Suivant une vieille tradition franco-américaine remontant à 1917, un hommage au Marquis de La Fayette, ennemi de la révolution de 1789, se tenait hier jeudi au cimetière privé de Picpus. Mais les héritiers des “sans culottes” de Paris se sont invités à cette cérémonie: les militants du Comité anti-impérialiste ont déployé une banderole de soutien à la libération de Georges Abdallah et ont scandé des slogans dénonçant l’impérialisme français et américain.

Devant le cimetière Picpus ce 2 juillet

Devant le cimetière Picpus ce 2 juillet

Du 28 au 30 mars, sur l’initiative du Comité de solidarité tunisien pour la libération de Georges Abdallah: table de presse durant le forum social de Tunis avec informations sur la situation de Georges Abdallah, affichages sur le parcours de l’aéroport lors de la venue de François Hollande à Tunis, rassemblement devant l’ambassade de France et manifestation pour la Journée de la Terre (photo).

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La chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris a rejeté jeudi l’appel formé par Georges Ibrahim Abdallah après le rejet d’une demande de libération. Le 5 novembre, le tribunal d’application des peines avait refusé, pour la neuvième fois, de remettre Georges en liberté, décision dont son avocat avait fait appel. Pour lui, la décision de la cour d’appel est “très régressive” dans ses motivations, par rapport à celles rendues précédemment. La demande a été déclarée irrecevable au motif que Georges Ibrahim Abdallah n’avait pas fait préalablement l’objet d’un arrêté d’expulsion. Mais la cour d’appel a ajouté à cet argument le fait que l’ancien militant “ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné” (les actions des FARL) et qu’il n’avait pas indemnisé les ayant-droit des victimes.

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Tandis que l’on attends le résultat de l’appel fait par l’avocat de Georges Abdallah contre le rejet de sa demande de libération, un groupe revendiquant la libération du militant révolutionnaire libanais incarcéré en France depuis trente ans a bloqué lundi l’accès au bureau des visas de l’Ambassade de France (en face de la résidence des pins) à Beyrouth. Vendredi, une cinquantaine de parents et amis de Georges Abdallah avaient bloqué, quelques heures durant, l’entrée de l’ambassade de France à Beyrouth.

Une cinquantaine de parents et amis du révolutionnaire libanais Georges Ibrahim Abdallah, en prison en France depuis trente ans, ont bloqué vendredi quelque heures l’entrée de l’ambassade de France à Beyrouth. Ils ont scandé “liberté pour Abdallah” et chacun avait une pancarte sur laquelle était écrit en français et en arabe “Je suis Georges Abdallah”, avec la photo du prisonnier.

200 manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade française à Beyrouth pour demander à nouveau la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Dans un message audio, Georges a pu remercier les solidaires.

Rassemblement pour Georges Abdallah à Beyrouth

Rassemblement pour Georges Abdallah à Beyrouth

Une cinquantaine de personnes (dont une délégation de notre Secours rouge) s’étaient rassemblées sous la pluie à proximité du Palais de justice de Paris durant l’audience d’appel. Celle-ci a une nouvelle fois vu le procureur et l’avocat représentant des Etats-Unis exprimer leur opposition à une libération, avec force tentatives d’amalgames entre Georges et les jihadistes… Le non-repentir de Georges était également au coeur des réquisitoires. Décision le 26 février.

Au rassemblement de cet après-midi

Au rassemblement de cet après-midi