment celles provenant de plateformes populaires comme Facebook ou WhatsApp.

Baptisé « Loi sur les pouvoirs d’enquête », le texte permettrait au renseignement britannique d’intercepter les communications, de voir qui a échangé avec qui et quand, mais sans avoir toutefois accès dans un premier temps au contenu. Les opérateurs internet devraient conserver les échanges ainsi que l’activité sur les réseaux sociaux pendant un an, et les autorités pourraient se voir contraintes d’obtenir un mandat d’un juge pour accéder à ces données dans le détail et lire les messages. Actuellement, ces mandats sont délivrés par le ministère de l’Intérieur. Le gouvernement pourrait aussi interdire les techniques de chiffrement impénétrables.

Street art à proximité du siège de l'agence chargée des écoutes à Cheltenham

Street art à proximité du siège de l’agence chargée des écoutes à Cheltenham

Sept autobus ont été entièrement brûlés et un autre très abîmé, dans le dépôt de la compagnie de transports Bizkaibu à Derio (Pays Basques) vers 1 heure du matin. Des tracts évoquant un prisonnier de l’ETA, Ibón Iparagirre, atteint du sida et incarcéré en janvier 2010, suite à une condamnation de 299 années de prison pour une explosion de voiture devant un commissariat à Ondarroa deux ans plus tôt. Il y a moins d’un an, le 21 août 2014, cinq bus avaient été incendiés déjà à Loiu, tout près de Derio, et leur incendie avait été revendiqué par courriel demandant la libération de prisonniers de l’ETA.

Ibón Iparagirre

Ibón Iparagirre


Les autobus incendiés

Les autobus incendiés

Un magistrat adjoint de la Cour centrale de Madrid a accepté remise en libération provisoire sous caution (de 4000 à 5000 euros) de six des militants anarchistes arrêtés dans le cadre de l’opération Pandora2, la libération sous caution et avec conditions (pointage hebdomadaire et remise des passeports) de deux autres et le maintien en détention du dernier. Il a été confirmé que l’opération a été entièrement conçu par la police catalane. Lors de l’audience, un rassemblement devant le bâtiment de la Cour nationale a réuni plus d’une centaine de manifestants solidaires.

Rassemblement solidaire

Rassemblement solidaire

Voici l’adresse du militant emprisonné:
Enrique Costoya Allegue
CP Madrid V Soto del Real
Ctra M-609, km 3,5 Modulo 15
28791 Soto del Real (Madrid)

Le syndicat UTG éclairage et huit de ses grévistes assignés en justice ont été condamnés ce 28 octobre sur décision du juge du tribunal de grande instance de Cayenne à la liquidation des astreintes réclamées par la société EDF Guyane. Pas moins de 20 000 euros d’astreinte seraient requis, une somme importante pour les avocats du syndicat qui envisagent d’autres recours. Le syndicat UTG a décidé de faire appel de cette décision de justice. Pour le paiement des dommages et intérêts, frais d’avocats et entraves, soit résistance abusive et préjudice distinct, EDF a été débouté. Au niveau du conflit social, les discussions syndicats et direction sont interrompues depuis le jeudi 22 octobre 2015.

La grève à EDF Guyanne

La grève à EDF Guyanne

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Le 20 octobre, à Bologne, une grande occupation dans un ancien établissement des Telecom, rue Fioravanti, a été évacuée par la police. Le bâtiment était occupé depuis le 4 décembre 2014. À l’intérieur vivaient plusieurs dizaines de familles – au total près de 300 personnes – qui avaient été déboutées de leur demande de logement social. L’immeuble avait été entouré par la police dès 7h du matin, pendant qu’une cinquantaine de personnes sont montées sur le toit. Les soutiens – notamment des centres sociaux et des collectifs en lutte sur le logement – arrivent rapidement mais sont tenus à distance par les policiers. Cela donne lieu à quelques moments d’affrontements.Il s’agit de la troisième expulsion en l’espace de quelques jours à Bologne.

À la suite de cette expulsion, une manifestation de solidarité a été appelée à Rome dans l’après-midi, où plus de 200 personnes ont bloqué le trafic à Porta Pia, près du ministère des infrastructures, avant d’être repoussées par la police à coups de canon à eau et de matraques. Le samedi 24 octobre, une manifestation appelée à Bologne pour répondre aux expulsions a rassemblé plus de 5000 personnes qui ont défilé à travers la ville, bloquant la circulation et recevant de nombreux soutiens de la part des gens à leurs fenêtres.

L'évacuation du squat à Bologne

L’évacuation du squat à Bologne

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