Aller au contenu principal
Catégorie

Actualités

Filtrer les articles — 23 995 résultats

Articles

Russie : Suppression de VPN sur l’App Store et renforcement de la censure en ligne

Apple a retiré plusieurs applications de VPN et de proxy personnalisés (comme Streisand, V2Box, v2RayTun et Happ Proxy Utility) de l’App Store russe, dans un contexte de durcissement de la censure numérique lié notamment au blocage de Telegram. Ces outils, qui permettaient aux utilisateurs de contourner les restrictions via des configurations privées, ne sont plus téléchargeables. Néanmoins, ceux déjà installés restent fonctionnels sans mises à jour. Cette décision s’inscrit dans une politique plus large engagée depuis 2024, où des dizaines de VPN ont été supprimés conformément aux lois russes interdisant la diffusion de moyens de contournement. Parallèlement, les autorités améliorent leurs capacités techniques pour détecter et bloquer plus efficacement le trafic VPN, rendant l’accès à un internet libre de plus en plus difficile pour les utilisateurs d’iPhone dans le pays.

France : Le projet de loi RIPOST renforce un arsenal répressif contre la jeunesse et les classes populaires

Présenté par le ministre de l’Intérieur Nuñez le 24 mars 2026, le projet de loi RIPOST (« Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public ») prévoit un arsenal répressif ciblant particulièrement la jeunesse et les quartiers populaires. Le texte criminalise l’usage et la vente de protoxyde d’azote (« 1 an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende »), renforce les sanctions pour les stupéfiants (amende forfaitaire portée de 200 € à 500 € et suspension du permis), encadre strictement les mortiers d’artifice (jusqu’à 3 ans de prison, 5 ans en cas d’usage contre des biens) et les raves party (participation : 300 €, organisation : 2 ans de prison et 30 000 € d’amende). Le projet étend également les expulsions rapides des squats et logements précaires, élargit les pouvoirs de police (fouilles sans réquisition, garde à vue de 72 h, techniques d’enquête renforcées) et la vidéosurveillance automatisée, ainsi que les interdictions administratives de stade. Présenté comme une réponse à la « trouble à l’ordre public et à la sécurité », RIPOST s’inscrit dans la continuité des lois narcotrafic, sécurité globale et séparatisme et amplifie un continuum sécuritaire alors que persistent précarité sociale, crise du logement, dégradation des services publics et criminalisation des mobilisations sociales.

Toulouse : Répression syndicale à l’école de formation au travail social Inkipit

À Toulouse, l’école Inkipit a suspendu deux représentantes syndicales, dont Fatna Belgacem, menacée de licenciement, ce qui a déclenché un rassemblement de soutien d’étudiants et de travailleurs du secteur le 17 mars 2026. La direction, soutenue par un cabinet externe, multiplie pressions, mutations et accusations de « faute grave » pour intimider les militantes, dans un contexte de transformation du secteur social de plus en plus soumis aux logiques de rentabilité. Les participants dénoncent un climat de peur destiné à étouffer toute contestation et soulignent l’impact sur les conditions d’études et de travail, mettant en évidence la convergence entre défense des droits syndicaux et revendications étudiantes.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

Moscou : Interpellations lors d’un rassemblement contre les restrictions d’internet

À Moscou, plusieurs personnes ont été interpellées alors qu’elles tentaient de se rassembler pour protester contre les restrictions d’internet, huit personnes auraient été arrêtées. La manifestation n’avait pas été autorisée par les autorités municipales, qui ont déployé des forces de sécurité sur la place, contrôlé les papiers des passants et scotché les bancs d’un square voisin pour empêcher tout regroupement. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de renforcement des lois sur internet en Russie, obligeant le stockage local des données et le blocage de contenus jugés illégaux ou « extrémistes », tandis que l’accès à des plateformes étrangères comme X et Facebook reste régulièrement limité.

Turquie : 78 interpellations lors d’un rassemblement en mémoire de Mahir Çayan à Kızıldere

En Turquie, 78 personnes ont été interpellées après une intervention de la gendarmerie contre un groupe se rendant à Kızıldere, dans la province de Tokat, pour commémorer le communiste Mahir Çayan, dirigeant du Parti-Front de libération des peuples de Turquie, à l’occasion du 54e anniversaire de son assassinat, ainsi que de celui de neuf de ses camarades, le 30 mars 1972. Le bus transportant des membres d’associations de jeunesse révolutionnaire a été stoppé, puis les participants ont tenté de poursuivre à pied avant d’être empêchés en raison d’une interdiction préfectorale. Les forces de l’ordre ont dispersé le rassemblement à coups de matraque, procédant à de nombreuses arrestations.

