Le tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris, spécialisée dans les affaires de droit de la presse, diffamation publique, liberté d’expression, a rendu un jugement confirmant clairement le droit d’appeler au boycott d’Israël et de ses produits. Cette décision est importante car elle survient alors que d’autres procès de la campagne « Boycott Désinvestissement Sactions » doivent se dérouler prochainement en France, à commencer par celui du 20 octobre 2011 à Bobigny.

Suite à l’audience 17 juin dernier, les juges avaient relaxé le 8 juillet 2011 Oliva Zémor, accusée de discrimination contre la nation israélienne, et d’incitation à la haine raciale par le gouvernement et par quatre associations du lobby israélien en France. Ces parties civiles ont bien entendu fait appel de ce jugement, et continuent à poursuivre des militants pour les mêmes faits.

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Les sans-papiers qui protestent et résistent à leur enfermement dans des centres, en vue de leur expulsion, seront bientôt susceptibles d’être transférés vers un centre fermé spécifique, a indiqué le secrétaire chargé de l’Asile et des Migrations Melchior Wathelet. Un projet en ce sens sera prochainement soumis au Conseil des ministres. Il en coutera 4 millions d’euros au budget. 160 places seront prévues pour les perturbateurs et 40 places pour des personnes avec un « profil difficile » (?).

Une trentaine de personnes, dont une délégation de notre secours rouge, ont participé au rassemblement cette après-midi rond-point Schuman en solidarité avec les deux militants islandais qui, en 2008, avaient sauté une clôture à l’aéroport afin d’empêcher l’expulsion d’un réfugié. Ils sont inculpés pour introduction par effraction et perturbation des transports aériens, ils risquent jusqu’à six ans de prison.

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Un rassemblement est organisé ce mercredi à 16 heures devant l’ambassade d’Islande, 11 rond-point Schuman, en solidarité avec deux Islandais poursuivis pour avoir tenté d’empêcher une expulsion.

En 2008, les deux hommes avaient sauté une clôture à l’aéroport afin d’empêcher l’expulsion d’un réfugié kenyan vers l’Italie. Cette action avait entraîné l’interruption du trafic de l’aéroport durant une heure, mais avait surtout enclenché un vaste mouvement populaire. En février 2010, l’homme s’est d’ailleurs vu accordé le droit d’asile en Islande.

Quant aux deux militants, ils ont été inculpés pour introduction par effraction et perturbation des transports aériens. L’un a été condamné à deux mois de prison ferme, le second à 45 jours avec sursis. L’affaire a été portée devant la Cour Suprême qui l’a renvoyée au tribunal de district, ce qui a entraîné un nouveau traitement du dossier. Le verdit doit tomber au plus tard dans le courant de ce mois de septembre. Les deux hommes risquent cette fois jusqu’à six ans de prison.

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Hier, pour le 11 septembre, les fascistes de « Nation » et du FN organisaient une manifestation pour « les victimes du terrorisme », simple paravent de leur arabophobie, tombant mal dans le calendrier puisque les dernières « victimes du terrorisme » sont tombées sous les balles d’un fasciste norvégien… Leurs manifestations ayant été interdites, les fascistes se sont fait arrêter au fur et à mesure de leur regroupement.

Un groupe de contre-manifestants s’est fait cerner par la police sitôt arrivé sur les lieux. Seuls quelques antifascistes ont pu échapper à l’arrestation, onze ont été embarqués aux casernes d’Etterbeek et relâchés quelques heures plus tard. Les identités ont été relevées et des photos ont été prises, de force au besoin – un antifasciste ayant à cette occasion reçu des coups.

La loi Loppsi 2 permettant le filtrage du net sans juge, promulguée en mars dernier, ne précisait pas les moyens exacts fournis aux autorités pour le mettre en pratique. Plusieurs dispositions adoptées à la fin du mois d’août spécifient comment la police pourra surveiller les communications et les données numériques. Les dispositifs mis à sa disposition visent toutes formes de documents, et non plus uniquement les correspondances. Les documents pourront être interceptés soit grâce à un dispositif directement apposé sur l’ordinateur, soit grâce à des logiciels espions installés à distance (de type keylogger, enregistreur de frappes). Ces procédés de surveillance permettent de contourner les cryptages de données car ils permettent, entre autre, de récupérer directement l’information tapée sur le clavier ou visible sur l’écran d’ordinateur. Il permet également d’avoir accès à des données effacées, voire même à des données jamais enregistrées sur le disque dur.

