Les autorités s’attendent mercredi 10 septembre à de nombreuses actions sur tout le territoire allant de blocages de gares, de raffineries, d’axes de circulation, à des opérations de sabotages de radars automatiques et des manifestations classiques contre le gouvernement français et sa politique d’austérité. Les services de renseignements soulignent la difficulté à anticiper ce que sera ce mouvement « horizontal » et sans chef. Dans un télégramme adressé le 4 septembre aux préfets, le Ministre de l’Intérieur demande d’entraver « toute tentative de blocage des infrastructures essentielles » et de sécuriser les lieux comme « les assemblées parlementaires et les sièges du pouvoir exécutif ou de l’autorité judiciaire » et « certains sites susceptibles “d’incarner le capitalisme” ». Par ailleurs, les autorités s’inquiètent de la présence importante de la gauche révolutionnaire lors des différentes assemblées générales et initiatives préparatoires, selon plusieurs rapports des renseignements territoriaux.

Pour se préparer aux manifestations du 10 septembre, consultez notre Guide légal pour les manifestant·e (édition française) et le film « Rien à déclarer – Sur les techniques d’interrogatoire policier ».

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Dirigeant de la Fédération Nationales des Industries Chimiques de la CGT et syndicaliste à l’usine Toray, Timothée Esprit a subi deux licenciements coup sur coup par son employeur Toray en raison de son engagement en faveur de la Palestine et de Georges Abdallah. En particulier, son patron l’accuse de soutien au « terrorisme » pour avoir partagé une photo représentant le FPLP sur son compte Facebook personnel. Le 10 septembre, le ministère du Travail aura à se prononcer sur la validation ou le refus de son licenciement. Afin de la soutenir, la FNIC CGT appelle à un rassemblement ce même jour à 10H devant le Ministère du Travail (14 avenue Duquesne, 75007 Paris).

Au côté d’une vingtaine d’organisations, le Secours Rouge Toulouse appelle à manifester ce samedi 6 septembre dès 14H au départ de la gare Matabiau contre le génocide en cours à Gaza, mais également pour dénoncer la complicité de l’impérialisme français et exiger la libération de l’ensemble des personnes engagées en faveur de la Palestine.

Après l’assassinat de Nahel Merzouk par un policier en juin 2023, une vague d’émeutes et de révoltes embrase plusieurs villes de France. Suite à cela et après deux ans d’élaboration, le Directeur de la Police Nationale a publié un document le 31 juillet 2025 visant à être « un guide pratique pour la gestion des violences urbaines ». Dans celui-ci, il prône l’exclusion des journalistes en cas de confrontation. Ainsi, les journalistes ne bénéficieront d’aucun droit ni de protection s’ils couvrent une révolte suite à un crime policier, ou lors d’une manifestation dite violente.

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Après la free party qui a réuni jusqu’à 2 500 personnes ce week-end dans les Corbières, les policiers ont saisi du matériel et effectué plus de 1000 verbalisations. Quelques jours après, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est dit favorable à réprimer plus durement ces événements en souhaitant que les organisateurs ne risquent plus seulement des contraventions, mais de la prison, précisant vouloir s’inspirer de la « législation très dure » adoptée il y a trois ans par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni en Italie.

Suite à leur arrestation vendredi dernier après s’être mobilisé·es contre l’abattage d’arbres centenaires sur le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse (voir notre article), trois activistes ont été placé·es sous contrôle judiciaire. Iels ont l’interdiction de se rendre dans tous les départements du tracé de la LGV : Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, à l’exception d’un département en fonction du lieu d’habitation. Iels ont également interdiction d’être présent·es sur tous les lieux concernés par la LGV et toute manifestation en lien avec la LGV ainsi que l’interdiction de se voir. Le jugement est prévu le 4 novembre prochain.

Plusieurs dizaines de détenus du QLCO (Quartiers de Lutte Contre la Criminalité Organisée) à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, ont annoncé ce lundi avoir lancé une grève de la faim « contre les conditions inhumaines imposées à nos familles » et contre un « système [qui] sert avant tout à « casser psychologiquement » détenus et familles » (lire leur communiqué). Des détenus du quartier de haute sécurité s’étaient déjà mobilisés la semaine passée, inondant délibérément leurs cellules. L’établissement pénitentiaire est l’un des deux plus sécurisés de France aux conditions de détention et de visites particulièrement inhumaines (voir notre article).

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Une dizaine d’étudiants, dont des membres de la Fédération Syndicale Étudiante et de l’Alternative Étudiante Strasbourg, sont convoqués à une commission disciplinaire de leur université en raison de leur engagement antifasciste. En effet, la direction de l’établissement leur reproche leur participation présumée à des manifestations contre le syndicat étudiant d’extrême droite l’UNI en février dernier. Un rapport d’enquête diligenté contre les étudiants mobilisés les accusent, entre autre, de « faits graves ayant troublé le fonctionnement normal de l’établissement », de « menaces explicites de nature à créer un climat d’insécurité » ou d’une « posture militante incompatible avec les valeurs » de l’Université de Strasbourg.

Au 60e jour de la grève de la faim illimitée de la révolutionnaire turque Zehra Kurtay, entamée pour dénoncer la menace d’une expulsion, ses soutiens ont organisé une marche à Paris le dimanche 31 août (voir notre article). Partie de Strasbourg Saint-Denis jusqu’à la Porte Saint-Denis, la marche a réuni un large éventail de participants, notamment de différentes organisations de la gauche révolutionnaire de Turquie et de France. Le cortège s’est arrêté à deux reprises et Zehra Kurtay a fait des déclarations en français et en turc, affirmant qu’elle poursuivrait sa lutte jusqu’à la restitution de son titre de séjour.