La police est intervenue violemment ce mardi après-midi, lors d’une manifestation non autorisée de militants kurdes à l’aéroport de Genève. Un policier a été blessé. Des dizaines de manifestants se sont rassemblés dès 15 heures aux Arrivées de l’aéroport, peu avant l’atterrissage d’un avion de Turkish Airlines en provenance d’Istanbul. Des tensions ont éclaté entre eux et des familles turques qui attendaient leurs proches. Les forces de l’ordre ont repoussé les militants kurdes sur le parking des taxis. Quatre personnes ont été interpellées. L’une d’entre elles est prévenue d’opposition aux actes d’autorité et a été conduite au poste de l’aéroport, où elle sera entendue.

A l'aéroport de Genève ce mardi

A l’aéroport de Genève ce mardi

Florence Dufaux s’est donnée la mort le 2 janvier, et avec elle nous perdons une amie.
Florence n’a jamais été membre du Secours rouge, et n’a très probablement jamais envisagé de le devenir, mais lorsque l’appareil policier-judiciaire a lancé son attaque le 5 juin 2008 et emprisonné plusieurs d’entre nous, Florence a été en première ligne de la solidarité. Elle a ainsi joué un rôle central dans les collectifs « S5S (« solidaire des 5 solidaires ») et « No Procès ».
Au delà des liens personnels et politiques, cet engagement était dans le fil de sa lutte générale contre l’emprisonnement.
Florence a fait son dernier choix suite à un autre combat.
Et si nous ne songeons pas à discuter ce choix, son départ nous laisse emplis de tristesse.

Un hommage lui sera rendu avant la crémation ce vendredi 8 à 13 heures 15.
Réunion au crématorium d’Uccle Calvoet à 13 heures précises.
Ses amis et ses camarades se réuniront ensuite (à partir de 17 heures) à la Quincaillerie, 66 rue du Viaduc, à Ixelles.

Florence, lors d'un rassemblement au palais de justice

Florence, lors d’un rassemblement au palais de justice

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Suite à l’attaque de la Fédération des Entreprises Helléniques le 24 novembre dernier, la police soupçonnait Pola Rouppa et trois autres membres « inconnus » de l’organisation ‘Lutte Révolutionnaire’, allant jusqu’à prétendre « reconnaître l’écriture de La Femme ».

L’action a finalement été revendiquée par une autre organisation révolutionnaire, active depuis la fin de l’année 2013, le « Groupe des Combattants du Peuple » (OLA) qui avait déjà revendiqué plusieurs actions auparavant, le mitraillage de la résidence de l’ambassadeur allemand (30 décembre 2013), le tir manqué d’une roquette contre un concessionnaire Mercedes (12 janvier 2014), l’attaque armée contre le siège de Nea-Demokratia (14 janvier 2014) et le mitraillage de l’ambassade israélienne (12 décembre 2014).

La police, qui s’est de toute évidence trompée, dit à présent soupçonner une filiation entre OLA et Lutte Révolutionnaire, voir même une implication de Pola Rouppa dans cette nouvelle organisation… La situation est d’autant plus gênante pour la police grecque, qu’elle avait déjà fait des connections erronées entre Christodoulos Xiros (prisonnier un moment évadé de l’organisation du 17 Novembre) lorsque celui-ci avait soi-disant projeté de libérer les prisonniers de la Conspiration des Cellules de Feu, voir notre article écrit à l’époque.

L'attaque contre Nea Demokratia du 14 janvier 2014.

L’attaque contre Nea Demokratia du 14 janvier 2014.

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Le niveau d’alerte antiterroriste de l’OCAM (Organe de Coordination et d’Analyse de la Menace) a été abaissé du niveau 3 au niveau 2 sur une échelle qui en compte 4, pour ce qui concerne « la menace » envers policiers et militaires. Le niveau 3 reste en vigueur sur « l’ensemble du territoire » mais surtout pour les lieux à forte concentration.

Logo OCAM

Logo OCAM

Le procureur a demandé une peine extrêmement lourde contre Monica Caballero et Fransisco Solar, dans l’affaire de la Basilica del Pilar. Le 2 octobre 2013, un engin incendiaire constitué d’une bouteille de butane et de deux kilos de poudre noir avait explosé en début d’après-midi après que des avertissements téléphoniques aient été passés vers les autorités. La Basilica del Pilar est l’un des symbole du fascisme et de l’impérialisme espagnol, déclaré « sanctuaire de la race » par le régime franquiste, elle porte le nom de la Vierge de Pillar, sainte-patronne de la « nation espagnole » et de la gendarmerie.

Le procès fait suite à un montage autour d’un groupe anarchiste qui n’existe pas et qui n’a pas revendiqué l’attaque (l’attaque a été revendiquée par le commando Mateo Morral). La peine de 44 ans consiste en 9 ans pour appartenance à une organisation terroriste, 12 ans pour les dommages auditifs d’une personne qui se trouvait à proximité, 18 ans pour attaque terroriste et 5 ans pour conspiration.