Athènes : 114 interpellations après des affrontements dans le quartier d’Exarchia

Des affrontements ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche 29 mars 2026 dans le quartier d’Exarchia à Athènes, connu pour être un haut lieu de contestation sociale, opposant des unités antiémeutes à un groupe d’individus masqués. Selon les autorités, une trentaine de personnes ont affronté la police, provoquant une intervention rapide des forces de l’ordre en présence d’un procureur. Au total, 114 personnes ont été interpellées, sans qu’il soit établi combien étaient directement impliquées dans les violences, dans un contexte de tensions récurrentes entre manifestants et police dans ce quartier emblématique de la capitale grecque.

Espagne : Graciées après une condamnation controversée, les « six de La Suiza » libérées

Le gouvernement espagnol s’apprête à accorder la grâce aux « six de La Suiza », six militantes syndicales condamnées à trois ans et demi de prison pour des actions de mobilisation en soutien à une employée dénonçant des abus dans une pâtisserie des Asturies, une affaire qui a suscité un large débat sur la criminalisation de l’action syndicale. Confirmée par le Tribunal suprême en 2024, la condamnation pour « coercition » avait conduit à leur incarcération en juillet 2025, avant un passage en régime de semi-liberté. Cette décision met fin à une affaire emblématique des tensions autour des droits syndicaux en Espagne, alors que les intéressées envisagent toujours un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Israël : Adoption d’une loi instaurant la peine de mort contre les Palestiniens

Le Parlement israélien a adopté le 30 mars une loi instaurant la peine de mort par pendaison pour les « terroristes », portée notamment par Itamar Ben-Gvir et soutenue par Benyamin Netanyahou, qui devrait en pratique s’appliquer uniquement aux Palestiniens. Le texte prévoit que toute personne reconnue coupable par les tribunaux militaires d’un homicide commis avec l’intention de nuire à l’État d’Israël puisse être condamnée à mort ou à la prison à perpétuité, la peine capitale devenant la sanction par défaut pour les Palestiniens de Cisjordanie lorsque les faits sont qualifiés de « terrorisme ». Dans un système où le taux de condamnation devant ces tribunaux dépasse 99 %, cette mesure vise à légaliser les nombreuses exécutions extrajudiciaires.

Pakistan : Appel international pour la libération d’Ehsan Ali, dirigeant du PCR

L’arrestation d’Ehsan Ali et d’autres dirigeants de l’Awami Action Committee dans la région du Gilgit-Baltistan a relancé une campagne internationale de solidarité menée par l’Internationale Communiste Révolutionnaire, qui appelle à une journée mondiale d’action le 2 avril pour exiger leur libération. Déjà confrontés à une vague de répression l’année précédente, avec plusieurs mois d’emprisonnement pour 15 responsables, ces militants avaient été libérés grâce à une mobilisation internationale importante. Les organisateurs entendent reproduire ce succès en intensifiant la pression via des actions coordonnées : interpellation de responsables politiques et syndicaux, contacts avec les représentations diplomatiques pakistanaises, adoption de motions de soutien et participation à des rassemblements devant ambassades et consulats (plus d’infos ici).

Espagne : Hausse de 66,7% des violations du droit de manifester

En 2025, les atteintes au droit de manifester en Espagne ont augmenté d’au moins 66,7 %, avec 380 cas recensés, 1 956 violations et 1 771 personnes affectées selon le rapport de Defender a quien Defiende, qui met en évidence un durcissement de la répression caractérisé par un recours accru à la force, aux arrestations et à la judiciarisation. Cette répression s’exerce à la fois par des voies pénales et administratives, produisant un effet dissuasif sur la mobilisation sociale. Elles incluent des interventions policières lors des manifestations, des sanctions administratives et des poursuites judiciaires. N’étant pas une étude officielle, celle-ci laisse supposer une ampleur réelle encore plus importante. Les violations se concentrent autour de trois axes : la solidarité avec la Palestine, le mouvement pour le droit au logement et les occupations, ainsi que l’antifascisme.

Recherche avancée