Anton Nielsen, 72 ans, est le président de l’association Horseroed-Stutthof, regroupant d’anciens prisonniers politiques de l’occupation Allemande du Danemark, leurs veuves et leurs descendants. Dans les dernières années, la lutte contre les « lois sur le terrorisme » a occupé une place centrale dans le travail de l’association. Dans le cadre de cette lutte, l’association a recueilli de l’argent et en a envoyé au FPLP en Palestine en soutien à son travail humanitaire. Mais le FPLP se trouve sur la liste des organisations terroristes tenue par les États-Unis et de l’Union européenne, et par conséquent le président de l’association a été condamné en tant que soutien d’une organisation prétendument terroriste. Anton Nielsen a donc été condamné à 6 mois de prison, dont 4 avec sursis, et une amende de 1 300 euros.

Un dirigeant du syndicat des charpentiers, Viggo Toften Joergensen, a été également été condamné au Danemark pour avoir envoyé de l’argent aux FARC en Colombie, en soutien à un leader syndical assassiné par les fascistes Colombiens. Viggo Toften Joergensen a eu une peine de 6 mois de prison de sursis.

Anton Nielsen

Anton Nielsen

Dossier(s): Archives Europe Tags: ,

Une manifestation anti-répression a eu lieu le 18 juin à L’Aquila. C’est à la prison de L’Aquila qu’est détenue, à l’isolement total, la militante des Brigades Rouges Nadia Lioce. Une manifestation devant la même prison avait débouché sur des incidents et le procès de vingt manifestants – parmi lesquels une militante du Secours Rouge. Les manifestants ont scandés des slogans pour la solidarité de classe avec les prisonniers révolutionnaires et contre la répression contre les comités de Secours Rouge en Belgique, Suisse, Italie et Espagne.

imageaquil.jpg

Le groupe de pirates informatiques Lulz Security a revendiqué, le 17 juin, dans un communiqué, des attaques contre la chaîne de télévision PBS, Sony, et Fox, des sites porno, le FBI, la CIA, le gouvernement américain. Submergé de requêtes, le site public de la CIA a été mis hors d’usage pendant deux heures la semaine dernière. Le groupe s’est également attaqué aux sites du Sénat américain et du bureau des affaires criminelles britannique. LulzSec pourrait être une émanation d’un autre groupe de pirates, Anonymous, connu pour avoir attaqué les sites de cartes de crédit américaines Visa et MasterCard en réponse à leur décision de bloquer les versements au site WikiLeaks.

Le jeune Britannique de 19 ans interpellé lundi et soupçonné d’appartenir à Lulz Security (« LulzSec » en abrégé) a été placé en détention provisoire, jeudi 23 juin, à l’issue d’une première audition devant un juge londonien. Ryan Cleary, qui a été arrêté lundi à son domicile, n’a contesté aucun des cinq chefs d’inculpation retenus contre lui, dans le cadre de la législation sur le piratage informatique. Sur le compte Twitter où il a déjà annoncé dans le passé des attaques informatiques qui se sont révélées vraies, le groupe a, lui, minimisé cette arrestation : « On dit que le leader de LulzSec a été arrêté, que tout est fini maintenant… mais attendez : nous sommes toujours là ! Qui est le pauvre mec qu’ils ont pris ? »

Dossier(s): Archives Europe Tags:

Cet après-midi, un groupe ‘d’indignés’ avait décidé de se rendre devant le bâtiment de la rédaction du Soir. Ils souhaitaient se montrer solidaire avec les journalistes qui se seraient vus empêcher, par leur direction, de couvrir les différentes mobilisations de ces derniers jours. Mais arrivés au Parc Royal, ils ont été cueillis par les forces de l’ordre. La zone du parc a été déclarée fermée au public et quiconque tente d’y pénétrer se voyait menacer d’arrestation. La police était assistée par des vigiles privés qui lui signalaient les personnes et comportements ‘suspects’. A 16h30, vingt ‘indignés’ avaient déjà été arrêtés et emmenés au commissariat de l’Amigo, dans le centre-ville.

EDIT 17h40: Il y a quarante manifestants arrêtés à l’Amigo, dont deux femmes. Un appel a été lancé pour un rassemblement de solidarité devant l’Amigo.

EDIT 21h: Quelques proches des manifestants se sont rassemblés devant l’Amigo. Ils sont encadrés par plusieurs policiers. Jusqu’à présent, la police refuse de communiquer toute information.

EDIT 22h: Les quarante personnes sont toujours retenues au commissariat. Selon une rumeur en provenance du milieu juridique, il semblerait que les autorités souhaitent maintenir tous les manifestants en détention le plus longtemps possible afin de préserver la bonne tenue du sommet européen.

EDIT 24h05: Les premiers manifestants sont libérés. Ils sont chaleureusement acceillis par une vingtaine de personnes. Le dispositifs policiers est assez lourd. Il y avait douze femmes et non deux parmis les personnes arrêtées.

