L’image est connue: essayant d’échapper aux travailleurs, le DRH d’Air France y apparaissait la chemise lacérée, déclenchant une vive polémique et des poursuites pour violences menées contre des salariés de la compagnie. Hier jeudi trois des seize salariés sanctionnés par l’entreprise ont reçu un courrier les informant de leur licenciement. La direction d’Air France a indiqué qu’il s’agit de quatre employés qui ont été remerciés, et qu’un cinquième, représentant du personnel (délégué CGT), fait l’objet d’une procédure de licenciement spécifique en raison de son statut: seul un comité d’entreprise extraordinaire peut valider son licenciement et une réunion devant statuer sur son avenir est prévue pour le 25 novembre. Les faits « d’accusation d’agressions physiques n’ont pas été retenus » pour un sixième salarié, qui cette personne ferait l’objet d’une mise à pied. Par ailleurs, une mise à pied sans solde de quinze jours a été décidée pour onze autres salariés au sol.

Au total, cinq salariés seront jugés le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des « faits de violences en réunion ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail) n’excédant pas huit jours », délit passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

Le DRH d'Air France

Le DRH d’Air France

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Les polices italiennes et grecques ont lancé une opération de répression hier matin à l’aube contre les militants qui ont participé à la Journée #NoExpo, en mai 2015, à Milan, mobilisation qui avait donné lieu à de violents affrontements avec la police. Cinq personnes ont été arrêtées à Milan et 5 en Grèce. Elles sont accusées de « destruction et pillage », « résistance aggravée à la police » et « fausses déclarations ». Cinq autres camarades, qui sont toujours en fuite, sont eux aussi inculpés pour les mêmes chefs d’accusation: trois à Milan, un à Côme et un en Grèce. Des échantillons d’ADN ont été prélevés sur eux. Une militante, qui avait été une des 5 arrêtés de Milan, a depuis été libérée en attendant une enquête plus approfondie.

Les affrontements de mai 2015 à Milan

Les affrontements de mai 2015 à Milan

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Le ministre de la Justice a libéré 8,7 millions d’euros supplémentaires pour les unités spéciales de la police fédérale, a-t-il annoncé mardi en marge d’une visite à ce corps, en présence du roi et du ministre de l’Intérieur. Ce montant est prélevé sur le budget sécurité de la Justice (32 millions d’euros). Le ministre explique sa décision par l’évolution des technologies et plus spécifiquement des systèmes d’interception, en citant l’opération anti-islamiste de ce début d’année à Verviers.

Membres des les unités spéciales de la police fédérale

Membres des les unités spéciales de la police fédérale

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La famille béké (créoles blancs, descendants d’esclavagistes, en Martinique et en Guadeloupe, peu nombreux mais possèdant une grande partie de l’économique locale) Huyghues-Despointes annonçait en 2012 un plan de licenciements dans son hypermarché Milénis, avançant de mauvais résultats. Une enquête annonçait plus tard que rien ne justifiait les licenciements, et qu’en plus, l’employeur avait « omis » de payer les participations aux bénéfices. Pendant la mobilisation syndicale qui suivra, la CGTG a donc rappelé d’où provient la fortune des propriétaires du centre commercial.: « la famille Despointes a bâti toute sa fortune sur la traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salarial ». Rappel qui provoquera une plainte en diffamation déposée par Jean et Martin Huyghues-Despointes.

Le tribunal de grande instance de Pointe-à-Pitre donnera raison aux plaignants, condamnant la CGTG à payer plus de 53000 euros, entre amende et frais de justice, pour avoir écrit une évidence historique. La peine sera aggravée en appel, et les comptes du syndicat, ainsi que ceux de l’un de ses membres, seront bloqués. Lorsqu’Alain Huyghues-Despointes avait tenu des propos ouvertement racistes, défendu l’eugénisme des békés et les « bons côtés de l’esclavage », la Cour de cassation l’a totalement blanchi. Des membres de la CGTG ont bloqué, mardi 3 novembre, tous les accès au centre commercial Milénis pour dénoncer l’alliance du pouvoir judiciaire et des gros patrons, et la répression syndicale.