La colère de la population a à nouveau grondé dans les rues d’Athènes hier après le discours de rentrée du premier ministre. Celui-ci a annoncé une seconde salve de mesures d’austérité, ce qui a déclenché un vaste mouvement populaire. Plus de 20000 personnes sont descendues dans les rues de la capitale dans un mouvement qui rassemble de plus en plus de grecs de tous horizons. Quelques 3000 propriétaires de taxi ont ainsi tenté de prendre d’assaut le centre de congrès où Papandréou devait prendre la parole en fin d’après-midi. Ils ont été repoussé par les forces de l’ordre et leur gaz lacrymogène. Ces dernières sont restées sur place pour tenir les autres manifestants – syndicalistes, étudiants, militants communistes, ‘indignés’,… – à distance. Par ailleurs, la police quadrillait la ville avec un dispositif de 7000 hommes. Des affrontements ont eu lieu en début de soirée dès le début des manifestations, et la police a procédé à deux arrestations.

Affrontements à Athènes

Affrontements à Athènes

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Plusieurs militants BDS ainsi que certains membres de la mission ‘Bienvenue en Palestine’ s’étaient rassemblés à 18h30 au Sablon pour s’opposer à la campagne ‘Brand Israel’ dans le cadre de laquelle se déroulait une exposition de design israélien. Ils s’étaient réunis afin de dénoncer la campagne de communication menée entre autre par le service culturel de l’ambassade israélienne à Bruxelles pour redorer le blason israélien. Plusieurs dizaines de policiers formaient un cordon à l’entrée du bâtiment afin d’empêcher les manifestant de pénétrer dans l’exposition. Deux militants, dont un membre de notre Secours Rouge, sont tout de même parvenus à se frayer un passage et à prendre la parole dans l’assemblée. Ils ont immédiatement été interpellés et emmenés au commissariat de l’Amigo, où ils ont été retenus une petite heure.

Le 15 juin dernier, un groupe ‘d’indignés’ avaient tenté d’empêcher la tenue d’une session parlementaire à Barcelone, session au cours de laquelle devait être voté le budget 2011 de la Catalogne prévoyant de nombreuses mesures d’austérité. Les manifestants avaient bloqué l’entrée du bâtiment avant d’être violemment délogés par les forces de l’ordre. 23 personnes avaient été blessées au cours de l’intervention policière. Hier, le juge de l’Audience Nationale, principale instance pénale espagnole, a annoncé son intention d’ouvrir une enquête afin de déterminer si les incidents auraient pu constituer un délit contre les institutions de l’état, sur base de l’article 498 de code pénal qui punit ‘le recours à la force, la violence, l’intimidation ou la menace grave pour empêcher tout membre d’une assemblée parlementaire d’assister à ses réunions’.

La police londonienne poursuit ses opérations pour ‘savoir qui sont tous ces gens’, c’est-à-dire ceux qui ont pris part, d’une manière ou d’une autre, aux événements qui se sont déroulés au début du mois d’août dans la capitale britannique. Rien qu’à Londres, 2000 arrestations ont été effectuées depuis le 4 août. Les forces de l’ordre ont annoncé être à la recherche de 30.000 personnes impliquées dans les perturbations. Le rapport public de la police métropolitaine affirme que 3296 crimes ont été enregistrés durant les troubles. Pour en trouver les auteurs, elle dispose de plus de 40.000 heures de vidéos provenant de caméras de surveillance qui seront entièrement examinées dans le cadre d’une enquête qui prendra des années. En attendant, les forces de l’ordre sont complètement déchaînées et totalisent plus de cent arrestations quotidiennes. Le commissaire Nick Sedgemore qui dirige certaines de ces rafles: ‘Nous allons les attraper tous, jusqu’au dernier, et les poursuivre aussi sévèrement que la loi le permet… Cela ne nous dérange pas de criminaliser une section de la société. Nous en sommes pas ici pour nous faire aimer, mais pour nous faire respecter… Nous en avons assez. Et nous allons leur faire un peu peur.’ Les actions policières visent essentiellement les communautés de la classe ouvrière de la banlieue de Londres et font principalement suite à des dénonciations, des ouïes-dires de ‘sources secrètes ». Les médias sont par ailleurs toujours prévenus, et donc présents pour filmer les rafles, leur préparation et l’embarquement des jeunes dans les fourgonnettes de police.

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