Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste révolutionnaire libanais,
est détenu en France depuis 30 ans, pour avoir appartenu aux FARL. Il est le plus vieux prisonnier politique en Europe, alors même que sa
peine de sûreté est terminée depuis 1999. En novembre 2012, le tribunal d’application des peines avait donné un avis favorable à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, en l’attente d’un arrêté d’expulsion… que Valls, alors ministre de l’Intérieur, avait refusé de signer. Le 4 avril 2013, après trois ajournements, deux appels et un
recours en cassation, sa demande de libération était finalement déclarée irrecevable. Une nouvelle demande de libération conditionnelle vient d’être formée par Georges Ibrahim Abdallah.

Rassemblement de solidarité ce vendredi 9 mai
, de 18h30 à 20h30
Esplanade de la Fontaine Saint-Michel (Paris 6e, métro L4 Saint-Michel, RER B et C)

Le même jour, un camarade qui a fait appel d’une condamnation infligée il y a un an pour avoir participé à une manifestation de solidarité avec Georges, est convoqué à 13h30 au TGI de Paris (Palais de justice, Pôle 2, chambre 7). Soyons présents à cette audience !

Suite à sa garde à vue pour avoir participé à rassemblement de soutien à la libération de Georges Abdallah organisé sans autorisation aux abords du ministère de l’Intérieur, Alain Pojolat, un des principaux animateurs du comité de solidarité avec Georges Abdallah, a été condamné le 5 avril 2013, à une amende de 1500 € avec sursis. Ainsi, pendant cinq ans, ce militant de longue date devra limiter son engagement solidaire à de discrètes apparitions au risque de devoir régler cette somme.

Un appel est en cours. Il aura lieu le vendredi 9 mai à 13h30 au TGI de Paris (Pôle 2 chambre 7). Rendez-vous de solidarité au lieu-dit au moins une demi-heure avant.

Dans le cadre de la semaine de soutien aux prisonniers politiques, un rassemblement aura lieu le mercredi 16 avril de 17 h à 19 h à la Grand Place à Lille (métro Rihour)
Les organisateurs invitent toutes les forces de soutien à venir avec des photos des prisonniers politiques, à prendre la parole pour présenter leurs situations et les actions existantes pour les soutenir, à apporter des textes et poèmes de solidarité qui seront lus sur la place publique ; etc.

Le ministre de l’intérieur Manuel Valls s’étant annoncé à Pau, un rassemblement appelant notamment à la libération de Georges Ibrahim Abdallah avait été prévu devant le Palais Beaumont. Après quelques minutes, les manifestants ont été évacué brutalement (clés de bras, menaces) par les forces de police (BAC et Police Nationale). Tous ont été amenés au commissariat, puis déposés sous bonnes gardes à environ 300 mètres du Palais Beaumont, devant le Lycée Louis Barthou. Là, ils déployé une banderole: “PS, Valls, on n’oublie pas : expulsions, Rroms, Georges Abdallah, Aurore Martin, solidaire de l’État d’Israël. La vergonha !” co-signée Libertat, Action Antifasciste Pau et OC-FR.

Mardi 4 mars liste d’Olivier Bianchi, regroupant le PS, EELV, GU, PCF, PRG et le MRC, tenait un meeting électoral public dans le quartier de la gare à Clermont-Ferrand. Ce meeting a été perturbé au cri de “Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Libérez Georges Abdallah”. Une la banderole “liberté pour notre camarade otage de l’impérialisme” et un drapeau palestinien ont été déployés. Un bref discours a été prononcé.

Lundi 10 février 2014 se tenait le meeting du Parti Socialiste pour les élections municipales à Saint-Ouen. L’invitée était la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Des militants de l’OCML Voie Prolétarienne, du Comité Anti-Impérialiste, du CAPJPO-EuroPalestine et des individuEs ont interrompu l’arrivée de la ministre aux cris de “Liberté pour Georges Abdallah !”.

RDV samedi 15 février sur le marché du vieux saint-Ouen et Samedi 22 février sur le marché Garibaldi.


Taubira à Saint-Ouen : la campagne pour la… par comite_anti_imperialiste

En décembre dernier, le prisonnier libanais Georges Ibrahim Abdallah avait été proclamé citoyen d’honneur par le conseil municipal de la ville de Bagnolet. Une manière pour ce dernier de plaider publiquement pour sa libération, après qu’il ait vu ses huit demandes de libérations conditionnelles rejetées alors qu’il est libérable depuis de nombreuses années. Cette décision municipale n’avait pas plu, notamment au préfet de Saine-Saint-Denis, lequel avait déposé plainte devant le Tribunal administratif de Montreuil qui a examiné l’affaire ce jeudi. Le Tribunal administratif de Montreuil a rendu une ordonnance de suspension immédiate de cette décision et règlera au fond ultérieurement la question de son annulation.

Le 11 décembre dernier, le conseil municipal de Bagnolet a voté une motion faisant de Georges Ibrahim Abdallah citoyen d’honneur de la ville. Il y a quelques jours, le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, a annoncé son intention d’attaquer en justice le conseil municipal pour sa décision. Plainte a été déposée devant le Tribunal administratif, ‘On ne peut pas nommer quelqu’un à un tel rang alors qu’il a été condamné par la justice française. De plus, il n’a mené aucune action bénéfique pour la ville’. Dans sa motion, le conseil municipal déclare que ‘Afin de faire grandir l’exigence de sa libération, le conseil municipal déclare citoyen d’honneur de Bagnolet Georges Ibrahim Abdallah’. Notons que Philippe Galli a été nommé préfet sur proposition de Manuel Valls, ministre PS ayant refusé de rendre l’avis d’expulsion nécessaire à la libération conditionnelle du prisonnier en avril dernier. La plainte du préfet sera jugée en référé au Tribunal administratif de Montreuil le 30 janvier.