En début de semaine dernière, deux militant-e-s du collectif des ‘furieuses carottes’ ont vu leur domicile perquisitionné pendant des heures ainsi que ceux de leur famille, au même moment. Les disques durs, une bonne partie du matériel militant et des effets personnels ont été mis sous scellé. Ces militants résident dans le sud de la France et ce sont des policiers de la brigade criminelle de Versailles qui ont fait le déplacement. Ils ont été accusé-e-s d’avoir participé à des actions revendiquées (selon la police) par le Front de Libération Animale (ALF), effectuées en France ce printemps et cet été 2009 contre l’industrie pharmaceutique, la viande et la chasse. L’un des militants a été placé en garde à vue 24h. Pendant ce temps-là, l’autre a été interrogé toute la nuit (pendant 5h30), n’avait ni le droit de partir, de téléphoner alors qu’il n’était censé être que témoin.

Logo d'un collectif vegan

Logo d’un collectif vegan

Le communiqué et le site du collectif

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Au printemps dernier, 74 employés de GrDF, filiale de distribution de GDF-Suez avaient été interpellés, soupçonnés de dégradations en marge d’une manifestation contre la politique menée par l’entreprise. Parmi eux, les principaux syndicalistes de la CGT. Tous avaient été libérés après avoir été placés en garde à vue. Aujourd’hui, quatre d’entre eux ont été licenciés dans le cadre des procédures disciplinaires lancées contre eux. Un cinquième a écopé d’une ‘rétrogradation avec impact sur la paie’.

Le coordinateur régional du syndicat déclare: ‘Nous avons affaire à une répression sans précédent. Aucun de nos camarades n’a commis de faute. En vérité, la direction n’a pas digéré d’avoir dû renoncer, ce printemps, à son plan d’externalisation de la maintenance et d’avoir été contrainte par la mobilisation des agents à embaucher 140 personnes‘.

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L’avocat Joseba Agudo, originaire d’Orereta (Gipuzkoa), qui défend des prisonniers d’ETA, a été arrêté en fin d’après-midi par la police française à Hendaia où il vit. Son cabinet d’Oiartzun (Gipuzkoa) était perquisitionné par la Guardia Civil depuis le matin sur ordre du juge Fernando Grande Marlaska. Des médias espagnols (RTVE en l’occurrence) annonçaient déjà la perquisition et l’arrestation de Joseba bien avant l’arrivée de la Guardia Civil à Oiartzun. Joseba Agudo est incarcéré à Muret-Seysses. Le mandat d’arrêt européen émis contre lui sera examiné mardi prochain au Tribunal de Pau.

Six policiers grecs ont été blessés par balles mardi soir, dont deux grièvement, dans une attaque contre un poste de police d’une banlieue nord d’Athènes, menée par trois inconnus circulant à moto. Le poste de police d’Aghia Paraskévi a été attaqué à 21h40 locales (19h40 GMT) par trois hommes montés sur deux motos de grosse cylindrée. L’un des trois hommes a mitraillé le poste avec une arme automatique, blessant les six policiers présents, dont un grièvement. Une cinquantaine de douilles ont été retrouvées sur les lieux de l’attentat. L’arme utilisée est vraisemblablement une Kalachnikov ou un pistolet mitrailleur de type Skorpio, a indiqué la même source. L’attaque n’a pas été revendiquée mais elle a probablebment pour origine l’organisation Lutte révolutionnaire (EA), actif depuis 2003, qui a mitraillé en 2007 le poste de police de Néa Ionia, au nord d’Athènes, ou la Secte des révolutionnaires, qui a attaqué le commissariat de Korydallos, à l’ouest de la capitale en février dernier. Lundi, le gouvernement a offert une récompense de 600.000 euros pour faciliter l’arrestation de trois personnes recherchées depuis 2006 et soupçonnées d’appartenir au groupe Lutte révolutionnaire.

