Lundi dernier, les avocats de Césare Battisti avaient introduit une demande de libération de l’ancien militant des Prolétaires Armés pour le Communisme, après que Lula ait refusé son extradition en Italie. Battisti est incarcéré depuis 2007 à Brasilia et a reçu le statut de réfugié en janvier dernier. Hier, le président de la Cour Suprême et juge de garde Peluso a décidé de renvoyer le cas devant le rapporteur de l’affaire. Cela signifie que Battisti restera incarcéré au moins jusqu’à la fin des vacances judiciaires, au début du mois de février. Le juge de garde a souligné qu’il n’avait pas trouvé dans la demande de mise en liberté les conditions justifiant une décision de caractère exceptionnel. Soulignons également que Peluso a affirmé dans son communiqué qu’il n’avait constaté ‘aucun acte ou fait nouveau’ justifiant des craintes de persécution politique en Italie, contestant ainsi ouvertement la décision de l’ancien président du Brésil.

Prenant acte du refus de l’ex-président Lula d’extrader Césare Battisti vers l’Italie, ses avocats ont introduit ce lundi une demande pour qu’il soit libéré de la prison de Brasilia où il est incarcéré depuis trois ans. La Cour Suprême étant en vacances judiciaires, le juge de garde pourrait ordonner sa libération immédiatement. Il peut également décider de consulter ses collègues, ce qui retarderait la décision à début février. De son côté, le gouvernement italien a annoncé qu’il allait faire appel de la décision de Lula.

Une commission de défense des droits de l’homme a exhumé les restes de 66 personnes dans le département de la Meta, ce qui porte à 1.505 nouveaux restes humains découverts en quatre mois dans des fosses communes du département de la Meta, la région où fut découverte en décembre 2009 la plus grande fosse commune du continent, avec 2.000 cadavres de personnes assassinées par l’armée dans la commune de la Macarena, près d’une base d’un bataillon de contre-guérilla (Force Oméga).

Mario Antoine Sifuentes Sandoval, le « camarade Sergio », cadre du PCP-SL a été capturé le 30 décembre à Aucayacu (province du Huánuco) après un affrontement avec une patrouille de la Police Nationale, peu de temps après qu’il ai dirigé une embuscade contre l’armée au cours de laquelle un lieutenant a été blessé.

Selon les autorité péruviennes, les forces de guérillas du PCP-SL sont actives dans la région du VRAE, sous la direction du « camarade José », et dans la région de Huallaga, où le Parti est dirigé par le « camarade Artemio ». Les maoïstes auraient deux principes colonnes de guérilla dans le Huallag – une sur chaque rive du fleuve – et le « camarade Sergio » commandait une de ces colonnes, remplaçant dans cette fonction le « camarade Rubén », tué en mai dernier dans un affrontement avec la Police.

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Le président brésilien Lula a décidé aujourd’hui que Césare Battisti, condamné en Italie pour des actions commises dans les années 70 et réfugié au Brésil depuis 2004, ne serait pas extradé. Cette décision présidentielle intervient alors qu’au mois de novembre, les juges de la Cour Suprême s’étaient prononcés en faveur d’un renvoi du militant vers l’Italie tout en reconnaissant que selon la Constitution brésilienne, le dernier mot revenait au président. Le gouvernement italien et son ministre de la Défense ont réagit à cette décision, « C’est un affront à l’Italie et au gouvernement italien. L’Italie tentera absolument tout sur le plan juridique mais aussi pour tous les autres moyens permis par la loi afin que le Brésil revienne sur sa décision ».

Deux soldats de l’armée péruvienne ont été abattu par des guérilleros du PCP-SL armés de fusils d’assaut, tandis qu’ils décrochaient des drapeaux rouges avec la faucille et le marteau de divers arbres entre Aucayacu et Pucayacu. Les soldats appartiennent au bataillon de commandos Nº 26, qui siège dans la même localité.