EDIT 01h: Fin des libérations. Il semblerait que tout le monde soit sorti (les proches rassemblés devant l’Amigo avaient tous retrouvé les leurs). Un manifestant a été ré-arrêté sitôt sorti sans raison apparente (probablement pour pouvoir enchaîner « légalement » deux arrestations administratives).

arrestation1.jpg

La police britannique vient de lancer un système informatique qui permettra à toutes les forces de partager des renseignements sur plus de quinze millions de personnes. Cela fait presque dix ans que les autorités réclamaient la mise sur pied d’un tel fichier. Celui-ci rassemble 150 systèmes informatiques distincts et fusionne les renseignements des 43 forces de police d’Angleterre et du Pays de Galles. Par ailleurs, il établi également un lien entre les huit forces de police écossaises, la police britannique des transports, le service de police d’Irlande du Nord, le CEOP (centre de protection des enfants), la SOCA (Agence contre le crime organisé) et la police militaire. Tous ensembles, ces organismes détiennent des informations sur quinze millions d’individus. Toute personne ayant un jour eu un contact, quel qu’il soit, avec les forces de l’ordre britannique, figure dans cette méga-base de données.

Une centaine d’ « indignés », de syndicalistes et de membres du Comité Action Europe s’étaient rassemblés hier sur l’Esplanade de l’Europe, pour protester contre les politiques d’austérité menées en Europe. Après avoir organisé une assemblée populaire face à la Commission et au Conseil de l’Union européenne, au rond-point Schuman, à 18h00, les militants sont arrivés vers 21h au niveau du Parlement européen, entre les bâtiments Altiero Spinelli et Paul-Henri Spaak, d’où ils ont été délogés par la police à l’aide de gaz lacrymogènes. Les manifestants ont ensuite reflué vers la place du Luxembourg (où il y a eu des interpellations) et la place de Londres.

La police a tenté d’encercler un dernier groupe de manifestants qui défilait en fin de soirée dans les rues d’Ixelles. Une charge de police a eu lieu rue de la Paix vers 23h. Quelques personnes ont été interpellées.

Par ailleurs, la police locale de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles a interpellé mercredi soir une personne qui avait effectué des graffitis sur les locaux du Parlement européen

20110622-img_6796.jpg20110622-img_6787.jpg

Le front de soutien à Aurore Martin dépasse aujourd’hui très largement la gauche indépendantiste du Pays Basque nord, depuis que la jeune femme ait fait l’objet d’une tentative avortée d’arrestation dans un appartement de Bayonne hier après-midi. A celles de formations politiques locaux de tous bords (à l’exception du front national) ou syndicales, de nouvelles voix ont fait entendre fortement leur refus de voir cette militante basque livrée aux autorités espagnoles qui ont lancé un MAE contre elle pour « participation à une organisation terroriste », quand lui sont reprochés deux prises de positions publiques et un article concernant son engagement politique pour l’indépendance du Pays Basque. De nombreux élus et citoyens refusent que le gouvernement français s’acquitte « techniquement » d’un ordre d’extradition vers l’Espagne d’une citoyenne française (où elle risque une peine de prison de 12 ans).

Ce mercredi après-midi à Bayonne, de nombreuses figures locales auront relayé leur refus d’une « intervention policière brutale », « un retour aux heures sombres de notre histoire » ou « une attitude non républicaine » quand, pour le droit national, cette citoyenne française n’a commis aucun délit mais exercé son droit d’expression politique, nullement jugé illégal en France. Samedi 25 juin à 17h, place des Basques à Bayonne, une manifestation est convoquée qui demandera « la liberté pour Aurore Martin », « le respect des droits civils et politiques au Pays Basque » et l’abrogation du mandat d’arrêt européen. Toujours libre, Aurore Martin exclut de reprendre le chemin de la clandestinité. Après les propos hier du Ministre de l’Intérieur Claude Guéant, qui a confirmé la volonté de procéder à l’exécution de son extradition vers l’Espagne, son arrestation reste de fait imminente et permanente. Actuellement un cordon de militants basques et de citoyens se tient aux abords de la rue des Basques de Bayonne où eut lieu la première tentative de quelques policiers de la section anti-terroriste de Paris.

Jusqu’il y a deux jours, Birgit Hogefeld était le dernière militante de la RAF derrière les barreaux depuis la libération de Christian Klar en 2008. Elle avait été arrêtée à la gare de Bad Kleinen en juin 1993 lors d’une opération au cours de laquelle le militant Wolfgang Grams avait été tué par la police. En 1996, elle avait été condamnée à la prison à perpétuité pour plusieurs actions, dont celle visant la base militaire de Francfort en 1985. Début juin, la cour d’appel de Francfort avait donné son feu vert à sa libération alors que jusqu’à présent, toutes ses demandes avaient été rejetées au motif de ‘circonstances aggravantes’. Finalement, le reste de sa peine a été commué en cinq ans de mise à l’épreuve et Birgit Hogefeld, qui s’était dissociée de son engagement dans la RAF, a quitté la prison pour femmes de Francfort-Premgesheim ce lundi matin.

Birgit Hogefeld

Birgit Hogefeld

Des centaines d’émeutiers ont attaqué la police hier soir dans l’est de Belfast, en Irlande du Nord, pour la deuxième nuit de suite. Environ 700 personnes se sont réunies dans les rues du district de Short Strand, lançant des feux d’artifice, des cocktails Molotov et d’autres projectiles sur des fourgonnettes de police. Deux hommes ont subi des brûlures, selon les autorités. Les journalistes ont été invités à quitter la zone après qu’un photographe de presse eut été atteint d’une balle à la jambe durant les événements. Des rues du district ont été fermées et la police tentait de rétablir l’ordre. Les incidents ont commencé après qu’une centaine de jeunes protestants, sur ordre du groupe fasciste pro-britannique UVF, aient attaqués des maisons habitées par des catholiques.

Voir une première vidéo de la BBC

Voir une seconde vidéo de la BBC

Dossier(s): Archives Europe Tags: ,