Dimanche, en Suisse, 52,9% des votants ont accepté l’initiative de la droite conservatrice pour le renvoi systématique des criminels étrangers. L’initiative acceptée dimanche par le peuple suisse touche aussi les immigrés de deuxième et de troisième génération, étant donné que les enfants d’immigrés ne reçoivent pas automatiquement la nationalité suisse. Ainsi, des personnes nées et élevées en Suisse seront susceptibles d’être renvoyées dans des pays dont elles ne connaissent rien. Selon l’initiative, les criminels purgeront leur peine en Suisse, avant d’être systématiquement renvoyés.

Après l’acceptation de l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers, le siège de ’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice qui a dépensé des millions pour une campagne en faveur de cette initiative) à Berne a été la cible d’actes de vandalisme dans la nuit de dimanche à lundi. Plusieurs vitres ont été brisées, des stores endommagés et des murs souillés, (photo). Trois voitures parquées dans les environs ont également été touchées. A Zürich, plusieurs centaines de personnes ont protesté dimanche soir. Des déprédations ont eu lieu en marge de cette manifestation non autorisée. Divers objets ont été lancés en direction des forces de l’ordre et des vitrines ont été brisées. La police a fait usage de balles en caoutchouc, de gaz irritant et de lances à eau. Un individu a été arrêté. Les dommages se chiffrent en dizaines de milliers de francs.

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Le 3 novembre dernier, un homme a été arrêté à Düsseldorf, accusé d’être membre du LTTE (Tigres de Libération de l’Ilam Tamoul). Plus précisément, les autorités l’accusent d’avoir fait partie de la section étrangère allemande du LTTE entre 2005 et 2009. Elles le soupçonnent d’avoir été la personne responsable de l’organisation pour la région de Berlin et d’avoir acheté du matériel destiné à la lutte armée au Sri Lanka. Cette arrestation est la neuvième visant le mouvement tamoul cette année, toutes effectuées en vertu de l’article 129b du Code Pénal allemand qui punit toute appartenance à une ‘organisation terroriste étrangère’.

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Dans le courant de la nuit, les policiers de Colombes (Hauts-de-Seine) est intervenue pour régler un différend entre deux hommes. Pour neutraliser l’un d’eux, ils tirent deux coups de Taser. Maîtrisé, l’homme est emmené par les forces de l’ordre. Mais peu après, il meurt d’un malaise cardiaque. Interrogé ce matin, le directeur de Taser France a déclaré que ‘seule l’autopsie de cet homme permettra de dire si notre pistolet est responsable du décès. A ce jour, dans le monde, le Taser n’a jamais tué quelqu’un’. Dans un rapport publié en 2008, Amnesty International France affirme que plus de 290 personnes sont décédées aux Etats-Unis depuis 2001 après avoir été touchées par ces armes.

Le Taser, ou pistolet à impulsion électrique, propulse à la vitesse de 50 mètres/seconde deux électrodes reliées à un fil isolé. Au contact de sa cible, il libère une onde électrique de deux milliampères pour 50.000 volts qui bloque le système nerveux, tétanisant la personne. Le fabricant américain, dans son guide d’utilisation, signale ‘que le risque d’un événement cardiaque négatif survienne suite à l’utilisation d’un pistolet Taser est considéré comme extrêmement faible’. Plusieurs polices locales belges ont demandé d’en être équipée.

Taser X26

Taser X26

Le Comité Solidarité Basque Lille appelle à une réunion unitaire le mardi 30 novembre 19h à la MRES, rue Gosselet, à Lille autour du cas d’Aurore Martin.

Le 23 novembre, le Tribunal de Pau a accepté le mandat d’arrêt européen émis par l’Audience Nationale de Madrid contre la militante de Batasuna, Aurore Martin, agée de 31 ans, de nationalité française. L’Espagne lui reproche sa participation aux activités publiques d’une organisation interdite en Espagne mais «encore» légale en France, Batasuna. L’Espagne prétend pouvoir l’inculper pour «participation à une organisation terroriste», ce qui peut valoir une peine de 12 ans de prison.

Suite à cette décision du tribunal de Pau contre Aurore, un recours a été déposé devant la cour de cassation, la décision sera connue dans le délai maximun d’un mois. En pays basque, la décision du tribunal de Pau a provoqué un important mouvement de dénonciation et de très nombreuses protestations. Le samedi 20 novembre à Bayonne une manifestation a rassemblé plus d’un millier de personnes.

Lire ici une interview d’Aurore Martin

Mardi dernier, le tribunal de Pau a accepté le mandat d’arrêt européen émis par l’Audience Nationale de Madrid à l’encontre de la militante de Batasuna Aurore Martin. En mai dernier, elle avait déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt, alors rejeté par le tribunal et avait été libérée après une semaine de détention. Cette fois, le juge a repris le même dossier, la même affaire, en y ajoutant quelques détails (dates, lieux,…).