Attaque d'un commissariat en Grèce

Attaque d’un commissariat en Grèce

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Durant le printemps 2009, la faculté des lettres de Tours était bloquée pendant plusieurs mois, comme bien d’autres universités. Dans la nuit du 3 au 4 mars 2009, 4 personnes, toutes membres du Collectif de Soutien aux Demandeurs d’Asile et aux Sans Papiers, se sont retrouvées nez à nez avec des militants de l’UNI (organisation étudiante et lycéenne de droite et d’extrême droite). Ceux-ci tentaient d’enlever des chaises servant à bloquer l’une des entrées de la faculté. Plusieurs militants de l’UNI présents sortirent des matraques dès le début de la confrontation verbale. Face à cette situation, un des membres du CSDASP mit au sol un des militants de l’UNI (président de l’UNI lycée à Tours) et fit comprendre très clairement qu’il valait mieux que les matraques ne soient pas utilisées, et ce afin d’éviter que la situation ne dégénère.

Sur ces entre-faits, la police est arrivée. Le militant de l’UNI resté au sol put rejoindre ses compères. Les fonctionnaires contrôlèrent en premier lieu les militants du CSDASP. Ces derniers déclarèrent que ‘leurs interlocuteurs’ étaient armés. Après une fouille par les policiers, plusieurs matraques télescopiques furent découvertes ainsi qu’un couteau. Les porteurs d’armes de l’UNI et notre camarade furent placés en garde à vue. Celui-ci fut libéré le dernier; il resta 15 heures enfermé. Le militant arrêté cette nuit là doit comparaitre devant le Tribunal de Police de Tours pour ‘violence n’ayant entrainé aucune incapacité de travail.’ Seul ce militant du CSDASP est poursuivi dans cette affaire, alors que l’agression venait manifestement des militants de l’UNI? Les militants du CSDASP se sont uniquement défendus.

Rassemblement devant le Palais de Justice de Tours le mardi 3 novembre à partir de 9h, jour et heure où est convoqué le militant.

-Collectif Anti-Répression de Tours: facealapolice@gmail.com
-CSDASP 37: csdasp37@no-log.org
-Collectif Antifa de Tours: antilepen29octobre@no-log.org

Le 27 septembre 2005, les marins du STC (Syndicat des Travailleurs Corses) de la SNCM, devant les menaces de privatisation de leur compagnie et l’impasse dans laquelle se trouvaient les négociations, décidaient de ramener le navire ‘Pascal PAOLI’, amarré à Marseille, à son port d’attache, à savoir Bastia. Cette action avait pour objectif d’attirer l’attention de l’opinion sur le drame social qui se jouait dans l’entreprise, où plusieurs centaines d’emploi étaient menacés. Quelques heures plus tard, le bateau faisait l’objet d’un assaut héliporté dans le port de Bastia par les militaires du GIGN et les commandos de marine (photo). Pour la première fois depuis un siècle, un gouvernement français envoyait l’armée contre des travailleurs en lutte.

Les syndicalistes étaient arrêtés, transférés à l’arsenal de Toulon, puis à Marseille, déférés devant un juge et poursuivis pour détournement de navire et séquestration de personne, dans le cadre d’une procédure criminelle. Cette dernière doit les conduire à comparaître dans quelques mois devant une cour d’assise. Une campagne a lieu actuellement pour demander l’arrêt immédiat des poursuites engagées à l’encontre des quatre marins du STC.

Le Pascal Paoli

Le Pascal Paoli

Le site du STC – marins

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Hier, Zuhaitz Errasti Goiti a été arrêté à Vienne, dans le département français de l’Isère. Penché sur le moteur de sa voiture au bord de la route, Zuhaitz Errasti Goiti s’est enfui à pied au moment où une patrouille de police se garait à ses côtés pour un contrôle. Il a été rapidement repris par les forces de l’ordre qui affirment qu’il circulait dans un véhicule volé dans lequel se trouvait une cinquantaine de kilos de matériau pouvant servir à la fabrication d’explosifs. Il portait également sur lui une arme de poing et a été immédiatement placé en garde à vue. Il s’agit de la trentième arrestation de ce type en France depuis le début de l’année.

