Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le dirigeant du PCI(M) Donna Keshav Rao, alias Azad, est en grève de la faim dans la prison de Jharpada (état d’Odisha) avec six autres prisonniers, dont une femme: Chandrabati Takuruka, Kamalakant Sethi, Ashutosh Soren, Kishore Kumar Jena, Rabi Dulal et Ranjit Sana. Ils protestent contre une détention sans procès et dénoncent les procédés des appareils de répression pour prolonger ce type de détention (comme la ré-arrestation après une décision de libération). Ils demandent aussi le statut de prisonniers politiques. Ils ont le soutien de 12 autres détenus de diverses autres prisons de l’Etat. Ce groupe de prisonniers avaient déjà une grève de la faim au début du mois passé pour les mêmes raisons (voir notre article)

La prison de Jharpada

La prison de Jharpada

Alors que « Génération Identitaire » (accompagnés de ses acolytes belges) avait déclaré annuler sa manifestation raciste à Molenbeek, plusieurs fascistes se sont rassemblés dans les cafés du centre-ville (Notamment l’Irish Pub de la Bourse). Des manifestants antifascistes qui s’étaient rassemblés sur place ont été arrêtés par le commissaire Vandersmissen, les fascistes ne semblent pas être inquiétés pour l’instant.

Mise à jour 15h02: Plusieurs dizaines de manifestants antifas et de passants -33 au dernier compte mais le chiffre a augmenté depuis- ont été arrêtés sur la Place de la Bourse de façon violente. Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits de l’Homme a notamment été arrêté. De très nombreux policiers restent présents sur la Place de la Bourse (des nazis sont toujours présents dans les cafés), mais la situation semble s’être « calmée ».

Mise à jour 17h55: Après avoir arrêté brutalement et en masse les antifas à la Bourse, la police s’est massivement dirigée vers Molenbeek où elle pourrait bien provoquer des émeutes en s’attaquant aux habitants. Seuls deux fascistes ont été arrêtés il y a quelques heures dans cette commune (pour ce qui concerne les manifestants d’extrême-droite, la police a besoin de motifs plus évidents que « d’être sur place », les deux seuls fascistes arrêtés transportaient des armes blanches et des cocktails molotov). Plusieurs habitants de Molenbeek ont été arrêtés alors que des centaines de policiers occupent les ponts du canal pour empêcher les passages entre Molenbeek et Bruxelles-Ville. Voir la dernière vidéo au bas de l’article.

Mise à jour 18h16: Les manifestants d’extrême-droite ont eux pu manifester dans la journée à Molenbeek, à Dilbeek et à Bruxelles-Ville, sans être inquiétés.

Cliquez sur j'aime ✔ Partagez ✔ALERTE ANTIFASCISTE! Les manifestant.e.s antiracistes pacifiques rassemblés contre l'islamophobie sont directement arrêtés à la Bourse! Arrestation violente de militant.e.s dont le Président de la Ligue des Droits de l'Homme!Lisez notre analyse ici: http://www.lcr-lagauche.org/entre-fascisme-et-djihadisme-refuser-toutes-les-haines-construire-les-solidarites/POLICE PARTOUT JUSTICE NULLE PART!#Antifa #BxlAntifa #JambonDémission #MichelDégage #BartTaGueule

Posted by Agenda des manifestations pour faire tomber le gouvernement de droite on Saturday, 2 April 2016


La tension monte à Bruxelles: plus d'une… par dh_be

La police à la Bourse

La police à la Bourse

Depuis 2008, le parquet tente de construire un gros procès anti-terroriste contre quelques anarchistes et anti-autoritaires à Bruxelles. Suite à 6 années d’enquête et de surveillance, le dossier reprend à présent plus de 150 actions directes représentant 29 accusations contre 12 inculpés en tentant de faire croire à une « organisation terroriste anarchiste » structurée. Il transforme du même coup une bibliothèque en un lieu de recrutement, des discussions en réunions clandestines, des tracts et journaux de critique anarchiste en manuels de guérilla urbaine, etc… [article édité]

Un texte publié sur Indymedia reprend un historique plus complet de cette affaire.

Plus d’infos sur le procès anti-anarchiste qui s’annonce

Plus d’infos sur le procès anti-anarchiste qui s’annonce

Ce mercredi soir, deux voitures (celle d’un eurocrate et celle d’un employé de l’OTAN) ont été incendiées devant la prison de Saint-Gilles. L’action à été revendiquée « Contre la militarisation de Bruxelles, pour la liberté. En solidarité avec les anarchistes Monica et Francisco. »

Prison de Saint-Gilles

Prison de Saint-Gilles

Le 16 novembre 2015, François Hollande annonçait sa volonté de réformer la Constitution en introduisant la mesure de la déchéance de la nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence lors du Congrès réuni trois jours après les attentats de Paris. Après quatre longs mois de débats houleux, il a déclaré mercredi 30, qu’il renonçait à cette réforme de la Constitution.