On lui reproche sa participation à des meetings ou à des conférences de presse de Batasuna des deux côtés du Pays Basque, ainsi que d’avoir été salariée du Parti Communiste du Pays basque (EHAK, Euskal Herrialdentako Alderi Kommunista) alors que celui-ci n’était pas encore interdit. Notons que Batasuna, pour sa part, n’est pas illégal en France. En acceptant le mandat d’arrêt européen, la France donne satisfaction à l’Espagne, qui met la pression sur tous les militants indépendantistes, où qu’ils se trouvent, et quelles que soient leur activité. Aurore Martin risque douze ans de prison. Son cas crée un précédent particulièrement inquiétant pour tous les militants français, de remise aux autorités d’un pays où sont interdites des organisations autorisées en France.

Aurore Martin

Aurore Martin

Les étudiants britanniques sont de nouveau descendus dans les rues ce mercredi, pour manifester contre la hausse des frais de scolarité universitaires. Des milliers de personnes ont manifesté, dès 11 heures à Londres et dans toutes les grandes villes du pays. Des collégiens et lycéens se sont joints à cette journée d’action. Les incidents ont commencé vers 13 heures. Dans le centre de Londres, alors que des milliers d’étudiants étaient contenus par la police, des manifestants sont montés sur un fourgon de police, en ont détruit le pare-brise, et l’ont tagué. Des pancartes en feu ont aussi été jetées vers les agents de police.

Au total, onze personnes ont été blessées dans la capitale, trois ayant été hospitalisées pour des blessures mineures, selon le London Ambulance Service. La police métropolitaine a en outre indiqué au quotidien britannique que deux agents avaient été blessés dans la capitale, l’un deux avec un bras cassé, l’autre ayant perdu conscience. Le porte-parole a ajouté que quinze personnes avaient été arrêtées pour vol et atteinte à l’ordre public durant la manifestation. Mercredi soir, la situation était toujours tendue, avec des milliers de manifestants bloqués dans le centre de Londres par des cordons de police. Des échauffourées entre manifestants et policiers ont également éclaté à Bristol, après que des manifestants ont forcé un cordon de sécurité visant à éloigner le cortège du centre-ville

manifestation étudiante à Londres

manifestation étudiante à Londres

En février 2009, la police irlandaise a arrêté trois hommes à Letterkenny, dans le Comté de Donegal en Irlande du Nord lors d’un contrôle routier. Dans leur voiture avaient été trouvés une fausse arme, des gants en latex, neuf attaches de câble et des sacs poubelles noirs. Les autorités ayant eu vent d’un complot de ‘tiger kidnapping’ orchestré par les républicains, le trio a immédiatement été accusé d’appartenir à un groupe républicain dissident. Les trois inculpés ont toujours nié faire partie d’une quelconque organisation. Néanmoins, ils ont tous été déclaré coupables ce matin par la Special Criminal Court de Dublin. Le prononcé de la peine aura lieu le 15 décembre. Dans son arrêt, le juge a déclaré qu’il n’avait effectivement pas été établi que les objets retrouvés dans la voiture étaient reliés à un éventuel complot, mais il a ajouté que ces objets rendaient ‘matérielles’ toutes les questions auxquelles les accusés avaient refusé de répondre durant les interrogatoires.

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Trois jeunes du Pays Basque nord ont été interpellés à leurs domiciles tôt ce lundi matin dans une procédure liée au jet d’un cocktail molotov qui aurait été jeté sur la gendarmerie de St Etienne de Baigorri en avril 2009. Il s’agit de Jordi Foucher à Armendaritz, William Indart à Bidarrai et Julien Counilh à Ortzaize. Jordi avait déjà été interpellé et perquisitionné en novembre 2007 dans l’affaire dite de Kalaka, du nom d’un bar associatif basque ayant motivé de multiples arrestations en septembre 2008 (toutes les personnes ayant ayant ensuite été relâchées sans charges contre elles).

Les jeunes gens tout juste majeurs auraient été dirigés vers le Commissariat de Pau, tandis que leurs ordinateurs auraient également été saisis. Cette nouvelle opération policière intervient dans une période déjà marquée par une pression judiciaire forte, sur la militante basque Aurore Martin, en attente mardi de la position française sur un mandat d’arret européen contre elle, et avec le verdict en appel attendu ce mardi également pour le militant syndical basque Jean-Michel Ayçaguer, condamné en première instance à 500 euros d’amende pour refus de donner son l’ADN.

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Alfredo Bonanno, 72 ans, figure de l’anarchisme italien, avait été appréhendé pour son implication présumée dans une attaque de banque à Trikala dans le centre du pays. Christos Stratigopoulos, 46 ans, avait été arrêté dans un barrage routier, en possession du butin, 47.000 euros, et d’une arme. Tous deux avaient déjà purgé des peines de prison en Italie à la fin des années 90 pour une série de hold-up.

Après le procès, Alfredo Bonanno a été condamné à quatre ans de prisons, ce qui veut dire qu’en tenant compte du temps déjà passé dedans et de son âge, il a été remis en liberté. Christos Stratigopoulos, qui a lui revendiqué la responsabilité pour l’attaque de la banque a été condamné à huit ans et neuf mois de prisons. Il pourrait sortir à la fin 2011 / début 2012.

Manifestation pour Alfredo Bonanno et Christos Stratigopoulos

Manifestation pour Alfredo Bonanno et Christos Stratigopoulos

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