Les ‘Omon’ (policiers anti-émeutes russe) ont brutalement interpellé dimanche 25 militants, dont les leaders de partis d’opposition, qui protestaient contre l’abattage d’une forêt de la périphérie de Moscou pour un chantier controversé d’autoroute. Le leader du parti Iabloko Sergueï Mitrokhine et celui du mouvement Front de gauche, Sergueï Oudaltsov, étaient parmi les personnes interpellées. Entre 200 et 300 personnes participaient à la manifestation. Les personnes interpellées étaient accusées par la police de résistance à agent de la force publique, un délit passible de 15 jours de prison, elles ont reçu des coups à la tête et au ventre. De manière inattendue, un tribunal local a fait libérer les détenus en invoquant de multiples violations d’écritures.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq militants qui veillaient sur le site, dont un Français, avaient déjà été roués de coups.

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Des incidents ont éclaté mercredi à Athènes entre la police grecque et des manifestants alors que les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international entamaient une mission d’évaluation de la situation budgétaire de la Grèce. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre d’Athènes à l’appel des syndicats des secteurs public et privé. La capitale était presque déserte, avec de nombreux magasins et services publics fermés pour la journée. En fin d’après-midi, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes alors que des jeunes manifestants jetaient des pierres dans leur direction. Un manifestant a été hospitalisé après avoir été grièvement blessé à la tête. Il se trouvait dans un « état critique », mais « stationnaire » après avoir été opéré, a annoncé le ministère grec de la Santé. L’homme, un militant de gauche âgé d’une trentaine d’années a été opéré d’urgence en raison d’un hématome derrière la tête et placé dans l’unité des soins intensifs.

La vidéo des affrontements sur EURONEWS

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Ce samedi 7 mai, un jeune homme se rend au « Steenrock », festival en soutien aux étrangers détenus dans le centre fermé de Steenokkerzeel. Arrivé vers 15 heures à proximité du centre, ce jeune homme fait l’objet d’un contrôle d’identité qui va déraper de manière incompréhensible. Un des deux policiers qui menait ce contrôle d’identité, a sorti sa matraque et lui a asséné un coup très violent directement au visage du jeune homme qui n’avait pas ébauché un geste menaçant, avant de continuer à le frapper, toujours à coups de matraque, un peu partout sur le corps et à nouveau, à plusieurs reprises, en plein visage. Les autres policiers ont laissé faire, se contentant de contrôler les identités des personnes présentes et d’acter un témoignage.

Une ambulance a fini par venir prendre en charge le jeune homme, qui s’est vu poser une vingtaine de points de suture, avant qu’un scanner ne révèle de multiples fractures des mâchoires et la perte de plusieurs dents, nécessitant une opération immédiate. Son immobilisation et sa rééducation vont durer plusieurs mois. Plainte a été déposée.

Le 4 mai, juste avant 14h, près de 300 policiers (dont un hélicoptère de la Sécurité civile équipé de deux caméras) sont intervenus à la demande de la mairie de Paris pour expulser le 51 avenue Bolivar, et y rafler les Tunisiens du Collectif de Lampedusa à Paris. La porte a tenu un peu de l’extérieur en résistant aux gendarmes mobiles, et surtout de l’intérieur, où la soixantaine de sans-papiers et la vingtaine de camarades revenus ou restés dedans pour défendre le lieu ont tenu la porte en une mêlée humaine renforcée de planches-portes/boucliers. Les gendarmes mobiles ont finalement forcé cette résistance. Un premier groupe s’est réfugié dans les étages, un second avec la plupart des compagnons et camarades en sous-sol. Ce second groupe, voyant que la porte n’était tenue que par quatre policiers en civils, a lancé une contre-charge vers la sortie. Quelques tunisiens sont parvenus à s’échapper avec eux, avant que les policiers à l’extérieur ne les arrêtent.

Plus de 100 Tunisiens ont été embarqués, plus une quinzaine de camarades arrêtés lors des échauffourées qui ont suivi. Une grosse centaine de manifestants a tenu bon face aux policiers. Il y a eu une tentative avortée de bloquer le premier des cars emmenant les Tunisiens. Les lignes de CRS se sont renforcées peu à peu, encadrant les manifestants contre les grilles du parc des Buttes Chaumont. C’est quand les trois employés de la Sécurité de la Ville de Paris ont voulu fermer la grille et en ont été physiquement empêchés, que les CRS ont chargé. Tout le monde restant a quand même réussi à rentrer dans le parc. Le ministre de l’intérieur Guéant était venu en personne à la mairie du XIXe juste avant l’opération. La préfecture parle de 138 interpellés.