Arrestation de Errasti Goiti

Arrestation de Errasti Goiti

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Le 15 octobre, Sonja Suder, 76 ans, et Christian Gauger, 68 ans, se sont vu notifier le décret d’extradition les concernant, signé quatre mois plus tôt, en juillet, par le premier ministre François Fillon. L’Allemagne a réclamé l’extradition de ce couple réfugié en France depuis 31 ans, qu’elle soupçonne d’avoir fait partie des Cellules Révolutionnaires (RZ), une organisation de guérilla anti-impérialiste aujourd’hui disparue mais active dans les années ’70-’90. Mais en France, fait inhabituel, Sonja Suder et Christian Gauger ont été jugés deux fois en sens opposé.

Ils ont été interpellés une première fois par les renseignements généraux dans le 11e arrondissement de Paris, le 16 janvier 2000. Le sort du couple, placé sous écrou extraditionnel le 18 janvier 2000, et libéré trois jours plus tard sous contrôle judiciaire, est alors examiné par la cour d’appel de Paris, qui conclut, le 28 février 2001, à l’irrecevabilité de la demande d’extradition. Les faits qui leur sont reprochés remontent à plus de trente ans et sont, en France, prescrits. Remis en liberté, le couple sort de la clandestinité, quitte Lille où il résidait et s’installe à Saint-Denis, en région parisienne.

Mais le 30 octobre 2007, le couple est de nouveau interpellé, cette fois à la sortie de son domicile. De nouveau placés sous écrou extraditionnel, Sonja Suder et Christian Gauger sont libérés le 28 novembre 2007. Le Land de Hesse est en effet revenu à la charge sur sa demande d’extradition en mettant en avant la convention de Dublin de 1996, qui lie les Etats membres de l’Union européenne, et stipule, article 8, que ‘l’extradition ne peut être refusée au motif qu’il y a prescription de l’action ou de la peine, selon la législation de l’Etat membre requis’. Cette convention est entrée en application en France en juin 2005. Du coup, la cour d’appel de Paris s’est prononcée, le 25 février dernier, en faveur de l’extradition des deux Allemands, – en totale contradiction avec son premier arrêt. ‘Cette convention de Dublin n’est jamais entrée en vigueur en France, a déclaré leur avocate. Et en droit français, les seuls faits imprescriptibles sont les crimes contre l’humanité.’ L’affaire est aujourd’hui devant le Conseil d’Etat.

Logo des RZ

Logo des RZ

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L’industrie nucléaire finance à hauteur de 57 millions de £ (62 millions d’euros) la police spéciale qui garde ses installations à travers la Grande-Bretagne. Cette force de 750 agents est autorisée à effectuer des opérations secrètes de renseignement contre des protestataires anti-nucléaires. La Civil Nuclear Constabulary (CNC – Gendarmerie Nucléaire Civile) est ainsi financée par les sociétés qui opèrent 17 réacteurs nucléaires, y compris Dounreay dans Caithness, Sellafield dans la Cumbria et Dungeness dans le Kent. Autres bailleurs de fonds: le consortium privé gérant Sellafield, qui appartient en grande partie aux sociétés américaines et françaises. Presque un cinquième du financement est effectué par British Energy, la société privatisée appartenant à la société française EDF.

La plupart des agents de la CNC sont puissaments armés (photo): en trois ans, la CNC a dépensé pour 1.500.000 euros en armes et munitions. Ils patrouillent autour des réacteurs nucléaires, mais leur juridiction s’étirant à trois milles au-delà du périmètre des installations. Ils ont les mêmes pouvoirs que les autres policiers britanniques et peuvent, par exemple, arrêter et arrêter et fouiller les passants.

L’organisme qui contrôle la CNC est aussi financé par l’industrie nucléaire! Quatre des huit membres de l’Autorité Nucléaire Civile de Police sont nommés par l’industrie nucléaire comme ses représentants. Ces quatre sont directement employés dans l’industrie. Les autres sont principalement d’anciens policiers… La CNC est autorisée à envoyer des informateurs pour infiltrer des organisations et conduire la surveillance secrète conformément au Règlement de la Loi 2000 sur les pouvoirs d’enquête (RIPA). Cela permet aussi d’obtenir des données de communications comme des numéros de téléphone et des adresses électroniques. Le commissaire en chef de la CNC a reconnu que les buts stratégiques de la CNC étaient la menace du terrorisme et les manifestations contre les installations nucléaires.

Agent de la CNC

Agent de la CNC

Le site de la CNC

Le dossier du Guardian sur la CNC

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