Rassemblement devant le centre commercial Milénis le 3 novembre

Rassemblement devant le centre commercial Milénis le 3 novembre

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Lufthansa, géant du transport aérien, est confronté à une grève de son personnel navigant qui pourrait devenir la plus longue de son histoire si elle se poursuit comme prévu jusqu’à vendredi. Lufthansa a annulé 933 vols aujoud’hui jeudi, sixième jour de grève, Il s’agit des vols au départ et à destination des trois plus importants aéroports d’Allemagne, celui de Francfort, de Munich et de Düsseldorf. Depuis vendredi, le mouvement social a provoqué l’annulation de 3733 vols.

Lufthansa a saisi la justice mardi à Düsseldorf et à Darmstadt pour faire cesser le mouvement social. Les deux tribunaux ont autorisé le syndicat UFO, qui représente les 19’000 stewards et hôtesses de l’air de la compagnie, à poursuivre la grève. La compagnie a fait appel de la décision des prud’hommes de Düsseldorf. Lufthansa affirme que les motifs de la grève sont formulés de manière « trop vague ». Lufthansa n’a pas indiqué s’il ferait appel de la décision des prud’hommes à Darmstadt, tandis que UFO s’est déclaré prêt à poursuivre le mouvement après vendredi.

Grève à Lufthansa

Grève à Lufthansa

Une cinquantaine de personnes, parmi lesquels des militants du squat et de la Coordination des Sans-Papiers, ainsi qu’une famille de trente roms slovaques avec une quinzaine d’enfants,qui vivaient dans l’ancienne ambassade d’Espagne, 42 avenue Demolder, devenue le squat Utopirate, ont été expulsées ce matin.

L’expulsion a débuté peu avant 9h et a eu lieu à la demande du propriétaire du bâtiment (l’avis d’expulsion avait été remis la veille aux occupants). Le squat donne également sur la rue Courouble et en raison de cette configuration particulière des lieux et de la taille du site, environ 200 policiers de la zone de police Nord (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse-ten-Noode) ont participé à l’action qui se serait déroulée sans incident. Un rassemblement solidaire s’organise.

Le dispositif policier avenue Demolder

Le dispositif policier avenue Demolder

Voir le FB d’Utopirate

Première vidéo de la RTBF
Seconde vidéo de la RTBF

Utopirate

Utopirate

EDIT 16H00: Huit personnes ont été arretées dans un autre lieu ouvert à deux pas d’Utopirate, plus un autre violemment et arbitrairement devant ce lieu. Il reste une douzaine de détenus au commissariat de la gare de Schaerbeek, avenue Rodenbach, lieu d’un rassemblement solidaire. La manifestation des sans-papier est venue en solidarité jusque devant le commissariat (info FB Utopirate).

EDIT: Tous les arrêtés (une vingtaine de personnes) ont finalement été libérés; six heures de rassemblement devant le commissariat…

EDIT final: Récit des événements par Utopirate: « ça a été violent, pas d’avertissement verbal, pas de possibilité de négociations, défonçage de portes au bélier, certain.e.s ont reçu des coups, d’autres ont dû sortir sans pouvoir prendre une seule de leurs affaires, une camarade a été fouillée et TRES bien fouillée par un policier HOMME, il y a eu en tout une vingtaine de personnes arrêtées, dont 5 sans papiers. Heureusement et grâce à la mobilisation générale, à la solidarité entre autre de la coordination des sans papiers, tout.e.s les camarades ont été relaché.e.s suite à un rassemblement relativement massif de midi à 18h devant le commissariat où ils étaient détenus. »

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La police fédérale s’informe en vue de l’achat possible de trois drones de haute technologie. Dans son cahier des charges, elle évoque ces engins en tant qu' »aéronefs d’Etat », ce qui les excluerait dès lors du projet de loi en préparation sur les aéronefs télépilotés. Fin juin, le gouvernement fédéral avait libéré 40 millions d’euros dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Il était alors déjà question de l’achat d’un drone pour la police judiciaire fédérale de Bruxelles.

