Des affrontements ont eu lieu à l’occasion de plusieurs marches non autorisées, dont trois simultanément, dénonçant la visite au Chili du président brésilien Jair Bolsonaro. Les troubles ont commencé à Santiago vers 20 heures, après que les manifestants ont commencé à descendre la rue Alonso de Ovalle, dans le but de se diriger vers le Palacio de La Moneda, le palais présidentiel. Les forces spéciales des carabiniers sont intervenues pour bloquer le passage, provoquant les affrontements. Les incidents ont provoqué des coupures de circulation et, selon les carabiniers, 13 personnes ont été arrêtées pour ces incidents.

Affrontements pour la visite de Bolsonaro

Affrontements pour la visite de Bolsonaro

Un responsable présumé du PCP-SL a été arrêté jeudi à Chiclayo, dans la région de Lambayeque. Gregorio Crisanto Tiquillahuanca, 50 ans, est accusé d’avoir commandé un groupe armé de la « base Maray Huarmaca », appartenant au comité régional du Nord du PCP-SL. Il était recherché à la demande de la Chambre criminelle nationale du terrorisme de Lima. Il a été mis à la disposition de la police judiciaire de Chiclayo, en attendant son transfert à Lima.

Gregorio Crisanto Tiquillahuanca

Gregorio Crisanto Tiquillahuanca

Des agents de la police nationale civile du centre historique de San Salvador ont arrêté deux personnes, dont un étudiant en journalisme de l’Université d’El Salvador, après les émeutes qui ont éclaté mercredi lors de la manifestation contre la privatisation de l’eau. Les détenus sont accusés par la police d’avoir cassé des vitres de l’Assemblée législative et d’avoir endommagé des véhicules garés à cet endroit.

Arrestation mercredi à San Salvador

Arrestation mercredi à San Salvador

Hier, lundi 18 mars, l’amiral Craig Faller qui commande les forces des États-Unis en Amérique Latine a annoncé que ses forces avaient décidé de davantage se concentrer sur l’ELN et d’échanger plus de renseignements avec les responsables colombiens. Les responsables états-uniens estiment que l’ELN et les dissidents des FARC représentent une menace croissante pour eux notamment suite la crise politique au Venezuela qui permet aux deux guérillas de prendre en importance dans le pays. Ainsi l’ELN serait désormais active dans au moins 13 des 24 États du Venezuela et procéderait de à nombreux recrutements.

Membre de l'ELN

Membre de l’ELN

Vendredi à six heures du matin, la police d’État a procédé à l’expulsion d’une propriété envahie au nord de la capitale de l’Etat par le Movimiento Campesino Regional Independiente Emiliano Zapata (MOCRI-Zapata). En réaction, les paysans ont bloqué des routes et marché sur le centre ville, détruit un centre commercial Plaza El Sol et des bâtiments publics, dont le registre de la propriété à Tuxtla Gutiérrez. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont procédé à l’arrestation de 32 hommes et 5 femmes.

Après les affrontements à Tuxtla Gutiérrez

Après les affrontements à Tuxtla Gutiérrez

Aujourd’hui, Arley Carvajal, alias « Coco » s’est rendu aux autorités colombienne. Il s’agissait du commandant en second et directeur financier du front José David Suárez, l’un des fronts les plus actifs de la guérilla. Ce front est notamment connu pour ses attaques répétées des olénoducs dans le département d’Arauca. L’année dernière, l’ELN aurait mené 107 attaques contre l’infrastructure pétrolière colombienne dont 89 au Caño Limón-Coveñas, l’un des plus importants du pays, et 18 au Transandino, dans le sud du pays.

Combattantes de l'ELN

Combattantes de l’ELN

Le troisième jour de mobilisation des communautés indigènes, qui bloquent la route panaméricaine dans le département de Cauca, a débouché sur de violents affrontements entre les manifestants et les forces mobiles anti-émeutes (ESMAD) de la police nationale colombienne. De violents affrontements ont eu lieu dans la municipalité de Cajibío, mais des concentrations et les barrages persistent à El Rosal, El Pital, El Descanso et La Agustina, entre les municipalités de Santander de Quilichao et de Piendamó, ce qui empêche le passage de tous types de véhicules.

16 manifestants indigènes ont été blessées au milieu des troubles, dont trois sérieusement, qui ont été transférées dans des hôpitaux de Cali et Santander de Quilichao. Une d’entre elles, Alcibiades Ulcué, aurait été blessée par balle.

Les affrontements sur la Panaméricaine

Les affrontements sur la Panaméricaine

La police anti-émeute a brutalement mis fin à l’occupation d’un domaine agricole de la famille Uribe à Belen de Bajirá, à la limite de l’Antioquia et du Chocó. La famille Uribe est une famille de l’oligarchie colombienne. Álvaro Uribe avait été président du pays et avait entretenu des liens étroits avec les paramilitaires. Les occupants, qui sont des paysans déplacés de la guerre civile, étaient plusieurs centaines. C’est la seconde fois que le domaine est occupé.

Affrontements dans le domaine de la famille Uribe

Affrontements dans le domaine de la famille Uribe

Jeudi 7 mars, un groupe de l’ELN a attaqué un peloton de l’armée colombienne dans la municipalité de Fortul situé dans le département d’Arauca. Les guérilleros ont blessé sept soldat en faisant exploser des engins explosifs improvisés (IED).

La veille, dans la municipalité d’Arauquita, un soldat qui était en vacances chez sa famille a été enlevé. Enfin vendredi 8 mars, deux guérilléros à moto ont lancé une grenade sur une patrouille de police. On ignore toutefois si cette dernière opération a été menée par l’ELN ou par des dissidents des FARC. Ces opérations ne sont pas sans lien avec la visite du président Ivan Duque prévue aujourd’hui dans le département.

Combattantes de l'ELN

Combattantes de l’ELN