Depuis plusieurs jours, des dizaines de militants sans-papiers se rassemblent régulièrement devant le cabinet du ministre de l’immigration près du carrefour Arts-Loi. A plusieurs reprises, ils ont bloqué la circulation pour protester contre le refus du ministre de les rencontrer. Hier, 12 mars, la police les a repoussé à coups de matraques, sortant les auto-pompes et les gaz lacrymogènes.

Chaque année les étudiants nationalistes du NSV (extrême-droite flamande) manifestent dans une grande ville de Flandre, et chaque année des cortèges antifascistes sont beaucoup plus nombreux à manifester contre eux. La police de Gand -où avait lieu la manif- avait gardée secrète le lieu de rassemblement de l’extrême-droite. La centaine de fascistes et les 300 antifascistes ne se sont donc pas affrontés ce soir vu l’important dispositif policier déployé dans le centre-ville. Au moins deux antifas ont été arrêtés administrativement pour port de cagoule. Ils pourraient avoir déjà été relâchés.

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Le matin du 10 mars, Christos Polidoros, frère du membre de la CCF Giorgos Polidoros, qui avait été arrêté le 6 mars dans la cadre des persécutions contre les familles des prisonnier-e-s de la CCF, a finalement été relâché. C’était des proches pour la libération desquels les prisonniers de la CCF sont en grève de la faim.

Une banderole posée sur un immeuble occupé à Montevideo : “Solidarité avec les compagnon-ne-s en grève de la faim en Grèce, Liberté !“

Une banderole posée sur un immeuble occupé à Montevideo : “Solidarité avec les compagnon-ne-s en grève de la faim en Grèce, Liberté !“

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Cinq militant-es No Border avaient cité l’État et la Zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles devant le Tribunal de première instance pour leurs arrestations préventives et abusives, menées de manière violente. Il s’agit des arrestations qui ont eu lieu le 29 septembre, jour de l’euro-manifestation organisée par les syndicats européens: 289 personnes furent arrêtées aux carrefours, sur le trottoir, dans le métro, sur les bancs, sur le chemin vers le lieu de rassemblement et enfin pendant la manifestation. Vu les délais qui s’étaient déjà écoulés et devant l’absence de victimes qui souhaitaient porter plainte pour les mauvais traitements, seul le volet « arrestations abusives » a été retenu. Trois plaignant-es on été arrêté-es dans la station de métro Ribaucourt parmi un trentaine de personnes, deux alors qu’elles participaient pacifiquement à la manifestation.

Pour ce qui concerne les arrestations opérées dans le métro, le juge estime que le fait qu’une partie des personnes étaient grimées, apparaît comme un tentative de justification par la police, mais à posteriori de l’arrestation, celle-ci avait d’ailleurs visé tout le groupe, indépendamment d’un éventuel grimage ou non. Le principe étant que l’on doit arrêter les gens pour ce qu’ils font, non pour ce qu’ils sont. Il n’y avait pas perturbation de la tranquillité publique lors de l’arrestation, le tribunal condamne donc la zone de police à une indemnisation pour ces trois plaignant-es.

Pour ce qui concerne les deux plaignant-es arrêtées lors de la manifestation, le tribunal estime que la police ont pu considérer que la seule solution pour empêcher un trouble imminent était d’organiser des arrestations préventives. Il conclut qu’il n’y a pas eu d’atteinte à la liberté de se réunir ou manifester. En ce qui concerne les conditions de l’arrestation et de la détention, le juge précise que le maintien des menottes pendant le transfert ne se justifiait pas sous la simple allusion que les personnes avaient un « profil peu collaborant ». Il déclare la prise générale de photos non justifiée en ce que la prise de photos de personnes soumises à une brève privation de liberté ne peut se produire qu’en cas de nécessité pour l’identification ou à des fins judiciaires, et ne peut donc être entreprise systématiquement. Le tribunal condamne la zone de police à un préjudice moral pour les deux plaignant-es.

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Vengeance est un blog qui met en ligne toutes les informations disponibles sur la police (police, gendarme, administration pénitentiaire, etc.) à Rennes et autour. Les gardiens pointés du doigt travaillent à la maison d’arrêt, les policiers à la Sécurité publique, à la BAC ou à la PJ de Rennes, mais aussi des ex-RG.

La Direction générale de police nationale (DGPN) a été saisie par les syndicats, tout comme la Chancellerie, à Paris. Le parquet de Rennes a ouvert une enquête pour «accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données» et «menaces». Il a confié les investigations à la PJ de Rennes, ainsi qu’à l’Office central de la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Pour les syndicats de policiers, il est urgent de fermer l’accès à ce site. En septembre 2011, la justice française avait ordonné aux fournisseurs d’accès de bloquer l’accès au site Copwatch.

https://vengeance.noblogs.org

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Rainer Loehnert, 53 ans, est incarcéré depuis 28 ans en Allemagne. Actuellement, il est emprisonné dans la prison psychiatrique de Bedburg-Hau. En juillet 2014, Rainer avait participé à la grève de la faim internationale de solidarité avec les prisonniers grecs contre les prisons de type-C. A l’époque, il avait observé plusieurs jours de grève de la faim malgré une condition physique difficile. Il avait déclaré « Le combat contre la tyrannie en prison passe à travers les océans sans se soucier des frontières ou des pays […] je refuserais la nourriture comme contribution à la lutte des prisonniers révolutionnaires et rebelles dans les prisons en Grèce. Ayez le courage de combattre et de gagner, vive l’anarchie ! ».

En janvier dernier, Rainer a tenté de s’évader et est depuis maintenu en régime d’isolement très stric 24h/24 : il ne peut voir que les infirmières, ne peut pas marcher dans la cour (à de rares occasions, menotté), tous ses effets personnels confisqués, ses vêtements interdits, trois cigarettes par jour, censure sur ses communications postales, des caméras infrarouges dans sa cellule. Depuis la mi-février il n’a pu recevoir que quelques livres.

Pour lui écrire :
Rainer Loehnert
Bahnstraße 6
47551 Bedburg-Hau
Germany

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L’OCAM (Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace) a descendu le niveau de l’alerte anti-terroriste de 3/4 à 2/4. L’indice de l’OCAM juge si la menace terroriste est imprécise, plausible, probable ou certaine. Ce niveau n’est toutefois pas uniforme : le niveau 3 reste d’application pour les ambassade états-unienne et israélienne ainsi que pour les synagogues. Les militaires déployés dans les rues des grandes villes du pays y resteront toutefois jusqu’à nouvel ordre. Ce niveau ‘2+’ est le niveau le plus couramment déployé en Belgique. Hormis le déploiement militaire, cet abaissement de l’indice est donc presque un ‘retour à la normale’.

Parachutistes déployés à Anvers

Parachutistes déployés à Anvers

Grigoris Sarafoudis, condamné en juillet 2014 pour braquage et suspicion d’appartenance à la Conspiration des Cellules de Feu rejoint ce 9 mars la grève de la faim du « Réseau des Combattants Prisonniers » (le « DAK »). Dans son communiqué, il annonce soutenir les 4 demandes formulées par le DAK. A savoir l’abolition des lois 187 et 187A, de la loi anti-masques, de l’abolition de la considération de l’ADN comme preuve, de l’abolition des prisons de type-C et de la libération de Savvas Xiros.

A Madrid, une banderole a été accrochée « Syriza maintient les prisons spéciales d’isolement, solidarité avec les prisonniers en grève de la faim (A) »

Banderole solidaire à Madrid.

Banderole solidaire à Madrid.