La police danoise a arrêté ce matin trente cinq sympathisants du mouvement ‘Our Climate – Not Your Business’ à titre préventif, soupçonnant qu’ils ‘allaient commettre des actes illégaux‘. Ils ont été emmenés dans un centre spécial d’internement établi dans un ancien entrepôt de bière près de Copenhague, où ils peuvent être gardés à vue jusqu’à 12 heures avant d’être relâchés. La police a interpellé également cinq autres personnes pour ‘délits divers’. A l’appel de ce mouvement, environ 250 jeunes ont manifesté également dans le centre-ville quadrillé par d’importantes forces de police présentes dans la capitale, notamment aux endroits stratégiques, sur la place de Kongens Nytorv, la place de la mairie, le Tivoli etc.

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Pour le sommet de Copenhague, de nombreux militants ont fait le déplacement depuis l’étranger. Pour ceux d’entre eux qui ne peuvent pas se payer l’hôtel, les différentes organisations ont mis à disposition de grands dortoirs, parfois en concertation avec les forces de l’ordre. Dans la nuit de mardi à mercredi, 300 policiers en tenue de combat ont effectué une descente dans un de ces bâtiments. La police a saisi des outils, des échelles, des affiches et des guides pour les visiteurs prodiguant des conseils pendant les manifestations. Les forces de l’ordre n’ont procédé à aucune interpellation et ont justifié les saisies arguant que ce matériel pouvait servir à des actes de désobéissance civile. Par contre, elles n’ont pas donné de détails sur cette opération, ni sur sa raison d’être.

Selon un porte-parole de la Sûreté de l’Etat belge, une enquête menée par la Sûreté, la Justice (le parquet fédéral à Bruxelles) et l’OCAD, l’organe de l’analyse de la menace, est en cours contre les anarchistes. Selon la déclaration de l’OCAD sur le travail commun avec leurs collègues hollandaises, il s’agit de groupements anarchistes qui travaillent au-delà des frontières et qui se donnent des cibles pour des représailles à travers internet. L’OCAD a déjà fait une ‘analyse de la menace’ pour aider les ministres de la Justice et des Affaires Intérieures à éliminer les anarchistes (traduction littérale). Depuis le début de cette année, au moins 60 actions ont eu lieu contre des entreprises de construction et autres.

La police gantoise se plaint suite à des critiques sur l’arrestation de 413 personnes après la dernière manif antifasciste, car c’est elle qui se considère surtout la victime. Un des policiers attaqués a perdu une partie de sa capacité de voir après le coup d’un pavé de la part d’un anarchiste masqué. Ce même policier était, selon les journaux, celui qui s’était battu avec l’anarchiste Jürgen lors de son arrestation le 6 octobre 2009 suite à une série d’incendies. Lors de la manif, un hélico circulait en haut qui a filmé toute l’attaque contre cinq policiers en civil, mais les images ne sont pas utilisables vu que les assaillants étaient tous masqués. Un autre policier a été jeté par terre et battu à coups de bâtons et de coups de pieds, elle a une incapacité de travail au moins jusqu’à février.

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Des ministres de la Justice de l’Union européenne ont accepté une nouvelle structure pour la coopération dans des affaires intérieures suite à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne qui prévoit de transférer plus de pouvoirs à Bruxelles dans beaucoup de domaines qui étaient précédemment l’apanage exclusif des états. Le ‘programme de Stockholm’ quinquénnal est le prolongement des accords qui ont mené l’UE à intervenir dans le domaine de justice et des affaires intérieures, y compris des sujets comme le développement d’une politique d’asile commune et un approfondissement de la coopération entre les polices.

Les traités précédents de l’Union européenne se fondaient sur le fait que la plupart des sujets touchant aux affaires intérieures relevaient exclusivement des États. N’importe quelle offre de coopération devait être approuvée par chaque pays, ce qui limitait les accords. La plupart du domaine des affaires intérieures relèveront désormais de la même logique que les autres affaires. Ce qui signifie que les pays perdront leur droit de mettre leur veto aux propositions de la Commission européenne qui ont été acceptées par le Parlement européen et la plupart des États membres.

Un autre nouvel élément est la création d’un nouveau commissaire pour la justice et des droits fondamentaux, un portefeuille attribué à Viviane Reding du Luxembourg, vendredi dernier. Le Royaume-Uni et l’Irlande restent aux franges de ce processus, ayant obtenu la garantie d’un choix cas-par-cas.

Il y a quelques jours, le gouvernement danois a adopté à la hâte une législation ‘anti-casseurs’ en vue du sommet de Copenhague. Mais cette loi ultra répressive n’est pas la seule mesure adoptée. Un camp de détention provisoire a été installé à quelques kilomètres de la capitale, dans un entrepôt chauffé. Il pourra accueillir jusqu’à 350 personnes à la fois pour une garde à vue de six à douze heures et jusqu’à 1.000 par jour. Plus de 150 policiers et juristes siégeront en permanence dans ce centre, afin d’effectuer un premier tri des manifestants interpellés. Ceux qui seront déférés devant la justice encourront jusqu’à 40 jours de prison et des amendes aggravées. Les autorités policières ont également envoyé 3.000 courriers à des particuliers résidant aux abords du siège de la conférence ou à proximité de points sensibles tels que le Parlement, les hôtels des délégations,… Elles leur demandent de les contacter s’ils observent un individu ou un véhicule suspect. Enfin, la police danoise a mobilisé plus de la moitié de ses effectifs. 6.000 hommes sont déjà sur le pied de guerre (sur un total de 11.000) et ils pourront être renforcés jusqu’à 85% des effectifs totaux.

