Le 30 octobre le ministère de l’intérieur français a fait publier un décret instaurant la base de données des « Titres électroniques sécurisés » (TES).Tout porteur d’une pièce d’identité ou passeport biométrique verra l’ensemble des données personnelles qu’il a transmis regroupées dans un fichier comportant ainsi l’identité, l’adresse postale et électronique, la signature, la taille, le sexe, la couleur des cheveux, mais aussi les empreintes digitales et la filiation. Au total, 66 millions de personnes sont concernées soit la quasi-totalité de la population.

Toutes ces informations seront consultables par la police, la gendarmerie, les préfectures ainsi que les services du renseignement. Interpol et le système d’information Schengen pourront également obtenir des données sur la perte ou le vol d’une carte d’identité ou d’un passeport. Cette loi avait été votée en 2012 mais jamais appliquée. La France n’a créé qu’une seule fois un fichier général de la population, c’était en 1940 sous Pétain. Il fut d’ailleurs détruit à la Libération.

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Un syndicaliste de la CGT-Construction comparaissait aujourd’hui vendredi en correctionnelle pour « dégradation », des faits qu’il conteste, suite à la manifestation surprise menée par une quarantaine de syndicalistes CGT, en avril 2014 au siège de la Fédération française du bâtiment (FFB), contre la pénibilité. Une occupation de plus de 5 heures, avec confettis, autocollants et billes de peintures à l’eau sur les vitres à la suite de laquelle la FFB réclame près de 15.000 euros de dommages-intérêts et 10.000 euros pour le préjudice moral.

Le prévenu saura le 16 décembre si les juges suivent les réquisitions de la procureure : un an d’emprisonnement avec sursis, 4.000 euros d’amende dont la moitié avec sursis, et l’interdiction de se rendre aux abords de la FFB pendant 3 ans. Une centaine de militants de la CGT-Construction se sont rassemblés sous la pluie ce vendredi matin à Paris, aux abords du tribunal de grande instance, pour soutenir le prévenu.

Au rassemblement solidaire ce vendredi matin

Au rassemblement solidaire ce vendredi matin

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La garde à vue de l’étudiante interpellée mercredi dernier dans le cadre de l’enquête sur les tags anti-police découverts le 11 octobre dans les couloirs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (voir notre article) a été prolongée le lendemain. Le parquet précise qu’une enquête a été ouverte après ces faits pour «  »apologie d’atteinte à la vie », « provocation en vue de commettre une atteinte à la vie », « dégradations de biens publics » et « injures envers la police nationale ». Elle a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Un des tags de la Sorbonne

Un des tags de la Sorbonne

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Lionel Fiévez et Jonathan Parent, syndicalistes CGT, sont mis à pied à titre conservatoire depuis dix jours maintenant. La direction leur reproche une tentative de séquestration et une complicité mais aussi des menaces. Ce jeudi, le CE de l’entreprise s’est prononcé contre leur licenciement. La direction doit statuer dans les prochains jours. Mercredi, une centaine de militants de la CGT se sont mobilisés à l’une des entrées de PSA pour soutenir leurs deux camarades menacés de licenciement. Le matin même, ils étaient convoqués pour un entretien préalable à sanction. Et la sanction, c’est le licenciement. La direction a entre 48 heures et un mois pour statuer. En attendant, les deux salariés ne sont pas payés.

 Les cégétistes ont participé au comité d’entreprise exceptionnel de PSA

Les cégétistes ont participé au comité d’entreprise exceptionnel de PSA

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Le secrétaire de l’union locale CGT de Tulle, Sylvain Roch, a été convoqué vendredi par la police pour s’expliquer sur des dégradations commises en juin dernier dans le cadre des manifestations contre la loi travail. Personne ne savait exactement de quelles dégradations il était question. En fait il s’agissait de coupures de courant et de tags et affichages sur l’agence bancaire de la banque populaire de Tulle. Celle-ci et Enedis ont porté plainte. Des dizaines de syndicalistes s’étaient réunis en solidarité devant le commissariat. Sylvain Roch a été entendu durant deux heures.