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Deux anarchistes viennent de trouver un dispositif de vidéo-surveillance caché dans leur appartement. Le dispositif était caché derrière une petite grille de ventilation, placée pour aérer le mur en gyproc, dans la cuisine. Le caméra, type « S/W » (?) était juste derrière la grille, relié à une batterie plutôt grande composé de 3 tubes de 4 batteries de 14,4 V. La batterie se trouvait derrière l’évier, le tout relié avec des câbles. Entre la batterie et le reste du dispositif, se trouvait ce qui semble être un interrupteur, manipulable à distance. Le caméra était relié à une petite boîte noire, servant d’encodeur. Cet encodeur, type « Micro View Lock » (Ovations Systems) était à son tour relié à ce qui pourrait être une antenne pour transmettre les images sur 1,4 Ghz. Il n’y avait donc pas de carte SIM.

La caméra était pointée vers la table de la cuisine. On ne sait si elle comportait aussi un micro. Le caméra était fixé avec des éléments magnétiques. Sur quasi tous les éléments, des autocollants « CS » étaient apposés. « CS » correspond en effet au code du magasin du Service Logistique de la Police Fédérale.

Le système d'espionnage découvert chez deux anarchistes (1)

Le système d’espionnage découvert chez deux anarchistes (1)


Le système d'espionnage découvert chez deux anarchistes (2)

Le système d’espionnage découvert chez deux anarchistes (2)


Le système d'espionnage découvert chez deux anarchistes (3)

Le système d’espionnage découvert chez deux anarchistes (3)

Ce 8 mai 2011, le prisonnier politique des GRAPO: Miguel Angel Bergado a été libéré après 30 années d’incarcération, toujours en “premier degré” du Régime Pénitentiaire espagnol (le plus sévère), dispersé et soumis à tout type de violences et de tentatives d’humiliations.

Miguel est en 1958 dans la petite localité de Quintanilla (Province de Burgos), il vient d’une famille paysanne très pauvre. Malgré tout, il a réalisé des études pour être enseignant. En 1979, il entre en contact avec les GRAPO. Il participe à l’infrastructure de l’opération qui a permis,le 17 décembre 1979, de faire évader 5 militants antifascistes de la prison de Zamora. Peu après, il passe à la clandestinité et prend notamment part à l’action armée qui a coûté la vie à un général de l’Armée espagnole, le 5 Mai 1981 à Madrid. Le 8 mai 1981, Miguel est arrêté à Madrid, à l’âge de 23 ans. Il est sévèrement torturé lors de son passage au commissariat. En 1990: il est condamné à 55 ans de prison. Lors de la grève de la faim des prisonniers antifasciste, Miguel a une bagarre avec un gardien de prison particulièrement brutal avec les gréviste. Depuis lors, Miguel a été particulièrement soumis à un contrôle absolu, à l’isolement et aux mauvais traitements. Miguel aurait dû être libéré en novembre 2006. Après avoir accompli 25 ans et demie en prison (y compris avec sa condamnation légale déjà largement dépassée), mais il a continue d’être détenu au moyen de la dernière loi d’application des peines qui lui a été appliquée de façon rétroactive.

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Markus Seiler, le patron du Service de renseignement de la Confédération (SRC) a exposé que le « danger numéro un » pour la Suisse n’était pas le terrorisme islamiste mais «les extrémistes de gauche», responsables de 254 d’incidents en 2010, «dont 109 avec actes de violences». Contre 220 en 2009, soit une augmentation de 15%. Le SRC évoque le danger représenté par 2.000 militants de l’«éco-anarchisme», de la «Federazione Anarchica Informale», de Revolutionärer Aufbau et … du Secours Rouge International.

Ce 4 mai, 78 étudiants ont été mis sous enquête par les autorités de Florence dans le cadre des enquêtes relatives aux mobilisations étudiantes qui ont eu lieu fin 2010 dans toute l’Italie. Toutes les personnes visées mercredi s’étaient réunies à proximité du local du Spazio Liberto 400 Colpi (collectif anarchiste). Parmi elles, 22 doivent subir des mesures de limitation de la liberté personnelle dans l’attente d’un procès, cinq sont assignées à résidence et les autres seront obligés de pointer quotidiennement au commissariat. Le local du collectif a été perquisitionné (avec saisie et destruction de matériel), tout comme 22 domiciles. Les faits reprochés à tous ces jeunes sont, notamment: association de malfaiteurs, manifestation non-autorisée, incitation au crime, occupation abusive de bâtiments publics, résistance et violence contre les forces de l’ordre,…

Selon des chiffres publiés ce jeudi, la sûreté de l’état a déjà fait usage à 417 reprises des nouvelles méthodes de recherche avalisées par la loi sur les Méthodes Particulières de Recherches entrée en vigueur en septembre 2011 et appliquée depuis le mois de février dernier. Concrètement, en trois mois, la sûreté a donc utilisé 385 fois les méthodes de recherches spécifiques et 32 fois les méthodes de recherches exceptionnelles (la loi les distingue dans son texte). Rappelons que ces MPR permettent l’utilisation de moyens extrêmements intrusifs dans le cadre d’une enquête: caméras cachées (jusque dans les domiciles), écoutes téléphoniques, interception des mails, infiltrations, filatures,…