Des centaines de Papous ont fui leurs foyers suite à une opération militaire dans les hautes terres de Papouasie. La répression a eu lieu près de Grasberg – la plus grande mine de cuivre et d’or du monde. Le 7 janvier, des centaines de policiers et de soldats indonésiens ont pris d’assaut le village d’Utikini, suite au meurtre de deux officiers de police et d’un agent de sécurité de la mine. Des villageois ont rapporté que 116 Papous ont été arrêtés, dont 48 femmes et 3 enfants. Nombre d’entre eux ont été interrogés et torturés par la police. 12 sont toujours en garde à vue. Un villageois a reçu deux balles dans les pieds afin ’qu’il se tienne tranquille’. Les soldats et la police ont incendié des maisons et des tentes appartenant aux membres des tribus dani, amungme, damal et moni.
La police aurait trouvé que de nombreux villageois détenaient des tracts en faveur de l’indépendance papoue. De telles manifestations d’expression politique peuvent être dangereuses en Papouasie occidentale, où des Papous sont actuellement emprisonnés jusqu’à 15 ans pour avoir levé le drapeau indépendantiste. Lors d’une conférence de presse, le 7 janvier, un chef de la police indonésienne a déclaré : ’J’ai ordonné [aux policiers] de brûler les maisons des habitants du village d’Utikini. Cela a été fait délibérément afin de briser le mouvement [indépendantiste]. Je les anéantirai.’ Cet incident survient quelques semaines seulement après l’assassinat mortelle de cinq adolescents papous par des soldats et la police.
Felipe Rodriguez, alias «El Cepillo» (La Brosse), a été interpellé jeudi soir à Jiutepec, à environ 90 km au sud de Mexico. Il s’agit du collaborateur de l’un des dirigeant du gang des Guerreros Unidos impliqué dans la disparition des 43 manifestants étudiants fin septembre dans l’État du Guerrero. Une centaine de personnes ont été arrêtées dans cette affaire. Parmi les personnes arrêtées figurent des dizaines de policiers locaux et le maire d’Iguala ainsi que son épouse, soeur de narcotrafiquants notoires.
Dans l’est du Rojava, la ville de Hasseké est sous le contrôle partiel du YPG depuis 2011, et assiégée par l’Etat Islamique depuis 2013. Selon un communiqué des YPG, l’armée syrienne régulière a attaqué hier soir un checkpoint des Asayish (forces de sécurité kurdes). Les combats se poursuivent à l’heure actuelle dans le quartier Al-Talayi, autour d’une caserne de pompier, du centre de traitement d’eau, de la gare routière et de plusieurs checkpoints Asayish (forces de sécurité kurdes). Au moins 20 soldats syriens auraient été tués ainsi que 5 combattants du YPG.
Des combattants du YPG à Hasseké
Quelque 150 militaires, soit l’équivalent d’une compagnie, provenant du bataillon de Chasseurs ardennais et du 3e bataillon parachutiste, sont déployés depuis samedi matin pour protéger « statiquement » une quinzaine de sites sensibles à Bruxelles et à Anvers, un nombre appelé à doubler au cours de la semaine prochaine. Ces militaires sont chargés de missions de protection et de surveillance de certains lieux « stratégiques », comme des ambassades (Etats-Unis, Royaume-Uni et Israël notamment), des installations du gouvernement belge ou encore des institutions juives. Les gares et le réseau du métro bruxellois ne sont actuellement pas concernés.
Ce déploiement, très visible, a été rendu possible par une adaptation du protocole régissant la coopération entre le Service public fédéral (SPF) intérieur et le ministère de la Défense approuvée dans la nuit par le Conseil ministériel restreint, a expliqué le ministre. Une telle mesure n’est envisageable que si le degré d’alerte atteint le niveau 3, sur une échelle de quatre.
Parachutistes déployés à Anvers
La police brésilienne a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une foule réunissant de centaines de personnes venues protester contre une hausse du prix des tickets de bus à Sao Paulo, la première ville du pays, devenant ainsi la deuxième manifestation de ce type en une semaine à terminer en affrontements avec les forces de l’ordre. Quelque 3.000 personnes se sont rassemblées vendredi sur l’une des principales artères de la ville pour exiger que le prix des tickets de bus, augmentés de 0,50 real à 3,50 reais (1,15 euro) la semaine dernière, soit abaissé, voire qu’il ne coûte plus rien.
La manifestation de la semaine dernière s’était soldée par l’arrestation de dizaines de personnes. Celle de ce vendredi a donné lieu à une arrestation. Vers la mi-2013, plus d’un million de personnes étaient descendues dans les rues au Brésil pour protester contre une hausse du prix des tickets dans les transports publics dans les grandes villes.
Manifestants arrêtés le 9 janvier