La cour d’appel qui s’est réuni hier pour statuer sur les détentions préventives des quatre personnes inculpées pour l’attaque du commissariat des Marolles a confirmé les mandats d’arrêt. Les quatre personnes détenues resteront donc en prison au moins un mois supplémentaire, jusqu’au prochain passage devant la chambre du conseil.

Voici l’adresse où peuvent être envoyés lettres et colis (bouquins journaux etc) pour les quatre inculpés:
Marchand Adeline
35 Rue de Suède, 1060 St Gilles
0485.55.23.64

Environ 180.000 jeunes, dont 140.000 lycéens, ont défilé dans toute la France, selon l’Union nationale lycéenne (UNL). Les affrontements ont été particulièrement violents à Lyon, à Nanterre et dans plusieurs endroits de la région parisienne. Une collégienne a été blessée sans gravité dans le XVe arrondissement de Paris par un feu de poubelle. A Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), les forces de l’ordre ont procédé à 110 interpellations, dont 81 gardes à vue.

A Lyon (photo), où les incidents sont fréquents depuis le début du mouvement, des violences ont eu lieu d’abord en marge des manifestations lycéennes, puis tout au long de la journée. Des groupes de jeunes ont incendié des automobiles et des poubelles, renversé des camions et des voitures, détruit du mobilier urbain, brisé des vitrines de magasins et de banques à l’aide de chaises volées aux terrasses des cafés, et pillé des magasins. Les forces de l’ordre ont usé de gaz lacrymogènes et procédé à 13 interpellations. La préfecture a recensé en fin de matinée cinq véhicules incendiés et 30 véhicules renversés.

Incidents suite aux manifestations lycéennes à Lyon

Incidents suite aux manifestations lycéennes à Lyon

Des affrontements ont repris mardi matin pour la deuxième journée consécutive devant le lycée Joliot Curie de Nanterre, où environ 200 jeunes ont fait face à une cinquantaine de CRS. Lundi, la tentative de blocage de ce lycée avait dégénéré en affrontements entre des jeunes extérieurs à l’établissement et des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de flashballs. Mardi, des jeunes, pour la plupart dissimulés sous des capuches et des cagoules, ont lancé des pierres et autres projectiles et incendié un véhicule. Les CRS ont répliqué par des charges et des tirs de gaz lacrymogènes.

A Corbeil (Essonne), une soixantaine de jeunes provenant, selon la police, de la cité des Tarterets ont rejoint 250 lycéens de l’établissement Robert Doisneau et ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre. Les manifestants ont volé des équipements de police et des grenades lacrymogènes dans la voiture d’une commissaire. A Savigny-sur-Orge (Essonne), les manifestants lycéens eux-mêmes qui ont dégradé du mobilier urbain, provoquant une intervention des forces de l’ordre.

A Mulhouse (Haut-Rhin), 500 à 600 lycéens et étudiants ont lancé des pierres, dégradé des voitures et brisé des vitrines. La police tiré des gaz lacrymogènes et procédé à plusieurs interpellations.

En Seine-et-Marne, de nouveaux incidents ont eu lieu devant le lycée Bacherlard à Chelles. D’autres débordements ont été constatés à Combs-la-ville, Meaux ou encore à Avon. Dans les Yvelines, des violences ont éclaté en marge d’une manifestation à laquelle participaient entre 300 et 500 lycéens entre le quartier du Val-Fourré et le centre ville de Mantes-la-Jolie.

Dans le Val-d’Oise, à Argenteuil, entre 9 heures et 13 heures, quelque 500 personnes se sont rassemblées sur la dalle. A la fin de la manifestation, une centaine de jeunes ont joué au chat et à la souris avec la police, brûlant des poubelles. Un hélicoptère a été appelé en renfort. Les forces de l’ordre ont procédé à 30 interpellations.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé un total de 1.158 « casseurs » interpellés depuis une semaine en marge des manifestations en France, dont 163 personnes lors des affrontements qui émaillés la journée de mobilisation de ce mardi.