Le rassemblement solidaire à Tulle

Le rassemblement solidaire à Tulle

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Un rassemblement avait eu lieu samedi après-midi à Saint-Étienne pour commémorer l’anniversaire de la mort de Rémi Fraisse, il y a deux ans. Cette manifestation était interdite par le préfet de la Loire et six personnes ont été retenues pour «contrôle d’identité». Encadrés par plusieurs centaines de policiers et de gendarmes environ 200 manifestants ont parcouru le centre-ville pendant plusieurs heures derrière une banderole visant le fabricant local de flash-balls sur laquelle était écrit : « Verney-Carron dernière sommation ! ». Des manifestants cagoulés ont tagué murs et vitrines, démoli des abribus, des distributeurs de banque, des horodateurs et une vitrine de banque. Quand au local de la fédération départementale du PS, il a été envahi et dévasté (il y aurait pour 40.000 euros de dégâts).

La permanence du PS après le blitz

La permanence du PS après le blitz

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Des incidents violents ont éclaté dimanche matin dans la « Jungle » à Calais, alors que les résidents du camp s’érigent contre son évacuation qui devra avoir lieu demain lundi. Des dizaines de personnes ont jeté des pierres sur la police qui tirait du gaz lacrymogène. L’évacuation de l’immense bidonville situé près des côtes françaises face à l’Angleterre débutera lundi. Les autorités souhaitent enregistrer 3.000 personnes et les évacuer vers des centres d’accueil en France. Mardi, il en sera de même pour 2.400 personnes et 2.000 mercredi. Le camp devrait être complètement démantelé d’ici la fin de la semaine prochaine. Les autorités françaises estiment le nombre des habitants à 6.400 habitants, mais les organisations humanitaires en ont recensé plus de 8.100.

Les affrontements de ce dimanche à Calais

Les affrontements de ce dimanche à Calais

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Le 24 novembre 2015, 8 travailleurs de l’usine Goodyear de Amiens-Nord ont été condamnés à 24 mois de prison (9 fermes et 15 de sursis) et 75 000 euros d’amende (voir notre article). Les 19 et 20 octobre prochains, les 8 militants CGT de Goodyear sont convoqués devant la Cour d’Appel d’Amiens. Cette procédure judiciaire a été enclenchée par le Procureur de la République d’Amiens alors même que la direction de Goodyear avait retiré sa plainte. Ce procès interviendra trois semaines après celui des quinze salariés d’Air France jugés pour l’épisode de la « chemise arrachée ».

Des rassemblements seront organisés les 19 et 20 octobre. Liste des départ depuis la région parisienne.

Manifestation de soutien

Manifestation de soutien

Ce lundi matin, de nombreux internautes ont rapporté une image étonnante alors qu’ils tentaient de se rendre sur le site français de Google. Un message signé du Ministère de l’Intérieur annonçait à l’utilisateur que celui-ci tentait « d’accéder à du contenu faisant l’apologie du terrorisme ». Le « bug » se trouvait au niveau du fournisseur d’accès Orange et a duré une bonne heure. Pour expliquer l’origine de l’incident, Orange est resté vague: le problème s’est clairement posé au niveau des serveurs DNS (ce sont eux qui sont chargés d’attribuer des noms de domaines lisibles aux adresses IP des sites internet), mais impossible de savoir s’il s’agit d’un piratage, d’une erreur humaine, d’un erreur « purement » informatique,…

Les sites de Google, Wikipédia et OVH momentanément bloqués pour

Les sites de Google, Wikipédia et OVH momentanément bloqués pour

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Le travail du secrétaire général de la préfecture du Doubs, Jean-Philippe Setbon, a été dénoncé dans deux articles : le premier, Besançon : un ragoût préfectoral particulièrement écœurant, publié sur le blog du Libertaire Bisontin, et l’autre, La charité : parfait alibi de la machine à expulser qui comporte l’encart Une pourriture nommé Setbon publié dans Séditions n°8 du mois de septembre 2016.

Jeudi 6 octobre en début de matinée, les policiers ont débarqué aux domiciles de deux personnes, qui s’impliquent activement dans le réseau de solidarité avec les migrants à Besançon. Après avoir fouillé leurs appartements, embarqué ordinateurs, portables, brochures et journaux, les policiers les ont placés en garde-à-vue pour « injures et diffamation par voie de presse » à l’encontre de Jean-Philippe Setbon. A leurs sorties de GAV dans l’après-midi, il leur a été notifié qu’aucune poursuite judiciaire ne sera menée à leur encontre. Mais l’enquête pour retrouver le/les auteur/s du deuxième article publié dans Séditions se poursuit.

Le site de Séditions

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