Monica et Francesco avaient déjà été menacés par des peines très lourdes dans l’affaire des Caso Bombas (20 et 25 ans) dont ils avaient finalement été acquittés.

Francisco et Monica

Francisco et Monica

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Arantza a été de nouveau admis en urgence à l’hôpital d’Alicante le jeudi 31 décembre, de nouveaux problèmes intestinaux (les parois se collent, ce qui conduit à des occlusions). Depuis qu’elle a été libéré après 9 ans et demie de détention, pour des raisons médicales, le 18 décembre (voir notre article), Arantza n’a passé que deux jours hors de l’hôpital.

Arantza Díaz à sa sortie de prison

Arantza Díaz à sa sortie de prison

Suite à un contrôle d’identité dans la rue en banlieue parisienne, Lucile avait été condamnée à 3 mois ferme (voir notre article sur le procès). Emprisonnée à Fleury-Mérogis depuis le 14 octobre, elle est sortie le 21 décembre dernier par le jeu des remises de peine légales (7 jours par mois pour les peines inférieures à une année) et supplémentaires (à la discrétion du personnel pénitentiaire qui se base sur la participation de la prisonnière aux « activités », notamment le travail, mais aussi les séances de sport et autres).

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Le réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens SAMIDOUN organise une soirée d’information. L’événement se déroulera en arabe et en français ce mercredi 6 janvier à 18h30, au 53 Chaussée de Haecht, à 1210 Bruxelles.

Le Dr Fayez Rashid, écrivain et analyste politique, fera un exposé sur la politique systématique d’assassinat de dirigeants palestiniens et arabes, d’intellectuels et de militants par l’état d’Israël. Cette politique a eu un impact significatif sur le mouvement de libération palestinien et son leadership politique, elle a ciblé des intellectuels palestiniens, des artistes, des personnalités culturelles en Europe et dans le monde arabe, ainsi que des prisonniers et d’anciens prisonniers.

L’écrivain palestinien Khaled Barakat de SAMIDOUN présentera quant à lui d’Omar Nayef Zayed. Arrêté à Jérusalem en 1986, il a été condamné par un tribunal militaire à une peine à vie pour complicité dans la mort d’un colon israélien. En 1990, il mène une grève de la faim de 40 jours. Alors qu’il reçoit un traitement dans un hôpital, il s’échappe, fuit la Palestine et entre en Bulgarie en 1994. Il y épousa plus tard sa femme avec qui il aura trois enfants. Les autorités bulgares ont perquisitionné son domicile le 17 décembre 2015 afin de l’arrêter et de l’extrader en Israël. Omar Nayef Zayed s’est alors réfugié à l’ambassade de Palestine, pays reconnu par la Bulgarie depuis 1988.

Omar Nayef Zayed.

Omar Nayef Zayed.

ECA Dynamics, une alliance entre la firme française d’équipements militaires automatisés ECA Group et Wandercraft, autre firme française qui projette de fabriquer des exosquelettes pour personnes handicapées, vient de présenter à la Direction Générale de l’Armement un projet de robot censé ressembler à un humain et prêter assistance aux militaires en opérations. Comme on peut le voir dans la bande-annonce, les robots portent les sacs à dos d’hommes armés tout en se déplaçant sur la pointe des pieds. Un premier prototype de l’engin en question est censé être présenté en 2016-2017 pour une mise en service prévue en 2020-2025.

Des robots humanoïdes (sur la gauche)

Des robots humanoïdes (sur la gauche)

Depuis 2007, en vertu de la « loi caméra », la police fédérale a théoriquement accès, en temps réel, aux caméras de vidéosurveillance de la STIB. Par contre, ce n’était pas le cas de la police locale. Un accord a été trouvé il y a peu entre le gouvernement bruxellois, la STIB et les six zones de police bruxelloises pour que celles-ci puissent désormais exploiter les images de la STIB. Par contre, le système n’est pas encore opérationnel car il attend toujours un arrêté d’exécution émanant du ministère de l’Intérieur.

La vidéosurveillance de la STIB est actuellement en cours de développement. Un marché public est en cours d’exécution afin de passer de la vidéo analogique à la vidéo numérique. Le passage au numérique permettra un partage quasiment illimité des images vers d’autres entités, telles que la police fédérale ou la police locale. Le nouveau système permettra de visionner et d’enregistrer les images de l’ensemble des caméras gérées par la STIB, soit 15.000 caméras estimées à l’horizon 2025. Il s’agit des caméras installées dans les stations, dans les espaces privés de la STIB, dans les rames de métro ainsi que dans les bus et trams en surface. Il coûtera 2.280 millions d’euros nécessaires pour installer les 15.000 caméras prévues d’ici 2025 et les relier à un logiciel centralisant l’information.

Caméra de la STIB

Caméra de la STIB