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Le parti socialiste au pouvoir et le parti populaire de l’opposition se sont mis d’accord ce mardi pour durcir la loi contre les partis et les élus de la gauche indépendantiste qui ‘soutiendraient’ ETA. Cette proposition viendrait compléter la mesure adoptée en 2003 qui avait notamment permis d’interdire Batasuna, d’interdire des organes de presse, des organisations de jeunesse, de famille de prisonniers, etc.. Les modifications permettraient, entre autre, de destituer les candidats jugés « proches » d’ETA, même une fois élus.

Au total, les autorités françaises ont interpellé quelques 651 personnes en marge des manifestations qui se sont déroulées ces derniers jours en France. Le ministre de l’intérieur a déclaré que les forces de l’ordre utiliseront systématiquement des moyens photo ou vidéo comme éléments de preuves pour d’éventuelles poursuites judiciaires. Selon ce même ministre, 47 policiers auraient été blessés au cours d’affrontements avec les manifestants.

En ce qui concerne l’adolescent blessé par un tir de flash-ball (il souffre de fractures de la pommette, du nez et de l’orbite oculaire avec un décollement de la rétine), le ministre s’est contenté de rappeler les conditions d’utilisation de l’arme. Une enquête de la police des police est en cours, alors que la vidéo de l’agression a été publiée sur internet.

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Pris la bombe de peinture à la main, deux tagueurs de 20 et 29 ans ont été jugés la semaine passée à Cherbourg. Ils avaient écrit en grandes lettres des « A » anarchistes et des « ASAF » comme “anti sarko-anti facho”. Jugé en récidive, avec 21 mentions à son casier, le plus âgé a été condamné à dix mois de prison auxquels s’ajoute la révocation partielle d’un précédent sursis à hauteur de 12 mois. Il a été maintenu en détention. Le plus jeune a été condamné à quatre mois de prison avec sursis assortis d’un travail d’intérêt général de 105 heures. Ils devront dédommager la ville de Cherbourg, partie civile, à hauteur de 2 040 €.

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Les manifestations de samedi en France contre le projet gouvernemental de réforme des retraites ont rassemblés près de trois millions de personnes. A Saint-Nazaires et à Paris, elles ont donné lieu à des incidents. Place de la Bastille, 200 manifestants ont brisés des vitrines et se sont affrontés à la police. Une trentaine d’entre eux ont été arrêtés.

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A Saint-Nazaire, la police a interpellé dix-huit personnes, dont dix mineurs, lors de heurts entre des jeunes manifestants et les forces de l’ordre. Douze d’entre elles étaient toujours interrogées samedi dans la soirée mais il n’y a pas de comparution immédiate ce dimanche. Ces personnes ont été interpellées notamment pour « jet de projectiles », « dégradations sur un bus » et pour port d’un « type d’engin susceptible d’être incendiaire ».

Les manifestants, pour la plupart lycéens, avaient été repoussés des abords de la sous-préfecture par des gaz lacrymogènes et plusieurs charges des policiers. La manifestation contre la réforme des retraites avait réuni à Saint-Nazaire 18.000 personnes.

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Le rassemblement anti-répression convoqué Porte de Hal à 15H00 s’est transformé en une manifestation improvisée qui a amené 500 personnes, (parmi lesquelles une délégation de notre Secours Rouge) devant la prison de Saint-Gilles. Les manifestants ont un moment bloqué la barrière de Saint-Gilles (photo 2), et ont terminé place Albert après un long face à face rue Ducpétiaux avec un barrage de policiers anti-émeute épaulés par une auto-pompe. A l’heure actuelle (17H30), le rassemblement place Albert se disloque petit à petit.

Manifestation anti-répression

Manifestation anti-répression

occupation de la barrière de St gilles

occupation de la barrière de St gilles