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Les quatre personnes interpellées au cours de la manifestation de chômeurs et précaires, qui a réuni environ 400 manifestants samedi à Rennes, ont été placées en prolongation de garde à vue. Il leur est reproché des violences ou des outrages, au cours de la manifestation qui avait donné lieu à quelques heurts entre manifestants et forces de l’ordre. Leur sort devrait être fixé lundi matin. Dimanche en début d’après-midi, une centaine de personnes, puis une trentaine en fin de journée, se sont regroupées calmement devant le commissariat de police pour marquer leur soutien aux gardés à vue. Hier soir, ils envisageaient de se regrouper aujourd’hui devant la cité judiciaire.

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Quelques une des banques qui livrent régulièrement leurs clients sans-papiers à la police ont été la cible dune vaste offensive qui a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 décembre dans divers quartiers de Paris. Plus de soixante distributeurs de billets ont été dégradés, soit obstrués à la soudure à froid ou avec des cartes bloquées, soit détruits à l’acide sulfurique. Sur chaque écran a été apposé un autocollant sur lequel était écrit: ‘Hors service. Cette banque balance des sans-papiers aux flics. Sabotons la machine à expulser. Liberté pour toutes et tous‘.

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Alors que plus de trente personnes ont été blessées et 150 autres arrêtées au cours des manifestations de ce week-end, elles ont repris de plus belle ce lundi. Ces rassemblements d’étudiants et de lycéens se tiennent en hommage à l’adolescent assassiné l’an dernier par un officier de police, ce qui avait déclenché une vague de protestation qui avait duré un mois. Depuis dimanche, plus de 6.000 policiers ont été déployés dans la capitale grecque.

Tôt ce matin, une vingtaine de jeunes ont caillassé la façade d’un commissariat dans le centre d’Athènes. Deux jeunes de 15 et 18 ans ont été arrêtés. Plus tard, 5.000 personnes ont pris la direction du parlement en cortège. Un petit groupe de manifestants a jeté des pierres sur un cordon des forces de l’ordre, avant d’être dispersés par une charge, le reste du cortège poursuivant son itinéraire. Neuf personnes ont été interpellées. Sur le parcours, d’autres groupes se sont faufilés dans le défilé, lançant des projectiles contre les vitrines et les policiers, qui ont tiré des gaz lacrymogènes.

Manifestation à Athènes

Manifestation à Athènes

Voir une vidéo des émeutes de ce week-end

C’est il y a un an jour pour jour qu’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, était tué par un policier à Athènes. Cet assassinat avait entraîné une vague de violences dans tout le pays, en protestation aux répressions policières. Un week-end de commémoration a commencé vendredi, et des milliers de personnes étaient attendues ce dimanche dans la capitale. La police s’attendait à voir débarquer des anarchistes venant d’Italie, de France et de toute l’Europe. Plus de 6.000 policiers avaient été déployés dans les rues d’Athènes dans le but d’éviter de nouvelles émeutes, semblables à celles de l’an dernier.

Vendredi, les syndicats d’enseignants avaient déjà indiqué que des dizaines d’universités et de lycées étaient occupés par les étudiants pour marquer cet anniversaire. Samedi, deux voitures ont été incendiées dans les faubourgs d’Athènes, dans le quartier où Alexis a été assassiné. Des manifestants ont lancé des objets et ont allumé des feux dans la rue. La police a procédé à plus de 150 arrestations, dans le but d’éviter des troubles ce dimanche. Un groupe de 12 militants anarchistes présumés, dont cinq Italiens, quatre hommes et une femme, et trois Albanais, ont été arrêtés à Athènes après que deux voitures ont été incendiées dans le quartier central d’Exarchia, où avait été tué Alexis Grigoropoulos le 6 décembre 2008. 81 autres militants présumés ont également été interpellés pour être interrogés. Vingt autres ont été arrêtés dans un local à Keratsini, une ville proche de la capitale, où les policiers ont trouvé deux bidons d’essence, des masses et 13 masques à gaz. 41 manifestants qui avaient brièvement occupé la mairie de la ville ont également été arrêtés après que la police a donné l’assaut sur le bâtiment.

Ce dimanche, plusieurs milliers de manifestants s’étaient rassemblés dans le centre de la capitale à la mémoire de l’adolescent. Des affiches avec le slogan ‘Nous n’oublions rien, nous ne pardonnons rien‘ ont été apposées partout. Rapidement, certains jeunes ont lancé des pierres et des pétards en direction des forces de police, présentes en grand nombre. Elles ont répliqué à coup de gaz lacrymogènes et de matraques. Des violences se sont également déroulées à Salonique, où les manifestants ont lancé des cocktails Molotov sur la police, et ont détruit les vitrines d’une dizaine de magasins. Une quarantaine de personnes ont été arrêtées par la police d’Athènes, et une centaine à Salonique. Placé en détention provisoire, le policier auteur des tirs fatals à l’adolescent doit être jugé à partir du 20 janvier prochain pour homicide volontaire.

Arrestation durant les manifestations à Athènes

Arrestation durant les manifestations à Athènes

Arrestation durant les manifestations à Athènes

Arrestation durant les manifestations à Athènes