Dans un contexte de menace terroriste, députés et sénateurs étaient d’accord sur l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution mais divergeaient sur la déchéance de nationalité. Les députés y étaient majoritairement favorables pour toutes les personnes condamnées pour terrorisme, binationaux comme nationaux. Le Sénat, majoritairement de droite, était quant à lui partisan de la déchéance pour les seuls binationaux afin d’éviter tout cas d’apatridie. L’idée d’une inscription du seul état d’urgence dans la Constitution a été rejetée par les présidents des groupes Les Républicains des deux chambres.

L’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution a été abandonnée

L'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution a été abandonnée

En mai 2015, les forces ukrainiennes ont blessé et capturé Alexandre Alexandrov, ainsi qu’un autre russe du nom d’Evgueni Ierofeïev, dans la région de Louhansk (est de l’Ukraine) à l’issue d’affrontements entre l’armée régulière et des séparatistes. Les autorités ukrainiennes les accusent d’être des militaires russes en activité, membres des forces spéciales. Ces hommes sont inculpés de franchissement illégal d’une frontière, de possession illégale d’armes et de participation à des activités terroristes.

Iouri Grabovski était l’avocat d’Alexandre Alexandrov, victime de harcèlement et de manœuvres d’intimidation incessants en raison de ses activités professionnelles, il a été retrouvé mort jeudi 24 mars au soir dans une zone déserte de la province de Tcherkassy. Il avait été vu pour la dernière fois à son cabinet de Kiev le 6 mars et on était sans nouvelles de lui depuis lors. Iouri Grabovski s’était plaint d’être harcelé par les autorités parce qu’il défendait Alexandre Alexandrov. Oxana Sokolovskaïa, l’avocate d’Evgueni Ierofeïev, s’est aussi plainte à plusieurs reprises de harcèlement et de menaces en lien avec cette affaire.

Dans le box: Alexandre Alexandrov (à gauche) et Evgueni Erofeiev (à droite), devzant eux (chemise rouge): Iouri Grabovski

Dans le box: Alexandre Alexandrov (à gauche) et Evgueni Erofeiev (à droite), devzant eux (chemise rouge): Iouri Grabovski

Mercredi 30 mars, les avocats des anarchistes Mónica Caballero et Francisco Solar ont été informés que la sentence de la Haute Cour avait condamné les anarchistes à 5 ans de prison pour « blessure », plus de 7 ans pour « dommages à des fins terroristes », avec un total de 12 ans de prison pour chacun d’eux. Ils ont été acquittés des charges d ‘ « appartenance à une organisation terroriste » et de « complot » dans l’affaire de l’attaque contre le monastère de Montserrat.

Francisco Solar et Mónica Caballero

Au moins sept paramilitaires de la CRPF ont été tués dans l’explosion d’un IED déclenché par les maoïstes dans le district de Dantewada du Chhattisgarh hier mercredi. L’explosion a pulvérisé un véhicule transportant un détachement du bataillon n°230 de la CRPF qui traversait un ponceau en se dirigeant vers son camp de base dans le village Bhusaras (district de Dantewada). Plusieurs autres paramilitaires ayant été très gravement blessés, on s’attendant à ce que le bilan final s’alourdisse.

Dans un autre incident, deux autres CRPF ont été grièvement blessés par l’explosion d’un IED déclenchée par les maoïstes à 2 km de Sarkeguda, un village des environs de Bijapur, dans le Bastar. Les deux paramilitaires ont été transportés par hélicoptère vers un hôpital de Raipur.

Le débris du camion des paramilitaires après l’explosion, à l’arrière plan, le cratère

Le débris du camion des paramilitaires après l'explosion, à l'arrière plan, le cratère

Des centaines de milliers de salariés et étudiants ont manifesté aujourd’hui en France, dans une cinquantaine de villes, pour réclamer le retrait de la loi Travail lors d’une nouvelle mobilisation très suivie, émaillée de violences, avec une trentaine d’interpellations. Des heurts ont éclaté en marge des cortèges. A Paris, certains jeunes cagoulés ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, de même qu’à Rennes ou Grenoble. A Nantes, des jeunes ont affronté la police qui a fait usage de canons à eau. En tout, une trentaine de personnes ont été interpellées, et trois policiers blessés à Marseille.

Cette journée de mobilisation est également marquée par des grèves dans les transports (SNCF, Air France…), à la Tour Eiffel, chez EDF, dans la fonction publique, la presse, et des blocages de lycées et d’universités. Et de nouvelles journées d’action sont envisagées pour réclamer le retrait de la loi, les 5 et 9 avril.

Heurts à la gare de Lyon, à Paris

Heurts à la gare de Lyon, à Paris

Sept policiers ont été tués et 27 personnes blessées (dont 13 policiers) dans une attaque à la voiture piégée ce jeudi à Diyarbakir, la principale ville du Kurdistan. L’explosion, télécommandée, s’est produite près de la principale gare routière de la ville au passage d’un car de police, elle survient à la veille d’une visite du Premier ministre Ahmet Davutoglu dans la ville. De nombreuses ambulances ont été dépêchées sur les lieux.

Le théâtre de l’attaque de ce jeudi

Le théâtre de l'attaque de ce jeudi