Les Unités spéciales recevraient deux drones pour des missions de soutien (covert operations) lors d’enquêtes judiciaires sur la « grande criminalité ». Ils devront pouvoir opérer dans la plupart des circonstances climatiques et être le plus silencieux possible pour mener des missions d’observation en milieu rural et urbain. Ils devront également être équipés de caméras utilisables de jour comme de nuit et capables de filmer de près comme de loin. Les données enregistrées devront par ailleurs pouvoir être cryptées et envoyées en temps réel vers l’opérateur de l’engin. Un troisième drone est prévu pour la police technique et scientifique.

Un drone de la police de Seattle

Un drone de la police de Seattle

Le 20 octobre ä midi, dans la ville de Bliss, la République populaire de Donetsk (RPD) a procédé à un échange de prisonniers avec l’Ukraine en présence de représentants du Comité international de la Croix-Rouge.Les autorités de la RPD ont libéré 11 militaires ukrainiens. Les Ukrainiens ont libéré neuf des onze prisonniers promis, parmi lesquel le militant antifasciste Valeriy Berest. Cet échange est le premier survenu depuis de longs mois, et il avait déjà été reporté. Il reste en Ukraine environ 1200 prisonniers politiaues et prisonniers de guerre: 450 combattants et 200 civils des républiques du Donbass, et environ 550 prisonniers politiques antifascistes ukrainiens. La condition de ces prisonniers est extrêmements difficiles, les autorités carcérales ukrainiennes lachant régulièrement contre eux les gangs de prisonniers sociaux.

A l'avant-plan, les prisonniers ukrainiens, au second, ceux du Donbass

A l’avant-plan, les prisonniers ukrainiens, au second, ceux du Donbass

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Ce 14 novembre, plusieurs manifestations auront lieu en solidarité avec les personnes arrêtées lors de l’Opération Ice, opération policière qui s’inscrit dans une suite d’actions répressives contre le mouvement anarchiste espagnol: les opérations Pandora et Pinata. Deux manifestations auront lieu à Londres et à Minneapolis.

Affiche solidaire états-unienne.

Affiche solidaire états-unienne.

Contre trois militants qui avaient participé aux blocages des sites internet de l’Agence Nationale de Gestion des Déchets Radioactifs, du Conseil Régional de Lorraine, du Conseil Général de la Meuse et du Ministère de la Défense, le procureur a demandé des peines « de principe, symbolique » : 4 à 6 mois de prison pour Loïc Schneider et David Druart et de 8 à 10 mois de prison avec sursis pour Cédric Sibille. Les trois sont accusés d’accès frauduleux dans un système de traitement informatisé de données, de suppression de données résultant d’un accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données et d’entrave au fonctionnement d’un système de traitement de données, tout cela en « bande organisée ». Ces attaques informatiques avaient été réalisées en solidarité avec Rémi Fraisse (tué par la police) pour celle contre le Ministère de la Défense, et dans le cadre de la campagne Anonymous contre « les Grands Projets Inutiles et Imposés » GPII pour les autres. Nous vous avions d’ailleurs parlé de cette attaque en janvier dernier.

Les attaques étaient de simples DDOS, des attaques par Déni de Service, l’arme habituelle des Anonymous qui consiste à saturer un serveur web d’un très grand nombre de requêtes, rendant le site inaccessible. Les attaques DDOS ne font que rarement des dégats, et dans ce cas aucun. Une centaine de personnes, certaines portant le masque de Guy Fawkes, symbole du mouvement Anonymous, étaient présentes devant le tribunal en solidarité.

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