La police et les services pénitentiaires d’Irlande du Nord ont commencé à aménager des centaines de cellules de prison supplémentaires, anticipant ainsi les manifestations contre la tenue du sommet du G8 qui aura lieu cet été. Ces mesures de circonstance font partie du dispositif de sécurité qui se met petit à petit en place. Le PSNI est en train d’augmenter le nombre de cellules dans les commissariats de toute la province. Il semblerait que le haut-commandement de l’opération de sécurité envisage d’utiliser d’autres sites, comme l’ancienne base militaire de Lisanelly à Omagh pour détenir les manifestants interpellés. Les travaux d’aménagement ont déjà commencé dans la prison de haute sécurité de Maghaberry, dans le comté d’Antrim, dans la prison de Magilligan dans le comté de Londonderry, et dans la prison pour femmes et pour jeunes délinquants de Hydebank Wood à Belfast. Dans la prison de Maghaberry, la Foyle House, en ce moment non utilisée, sera le lieu principal de détention des manifestants qui seront mis en examen. Des places seront libérées dans les dortoirs de la prison de Magilligan. Une enceinte d’acier entourera le complexe hôtelier du Lough Erne, où se réunira le sommet du G8, mais étant donné que les lacs du Fermanagh constituent une barrière naturelle séparant l’hôtel du monde extérieur, il est hautement improbable que les protestataires puissent arriver aux abords du complexe hôtelier.

Samedi, des milliers de personnes ont défilé à Bilbao, dans le nord de l’Espagne, pour exiger l’amnistie et la fin des mesures d’exception pour les prisonniers politiques de l’ETA. Des calicots demandant la fin de la ‘doctrine Parot’, ‘la libération des prisonniers malades’ et ‘la fin des mesures d’exception’ ouvraient la marche qui a réuni des milliers de personnes dans les rues pour exiger une modification du régime pénitentiaire appliqué aux prisonniers de l’ETA et en soutien à la famille de l’ancien responsable de l’ETA Xabier López Peña « Thierry », mort samedi dernier suite à des problèmes cardiaques.

Manifestation à Bilbao

Manifestation à Bilbao

Le procès de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » s’est terminé aujourd’hui par des sentences très lourdes.

Pour les trois militants qui se revendiquaient membres de « Lutte Révolutionnaire »: Nikos Maziotis (en cavale) 50 ans de prison; Pola Roupa (égalemement en cavale) 50 ans et 6 mois ; Kosta Gournas (emprisonné à l’audience): 50 ans et six mois. Ces condamnations sont une cumulation de condamnations, cela signifie en pratique (en raion d’un plafond légal) à un total de 25 années de prison pour chacun d’eux.

Deux autres anarchistes accusés dans la même affaire mais qui niaient être membre de l’organisation ont été condamnés Stathopoulos à 7 ans et 6 mois et Kortessis à 7 ans. Trois autres, S. Nikitopoulos, K. Katsenos, et Mari Beraha (la femme de Kostas) ont été acquités. Les avocats ont demandé une suspension de l’exécution du verdict jusqu’au procès d’appel, mais cela a été refusé.

Kostas Gournas

Kostas Gournas

EDIT: En fait, Nikos Maziotis a été condamné à 86 ans, Pola Roupa et Kostas Gournas à 87 ans, mais ces sentences ont été « réduites » à 50 ans et 50 ans et demie. Mais cela signifie bien en pratique une peine de prison de 25 ans, le maximum selon la loi grecque.

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Le camp de Grafenwöhr, en Bavière, est le plus grand camp militaire d’Europe occidentale. D’une superficie de 223 km2, il comporte 51 stands de tir, dispose d’une large diversité de cibles et permet surtout l’utilisation d’armes de gros calibre et l’emploi de certains explosifs. Depuis le 15 mars dernier, près de mille militaire belges y sont en formation. Les 579 soldats de Flawinne et de Thielen sont appuyés par des artilleurs, des géniaques, des aviateurs et leurs deux hélicoptères Agusta A109, ainsi que des unités d’appui (médicale, de transmission,…). L’objectif de cette formation est d’entraîner les hommes aux opérations offensives et défensives notamment au tir sur un terrain plus vaste que les cinq camps situés en Belgique réunis. Il s’agit de la plus grande zone de l’OTAN en Europe, zone gérée par l’armée américaine.