Césare Battisti, ancien membre des Prolétaires Armés pour le Communisme a été condamné à une peine de prison à perpétuité en Italie pour des actions armées remontant aux années 70. D’abord réfugié en France, il se trouve depuis 2004 au Brésil, où il a obtenu le statut de réfugié en janvier dernier. L’Italie, qui souhaite le retour de Battisti afin qu’il purge sa peine, a introduit une demande d’extradition. Celle-ci a été examiné au mois de septembre par la Cour Suprême. A la mi-novembre, les juges s’étaient prononcés en faveur de l’extradition par cinq vois contre quatre, départagés par le président de la Cour. Mais la Constitution brésilienne attribue les relations extérieures à l’exécutif, ce qui donne au président Lula le pouvoir de s’opposer à cette décision, ce que les juges de la Cour Suprême ont confirmé après un long débat (certains opposants faisaient valoir un traité d’extradition entre le Brésil et l’Italie obligeant le chef de l’Etat à se conformer à la décision de la justice). Lula avait déclaré qu’il se prononcerait avant le 31 décembre, moment où il passera la main à son successeur. Selon le quotidien brésilien Globo, il aurait décidé de ne pas extrader le militant afin de préserver son intégrité physique. L’information n’a toutefois pas été confirmée de source officielle.

Ribelino Aspajo Pérez, de 39 ans, a été capturé le 13 décembre dans la zone d’Aucayacu, région de Huánuco, à 370 kilomètres au nord-est de Lima, après un travail de suivi réalisé par des agents de la Direction Nationale Contre le Terrorisme (DINCOTE). Il serait responsable de la sécurité de Florindo Eleuterio Flores, alias « camarade Artemio », qui dirige le PCP-SL dans la région du Huallaga. La semaine passée, la Police Nationale avait capturé de le Huallaga un cadre important, activement recherché, du PCP-SL, Rivelino Aspajo Pérez. La police fait feu de tout bois puisqu’elle a mis sous mandat d’arrêt Anne Thérèse Rodríguez Yepes, la mère des enfants du « camarade Artemio », qui dit n’avoir pas vu Florindo Eleuterio Flores depuis 17 ans…

Les câbles du Département d’État US relatifs au Pérou et publiés sur Wikileaks révèlent que les USA ont décidé d’aider le Pérou à combattre la guérilla maoïste du PCP-SL. Cette guérilla reste active dans le Haut Huallaga et la région des Vallées de l’Apurímac et d’Ene. L’aide concerne notament les techniques mises au point aux USA contre les IED. Ces documents révèlent que le gouvernement s’est donné comme but prioritaire la liquidation du PCP-SL dans l’Apurímac qu’il a signé pour cela un contrat de neuf millions de dollars avec un spécialiste israélien. L’ex-ambassadeur US a conseillé au Département d’État l’approbation urgente de l’aide. L’aide envisagée concerne l’entraînement, une information précise du théâtre d’opérations de la guérilla dans la jungle par des images satellite, le renouvellement de la flotte d’hélicoptères et la construction d’un aéroport à Pichari. Le chef de la Direction Nationale d’Intelligence (DINI) a informé l’ambassadeur US qu’il y avait des associations entre guérilleros et cocaleros, mais que les maoïstes n’étaient pas « narcoterroristes » et « restent idéologiquement attachés à ses objectifs de long terme ».

Le mardi 7 décembre vers 19h, la police argentine a fait irruption dans le quartier Villa Soldati de Buenos Aires pour expulser ‘el Parque Indoamericano’. Un ordre d’expulsion avait été émis par le gouvernement à l’encontre des quelques 500 sans-abris indo-américains vivant dans le camp, notamment dans des maisons auto-construites ‘illégalement’. Dès l’arrivée des forces de l’ordre, les habitants ont organisé la résistance, bloquant entre autre l’autoroute proche du quartier. Les affrontements se sont poursuivis durant toute la nuit. Des dizaines de personnes ont été brutalisées et deux hommes ont été tués par des tirs policiers. Une troisième personne a été hospitalisée après avoir reçu une balle dans la tête. Une douzaine d’habitants ont été arrêtés et de nombreux témoignages font état de brutalités policières envers elles. Depuis mercredi, la réoccupation du quartier est en cours.

Expulsion d'el Parque Indoamericano de Buenos Aires

Expulsion d’el Parque Indoamericano de Buenos Aires