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Du 6 au 21 avril, la Marche de solidarité sillonnera la Belgique dans le but d’initier un contre-mouvement à l’actuelle politique migratoire qui exclut et criminalise de plus en plus les migrants ainsi que les personnes solidaires. Des rencontres/débats, des actions de mobilisation ainsi que d’autres activités plus festives sont au programme. Départ de la marche Samedi 6 avril ä 12h devant le Petit Château. Une dernière cession d’information sur la marche aura lieu ce vendredi 5 avril à 18h à la salle Anker (rue Marcq 25, 1000 Bruxelles)

Le site de la marche

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Le squat Delta, à Thessalonique, avait été violemment expulsé le 12 septembre 2012. Le procès de dix de ses occupants s’est soldé par des peines avec sursis et des amendes (8000 € au total). Une des personnes arrêtées, Gustavo Quiroga, un anarchiste immigrant, est resté détenu et a été déportés en Colombie le 4 Novembre. Ce même mois, l’État grec a déclenché une nouvelle série de poursuites contre six autres anarchistes qui avaient été arrêtés au cours de l’expulsion.

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Herrira, l’association qui milite pour le rapprochement des prisonniers basques et Etxerat, qui réunit des familles de prisonniers se sont réunies lundi matin, lors d’une conférence de presse, à Bayonne. Yolanda Molina, l’avocate de Xabier Lopez Peña, le militant d’ETA, décédé vendredi dernier, à Paris. L’avocate a annoncé l’intention des proches de Javier Lopez Peña de déposer plainte contre l’administration pénitentiaire et les Hôpitaux de Paris. Samedi soir, des manifestations devraient être organisées par les associations Herrira et Etxerat dans plusieurs villes du Pays basque.

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Lire le texte intégral de la conférence de presse

Ce mardi s’est ouvert, devant les assises spéciales de Paris, le procès de trois membres présumés de l’ETA accusés du meurtre de deux gardes civils espagnols en décembre 2007 à Capbreton (Landes). Quatre autres etarras devront également répondre de faits en lien avec ces morts. D’emblée, l’avocat d’un des accusés a demandé l’annulation de la procédure, dénonçant l’information tardive de la défense concernant la découverte de l’arme du crime. Celle-ci avait été découverte en octobre 2009, mais la défense n’a été officiellement informée que quelques semaines avant le début du procès. Par ailleurs, la défense a également demandé la libération d’un des accusés incarcéré depuis près de cinq ans et demi, ce qui, pour la défense, n’est pas un temps de détention préventive raisonnable. Les trois accusés principaux sont passibles d’une peine de prison à perpétuité.

A l’occasion du ‘Jour de la patrie basque’, l’ETA a publié ce dimanche son traditionnel communiqué par le biais du site internet du journal basque Gara. Ecrit alors que l’annonce du décès de Javier Lopez Pena n’avait pas encore été rendu public, le texte réclame une nouvelle fois la libération des quelques 700 prisonniers détenus en France et en Espagne pour le liens, prétendus ou avérés, avec l’organisation séparatiste basque. Cette exigence est réitérée alors que tant la France que l’Espagne continuent à refuser catégoriquement toute négociations avec l’ETA et ses dirigeants.

Le prisonnier politique basque Xabier Lopez Peña est décédé ce 30 mars à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, où il avait été admis le 13 mars. López Peña avait déjà eu des problèmes cardio-vasculaires, mais la situation s’était détériorée dans la prison de Fleury. Personne, ni sa famille ni ses avocats n’avait eu de nouvelles de lui du 11 au 19 mars et personne n’avait été informé de son hospitalisation. Xabier était de Galdakao et avait 54 ans. Il était en prison depuis mai 2008, quand il avait été arrêté dans un appartement à Bordeaux avec 3 autres militants basques, Jon Salaberria, Igor Suberbiola et Ainhoa ​​Ozaeta.

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